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Billet de blog 27 avr. 2022

Guerre en Ukraine : accélérateur ou frein de la transition écologique ?

Plutôt que servir de prétexte pour s’affranchir des objectifs climatiques, la guerre en Ukraine devrait inciter les gouvernements à redoubler d’efforts pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles et accélérer la transition écologique et sociale. Par Arnaud Zacharie.

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Les conséquences géopolitiques de la guerre en Ukraine révèlent combien la dépendance envers les énergies fossiles représente une faiblesse stratégique, en plus de mener à une impasse climatique. Les vingt-sept Etats membres de l’Union européenne dépendent de la Russie pour leurs importations de gaz (40% des importations totales), de pétrole (25%) et de charbon (46%). La dépendance concerne aussi les engrais azotés importés de Russie ou produits en Europe avec du gaz russe. De telles dépendances ne sont soutenables ni sur le plan environnemental, ni sur le plan géopolitique.

Sur le plan stratégique, l’effet des sanctions occidentales contre l’économie russe est contrecarré par les centaines de millions d’euros versés quotidiennement par les Européens pour importer les énergies fossiles russes. L’argument géopolitique s’ajoute ainsi à l’impératif climatique pour justifier l’accélération de la transition écologique, en particulier la transition énergétique vers le 100% renouvelable, l’amélioration de l’efficacité énergétique pour réduire la demande et la transition agroécologique pour sortir des engrais de synthèse, des pesticides et des énergies fossiles. Une telle transition permettrait non seulement de contribuer à relever le défi climatique, mais aussi à garantir une autonomie stratégique en matière énergétique et alimentaire.

Ce n’est toutefois pas le raisonnement des lobbies des énergies fossiles qui proposent au contraire de sacrifier l’agenda climatique au profit de l’impératif stratégique de sécurité d’approvisionnement à court terme. Les compagnies gazières et pétrolières utilisent la flambée des prix et les craintes de pénuries pour renforcer leur position et inciter les gouvernements à prendre des décisions dont les conséquences pourraient être désastreuses pour le climat[1]. Débordant de cash, elles peuvent investir dans l’extraction à court terme et l’exploration de nouveaux projets à plus long terme qui pourraient leur permettre de maintenir leurs activités dans les énergies fossiles pendant des décennies. Plutôt qu’un accélérateur de la transition écologique, la guerre en Ukraine pourrait ainsi freiner la lutte contre le dérèglement climatique.

Géopolitique versus climat

Les gouvernements doivent à la fois éviter des ruptures d’approvisionnement à court terme et accélérer la transition énergétique pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Le 8 mars, la Commission européenne a proposé le plan « REPowerEU » visant à réduire les importations de gaz russe de deux tiers d’ici fin 2022 et d’y mettre fin en 2027. Il repose sur deux piliers : stimuler l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables et à l’électrification ; diversifier les approvisionnements en gaz en recourant à d’autres fournisseurs et en augmentant les importations de gaz naturel liquéfié (GNL). Or si le premier pilier du plan est cohérent avec le Green Deal européen, ce n’est pas le cas du second.

Après la forte baisse de 2020 causée par les mesures de confinement, le rebond de 6% des émissions mondiales de CO2 liées aux énergies fossiles et à l’industrie a représenté un record historique de plus de 2 milliards de tonnes de CO2 supplémentaires[2]. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), atteindre la neutralité carbone en 2050 nécessite de mettre fin dès maintenant aux investissements dans de nouvelles infrastructures d’énergies fossiles. Or la priorité à court terme des gouvernements est de relancer la production de pétrole, de gaz et de charbon pour remplacer les importations russes. Le risque est que ces mesures impliquent à la fois un rebond des émissions de CO2 à court terme et des investissements créant une dépendance à long terme aux énergies fossiles.

C’est le cas du recours accru au gaz naturel liquéfié (GNL) qui nécessite des infrastructures appelées à être utilisées pendant des décennies. Actuellement, l’Espagne, qui possède la plus grande capacité d’importations de GNL en Europe, ne peut exporter son gaz que vers la France, tandis que l’Allemagne ne dispose d’aucun terminal. L’Allemagne, qui dépend des importations de la Russie pour plus de la moitié de sa consommation de gaz, a annoncé qu’elle visait le 100% renouvelable pour sa consommation d’électricité en 2035, mais aussi qu’elle envisageait la construction de deux terminaux méthaniers pour être en mesure de regazéifier le GNL importé par voie maritime. Or de tels investissements coûtent cher et l’empreinte carbone du GNL, qui nécessite d’être purifié et liquéfié, puis transporté en méthanier et enfin regazéifié en gaz liquide dans des terminaux, est nettement plus élevée que celle du gaz transporté par gazoducs[3] – comme c’est le cas du gaz russe principalement transporté par des canalisations allant du point d’extraction au lieu de consommation. Pas moins de treize gazoducs relient la Russie à l’Europe et transportent le tiers des importations européennes de gaz. La mise en service du nouveau gazoduc Nord Stream 2 reliant directement la Russie à l’Allemagne a par ailleurs été suspendue par le gouvernement allemand au lendemain de l’invasion russe de l’Ukraine.

