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Sans être une révolution, encore que, l’évolution des mentalités à laquelle nous assistons sera très probablement étudiée, analysée, contextualisée, demain dans tous livres d’histoires, de sociologie et de politique qui se respectent.
À la différence d’une révolution « classique », cette révolution-là n’a fait couler aucune goutte de sang. N’aura réclamé aucune arme. Si l’on ne craignait pas l’oxymore, on serait tenté de l’appeler la révolution douce. Ce n’est pas rien le féminisme. Sa revendication est forte. Simple. Elle pourrait se résumer à un mot : respect. Et ce mouvement se traduit par une demande si cohérente qu’elle ne pourrait être entendue : à quand une égalité des droits pour tous mais aussi pour toutes ? La réponse est dans la question. Si la communication est une valeur féminine, elle va être aussi sa force et le pilier de son action. Écriture inclusive, hashtag « Me too » et « balance ton porc ». Nous ne parlons que de mots et pourtant jamais la parole n’aura été aussi libératrice pour certaines et oppressante pour certains.
Ce qui s’apparente à un succès en termes de médiatisation se transforme lentement en victoire culturelle. Le politique n’a qu’à bien se tenir. Car si les choses ne changeront pas du jour au lendemain, il a déjà été acté que plus rien ne pourra continuer comme avant. « La férocité gouverne le destin des femmes » disait un proverbe nordique. 2018 sera peut-être l’année où la férocité va changer de camp.
Michaël Capgras - CEO du réseau d'affaires You Work Here
Mon blog professionnel : le réseau d'affaires pour les indépendants et entrepreneurs