Merci, Hollande

il a commencé au Mali : entre 500 et 1000  djihadistes exécutés méthodiquement. Visiblement c'était pas très productif. Pas un attentat récolté. Il a remis ça en Irak. Il avait senti le coup. Des bombes sur l'Etat islamique en supplément aux bombes ricaines, de quoi agacer les barbus. Bon quelques petites centaines de morts encore. Et... ça marche. Oui, ça marche ! un  attentat enfin à Charlie et dans une supérette : 16 victimes. Mais 16 victimes, même en faisant une très grosse pub autour, pas de quoi encore mettre la terreur en France  partout. Alors on bombarde en Syrie, on vise les camps où les djihadistes de chez nous sont partis s'entraîner, on en écrabouille quelques uns pour donner de la motivation à ceux qui sont restés en France. Et ça marche ! Ca marche !  Un bel attentat cette fois : 130 morts !  Ce coup-ci la machine infernale a l'air en route.  Faut surtout pas la laisser refroidir. Alors, dès le lendemain, on balance 20 tonnes de bombe sur la ville de Raqqa là où l'on pense que ça va faire le plus mal, où le désir de revanche sera le plus exaspéré, où, pour y faire face, les raisons de mettre la France au régime de Vichy s'imposeront toutes seules. L'arrière petite-fille de Pétain s'est rapprochée hier de l'Elysée et prendra bientôt les commandes de l'aviation nationale dans une France nazifiée. Merci Hollande. Merci.

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