Les assassinats collectifs de Barkhane continuent

Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 novembre, trente quatre insurgés ont été tués au Mali par un raid de l'armée française. cela porte à plus de 200 le nombre de djihadistes massacrés par les français dans des bombardements aussi lâches, impitoyables et inhumains que ceux télécommandés par les Américains avec leurs drones. Ces meurtres qui salissent l'image de la France ne peuvent qu'être des ferments de révolte dans tout le Sahel.

 

Hamadou Kouffa, chef de guerre malien et prédicateur charismatique qui aurait péri sous les bombes, rejoint la déjà longue liste de meneurs djihadistes lâchement assassinés. Pourtant Hamadou Kouffa est le même homme que celui avec lequel en 2017 la conférence d'entente nationale avait recommandé de négocier. Quel message lancé à la jeunesse malienne et sahélienne en révolte! 

 

"Au Sahel, le militaire ne peut pas tout résoudre", titrait Mediapart en juin en rendant compte de l'essai :"L'Afrique, nouvelle frontière du djihad" de Pérouse de Montclos. L'armée française conduite par l'actuel pouvoir continue pourtant à faire la loi au Mali et dans tout le Sahel avec la pire méthode : l'assassinat.

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