Hamon, soldat de Hollande

S'il peut exister chez Hamon une certaine marge de manoeuvre pour la politique intérieure, en particulier sur le plan économique et social, on n'en voit pas pour la politique extérieure. Rien à redire en tout cas sur les guerres de Hollande vu comme un grand protecteur de la France. Rien à redire  sur les opérations Serval, Barkhane, Chammal, les centaines de frappes et les milliers de victimes qui les ont accompagnées, rien à redire sur les opérations homo liées à cette guerre asymétrique et sale. Rien à dire sur la façon d'arrêter le martyr de Mossoul, rien à dire sur la politique éhontée de la Franceafrique dont ces guerres sont la conséquence et le prolongement, de même que les attentats que la France subit par contrecoup. Reprendre après Bush l'antienne de la "guerre au terrorisme" ne semble déranger nullement Hamon. Mélenchon qui veut que la France quitte l'OTAN et  reconsidère sa politique Nord-Sud peut ramener la France à une politique indépendante, tiers-mondiste et prenant le chemin de la paix. Pas Hamon.  la différence essentielle est là pour moi. Elle est rhédibitoire.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.