Il existe des alternatives permettant de se passer du gaz russe en 2025 sans construire de nouveaux terminaux de GNL, comme celle qui consiste à utiliser pour un tiers les gazoducs existants et à réduire de deux tiers les importations en accélérant la production d’énergies renouvelables, l’électrification et les mesures d’efficacité énergétique[4], mais elles ne sont pas suffisamment prises en compte par les gouvernements. Ces derniers ont tendance à réagir dans l’urgence aux différentes crises mondiales qui se succèdent sans garantir que les réponses à court terme sont cohérentes avec les objectifs de développement durable à plus long terme. Il en résulte des choix coûteux, souvent opérés sans respecter toutes les procédures démocratiques et susceptibles de nourrir une prochaine crise en voulant enrayer celle qui monopolise toute l’attention politique à court terme.   

D’une dépendance à d’autres

L’option de la diversification des sources d’approvisionnement en gaz équivaut à remplacer une dépendance par d’autres. Les Etats-Unis, qui sont désormais le premier exportateur mondial de pétrole et de gaz grâce à l’exploitation du schiste, ont annoncé qu’ils s’efforceraient de fournir à l’UE l’équivalent en GNL de 10% du gaz qu’elle importe de Russie en 2022 et qu’ils chercheraient à augmenter progressivement les volumes pour atteindre le tiers des importations européennes de gaz russe. Le coût environnemental de l’exploitation du gaz de schiste est toutefois élevé, car son extraction repose sur la fracturation hydraulique de la roche qui menace l’équilibre des écosystèmes géologiques et entraîne une surconsommation et une contamination des eaux. Les capacités limitées de production supplémentaire des Etats-Unis impliquent en outre pour l’UE de recourir à d’autres pays producteurs, dont beaucoup sont instables ou peu fréquentables, comme les pétromonarchies du Golfe ou les pays producteurs du Moyen-Orient ou d’Afrique. La sécurité d’approvisionnement pourrait ainsi n’être que temporaire.

Plusieurs pays africains sont par exemple susceptibles d’augmenter leurs exportations de gaz et de pétrole vers l’Europe, comme l’Algérie, le Nigeria, l’Angola, le Mozambique ou la Tanzanie. Par exemple, le projet de gazoduc transsaharien reliant les champs de production du Nigeria aux pipelines d’Algérie en passant par le Niger a été relancé, mais il nécessite des investissements de plus de 13 milliards de dollars et doit traverser des zones très instables, puisqu’il part du delta du Niger où des bandes armées multiplient les actions de sabotage des infrastructures pétrolières, et qu’il doit traverser le Sahel où opèrent plusieurs groupes terroristes. Preuve que les risques sont réels, le mégaprojet d’investissement gazier de Total dans le GNL au Mozambique a dû être stoppé en 2021 après des attaques djihadistes. De tels investissements dans les énergies fossiles en Afrique auraient en outre pour effet de renforcer la dépendance des économies africaines aux matières premières à faible valeur ajoutée. Ils risquent par ailleurs de s’opérer au détriment des investissements dans les énergies renouvelables.

Plusieurs Etats membres de l’UE comptent par ailleurs recourir au charbon pour combler le manque de gaz russe, comme l’Allemagne qui envisage de suspendre la fermeture de centrales à charbon, la Grèce qui va doubler sa production de lignite, la Roumanie qui redémarre temporairement des centrales électriques à charbon ou l’Italie qui compte exploiter davantage ses deux centrales à charbon. Une option incompatible avec le rapport du GIEC qui fixe à 2025 l’année où le pic des émissions mondiales de CO2 doit être atteint pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré[5]. Si les émissions de CO2 du secteur de l’énergie ont baissé de 7% entre 2019 et 2021 dans l’UE, les émissions liées au charbon ont rebondi de 17% en 2021 par rapport à 2020, du fait que la flambée du prix du gaz a rendu le charbon plus compétitif. L’utilisation du charbon est particulièrement importante en Allemagne et en Pologne, qui concentraient 53% des émissions de CO2 du secteur de l’énergie de l’UE en 2021[6].

