L’âne, le coq et la grenouille

L’union fait la force, dit-on L’important est de s’y résoudre

A la grenouille sautillant, un âne cheminant confie
Quand j’ai dit qu’à chacun tout au long de sa vie
On devrait assurer la commune pitance
Mes frères m’ont voulu bannir
Aux Etats Animaux ils m’ont dit de partir
Y défendre mon espérance.

 

J’y vais, dit-elle, aussi ; il me faut y défendre
Nos roseaux, nos marais et nos saules pleureurs
Pour ne te rien celer, les ânes me font peur
Car bien de mes parents périrent
Sous le sabot des ânes ou les chariots qu’ils tirent
Monte en croupe dit l’âne et calme tes frayeurs
Pour arriver à temps il ne faut point attendre.

 

Passe un coq qui leur dit : je serai votre guide
Pour défendre aux Etats les espaces humides,
Les ânes, la pitance avec la basse-cour
Sans vouloir t’offenser reprit l’âne à son tour
Mes sabots sont plus sûrs que tes belles paroles
Sur mon dos tu peux te percher
Tu chantes mieux que tu ne voles

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