lors d'un mariage, au moins 20 civils tués au Mali par l'armée française

Le "terrorisme de l'air" de l'armée française vient encore de frapper au Mali, dimanche 3 janvier, jour de l'épiphanie. "Plus de vingt personnes dont des enfants ont été tuées par des frappes aériennes lors d'une cérémonie de mariage dans une zone désertique reculée du centre du Mali selon des sources locales" Ainsi le rapporte Le Guardian en citant une dépêche datée du 5 à 20h16 venue de Bamako.

  Les informations ont été rapportée alors que des sources militaires françaises ont déclaré que ses forces dans le pays avaient effectué dimanche dans la région des frappes aériennes  qui ont tué "des dizaines de combattants de groupes islamistes". Des témoins ont déclaré que les attaques semblaient viser des hommes à moto dans les villages de Bounti et Kikara, qui seraient des militants islamistes. Mais des civils ont été pris dans l'attaque alors que les gens se rassemblaient pour une cérémonie de mariage dimanche.

   Des villageois de Bounti ont déclaré qu'un hélicoptère isolé avait ouvert le feu en plein jour semant la panique parmi une foule assemblée pour un mariage. "C'était couru pour sauver notre vie" a dit Ahmadou Ghana qui a déclaré pour sa part que 19 personnes étaient mortes, dont deux étaient ses frères, et plusieurs autres grièvement blessées. "Nous avons été surpris par l'intensité de la frappe", a déclaré une autre villageoise, Mady Dicko., ajoutant: "l'hélicoptère volait très bas."

   Dimanche, Tabital Pulakuu, une association qui promeut la culture de l'ethnie Peul du Mali avait  déjà corroboré toutes ces déclarations en rapportant qu'"une frappe aérienne avait  coûté la vie à au moins 20 civils lors d'un mariage".

   Au moins 20 civils tués, dont des enfants -  et combien d'autres atrocement blessés ? - le jour même où l'église catholique célèbre la paix avec la fête de l'Épihanie : quel atroce message délivré par l'armée française ! Après les opérations déjà très meurtrières de novembre et de décembre, 2020, l'année 2021 commence sous le signe du massacre de civils. L'appel au retrait des troupes françaises d'Afrique doit prendre une réelle ampleur.

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