Si l’Europe dépend des énergies fossiles russes, la Russie dépend encore plus de l’Europe pour ses exportations[7]. Les trois quarts des exportations russes de gaz sont destinées à l’Union européenne. Pour réduire sa dépendance au marché européen et son exposition aux sanctions occidentales, la Russie développe ses capacités d’exportation vers l’Asie. Après avoir finalisé en 2009 le projet Sakhaline 2 permettant d’exporter du GNL vers l’Asie et avoir construit en 2019 un gazoduc reliant la Russie à la Chine, Moscou et Pékin ont signé en février 2022 un contrat d’approvisionnement de trente ans prévoyant la construction d’un nouveau gazoduc reliant les deux pays. Alors que l’AIE recommande de mettre fin aux nouveaux investissements dans les énergies fossiles, la guerre en Ukraine a au contraire pour effet de les relancer.  

Le même constat prévaut en matière agricole. La Russie est le premier exportateur mondial d’engrais synthétiques, dont la consommation mondiale a été multipliée par 9 depuis 1960. Or ces engrais sont à l’origine de dommages environnementaux insoutenables : émissions de CO2, monocultures appauvrissant les sols, perte de biodiversité, développement de l’élevage industriel, formation de particules fines et pollution de l’air et de l’eau… C’est pourquoi le projet de la Commission européenne « De la ferme à la table » a pour objectif d’augmenter les surfaces agricoles cultivées en bio à 25% et de réduire l’utilisation des pesticides de 50% et des engrais chimiques de 20% en 2030. Mais le lobby agricole Copa-Cogeca l’a remis en question, arguant que les conséquences de la guerre en Ukraine nécessitaient de produire davantage, en particulier pour nourrir les pays en développement victimes de la flambée des prix et menacés de ruptures d’approvisionnement, alors que la stratégie « De la ferme à la table » prévoit au contraire une baisse de 10% de la production.

La Commission a accepté de postposer le règlement sur les pesticides et de suspendre en 2022 la mise en jachère des zones écologiques prioritaires. Pourtant, les pays en développement n’ont pas besoin que l’Europe sacrifie ses objectifs environnementaux pour produire plus pour eux ; ils ont plutôt besoin d’assurer leur souveraineté alimentaire durable en augmentant leur propre production selon des pratiques agroécologiques, et ainsi sortir des crises alimentaires récurrentes nourries par leur dépendance aux importations et leur vulnérabilité aux changements climatiques et à la volatilité des prix[8].

Accélérer la transition écologique et sociale

Plutôt que servir de prétexte pour s’affranchir des objectifs climatiques, la guerre en Ukraine devrait inciter les gouvernements à redoubler d’efforts pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles et accélérer la transition écologique et sociale.

La crise actuelle illustre combien le « signal prix » n’est pas suffisant pour relever le défi climatique[9]. Certes, la flambée des prix des énergies fossiles et la baisse du prix des énergies renouvelables conduisent à une augmentation des investissements dans les énergies renouvelables, mais elles n’empêchent pas de nouveaux investissements dans des infrastructures gazières et pétrolières, ni la relance de la production de charbon. Ainsi, selon l’OCDE, les dépenses publiques allouées à des mesures de relance favorables à l’environnement ont augmenté de 677 à 1 090 milliards de dollars entre fin juillet et fin décembre 2021, mais les dépenses consacrées à des mesures ayant un effet mitigé ou négatif sur l’environnement ont également augmenté de 319 à 468 milliards dans le même temps[10]. Les gouvernements doivent en outre multiplier les subventions aux énergies fossiles pour limiter les conséquences sociales de l’envolée incontrôlée des prix.

Une leçon majeure à tirer de la crise géopolitique actuelle est que la transition écologique a besoin d’Etats stratèges et protecteurs capables à la fois de fixer démocratiquement le cap de la transformation écologique, de mobiliser les acteurs économiques dans ce but et de garantir la soutenabilité sociale de cette transformation. Confier au seul marché le soin de coordonner la transition écologique mène à une impasse. La libéralisation et la financiarisation des marchés des matières premières rendent les populations vulnérables à la volatilité des prix amplifiée par la spéculation financière.

L’Union européenne a par exemple libéralisé le marché du gaz sans imposer des stocks stratégiques ni de règles assurant la sécurité d’approvisionnement en cas de crise, alors qu’elle dépendait à 40% des importations de gaz russe. Le 25 mars 2022, les Etats membres de l’UE ont décidé de remplir les réservoirs à au moins 80% au 1er novembre 2022 et à 90% en 2023, mais ils n’ont pas trouvé d’accord pour plafonner les prix de l’énergie, ni pour décorréler le prix de l’électricité de celui du gaz.

