Et si le problème de cette planète était le manque de radicalité

À vouloir ménager la chèvre et la choux, on finit par ne contenter personne. Des apparents bienfaits d'une position modéré, le centrisme pêche au final par un manque d'ambition. Et si la radicalité était la solution pour avancer ?

Drapeau Drapeau
En France, la radicalité, en tout cas en politique, est jugé négativement. Et pourtant, tellement nombreux sont ces avantages : pas de faux-semblant, pas d’entre deux mortifère et surtout une clarté bienvenue. Exemple : si vous discutez avec un militant d’extrême gauche ou droite, vous ne passez pas la moitié de la conversation à vous demander quelles sont ces réelles intentions vis-à-vis d’un sujet comme le capitalisme pour le premier et les migrants pour le second.

La modération ou du concept Partir pour rester

Prenons deux exemples d’actualités très concrets. L’antispécisme. Nous avons la « chance » dans ce pays d’avoir un ministre en charge du « bien-être animal » ne voyant aucune espèce d’objection à se rendre à une corrida… En dehors de tout de tout point de vue antispéciste, le débat peut durer des jours, voire des semaines avec les positions les plus acrobatiques. On pouvait encore entendre. Ici aux Grandes Gueules, une femme avouant son amour pour les animaux tout dans le même temps déclarer manger du poulet et ne pas être choqué par les loisirs tauromachistes du ministre. C’est son droit. Certains y verront une contradiction mais la problématique est la suivante : en l’absence radicalité (ici antispéciste) : que faisons-nous ? Le ministère en charge du bien-être animal doit-il s’interdire toute action en faveur de ce type de spectacle (quid du zoo) ? Doit-on interdire la corrida ? Ou éventuellement comme au Portugal l’autoriser mais sans mise à mort de l’animal ? Etc.

L'extrême droite brésilienne ou quand la radicalité fait feu de tout bois

Autre exemple. Mais avec de la radicalité « chimiquement pure ». Jair Bolsonaro, classé à l'extrême droite et président du Brésil depuis le 1er janvier 2019. On aime ou on aime pas mais, au moins, sa position est tranché. Avec lui, c’est haro sur l’environnement. Et les résultants sont immédiats. Meurtres d’indigènes en hausse, augmentation de la déforestation. Et depuis cet été, ce dernier élément a provoqué un formidable incendie. L’équivalent de deux fois la France est partie en fumée. Une position claire, un résultat clair. Si on se demandait à quoi pouvait ressembler l’extrême droite version brésilienne, voilà un sujet qui ne peut être plus transparent.

Rappelons une des définitions du mot « radicalité » : « Qui a une action décisive sur les causes profondes d'un phénomène. ». Reste à débattre sur quel phénomène l’on doit agir.

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