Tirer les leçons de la dépendance aux énergies fossiles implique également de ne pas reproduire le même schéma pour les métaux nécessaires à la transition énergétique dont la demande va fortement augmenter – comme le cobalt, le lithium et le nickel pour les batteries des voitures électriques, le silicium, le zinc et l’aluminium pour les panneaux solaires ou les métaux rares pour les éoliennes[11]. Cela implique de développer l’économie circulaire pour recycler et réutiliser les métaux, d’utiliser des ressources alternatives (comme les batteries sodium-ion plutôt que lithium-ion pour les voitures électriques), de diversifier les fournisseurs, voire d’ouvrir en Europe des mines et des raffineries respectant les normes sociales et environnementales.

La dépendance énergétique met en outre en lumière l’importance de l’efficacité énergétique. L’énergie qui n’est pas consommée n’est pas à produire ni à importer. La baisse de la demande permet de réduire à la fois les émissions de CO2, la facture des consommateurs et la dépendance aux importations. Pour se passer du gaz russe à suffisamment court terme, l’UE aurait besoin de déployer les énergies renouvelables et de recourir à des sources alternatives d’énergie, mais aussi d’améliorer l’efficacité et la sobriété énergétiques pour réduire la demande de 10 à 15%[12]. C’est pourquoi l’AIE a publié un plan en 10 points[13] incluant plusieurs mesures visant à réduire la demande d’énergie de l’UE, comme l’installation de pompes à chaleur qui permettrait de réduire les importations de gaz russe de 5%, la réduction de 1 degré de la température des chauffages qui permettrait de gagner 7 à 8% d’importations ou l’accélération de la rénovation et de l’isolation des bâtiments qui permettrait de réduire les besoins de 5% par an. Le plan de l’AIE propose également de protéger les consommateurs contre les hausses de prix, notamment en taxant les surprofits des firmes énergétiques et en redistribuant les recettes aux ménages victimes de précarité énergétique.

La crise actuelle rappelle ainsi que la justice climatique doit être au cœur de la transition écologique, car elle ne sera socialement acceptée que si elle repose sur la justice sociale et fiscale[14].  Le besoin de politiques redistributives est grandissant, non seulement au sein de la zone euro[15], mais plus généralement à l’échelle internationale, car les pays en développement manquent de marge d’action budgétaire. Selon l’AIE, si les pays industrialisés de l'OCDE ont planifié 373 milliards de dollars de dépenses publiques dans les énergies propres d'ici 2023, ce qui est proche des dépenses nécessaires à court terme pour respecter la trajectoire menant à la neutralité carbone en 2050, ce n’est pas le cas des pays en développement qui n’ont alloué que 52 milliards de dollars d’ici 2023, soit seulement le quart des dépenses nécessaires à court terme pour être en phase avec l’objectif de « zéro émission nette » au milieu du siècle[16]. La décarbonisation de l’économie mondiale nécessite de renforcer la coopération internationale, notamment à travers le financement du Fonds vert pour le climat et la conversion de dettes en investissements dans la transition écologique[17].

Arnaud Zacharie.

[1] Harvey F., « Oil and gas companies are looking at a bonanza from the Ukraine war », The Guardian, 10 mai 2022.

[2] IEA, « Global Energy Review : CO2 Emissions in 2021 », Flagship Report, mars 2022.

[3] Alvarez C., « Remplacer le gaz russe par le GNL américain, le pire des scénarios climatiques », Novethic, 29 mars 2022.

[4] Bellona, Ember, E3G, RAP et Bellona, « EU can stop russian gas imports by 2025 », Briefing, 22 mars 2022.

[5] IPCC, « Climate Change 2022: Mitigation of Climate Change », IPCC Sixth Assessment Report, 2022.

[6] Fox H., « Top 10 EU emitters all coal power plants in 2021 », Ember, 8 avril 2022.

[7] Glavas D., « Comprendre la dépendance des Etats européens vis-à-vis du gaz russe », The Conversation, 9 mars 2022.

[8] Nubupko K., « L’enjeu est d’augmenter la production agricole en Afrique », Le Monde, 1 avril 2022.

[9] Durand C. et Espagne E., « Réchauffement climatique : pour le prix du carbone, la guerre en Ukraine est un enterrement qui ne dit pas son nom », Le Monde, 6 avril 2022.

[10] OCDE, « Gros plan sur la relance verte », https://www.oecd.org/coronavirus/fr/themes/relance-verte.

[11] Gregoir L., « Metals for clean energy. Pathways to solve Europe’s raw materials challenge », KU Leuven, avril 2022.

[12] Mc Williams B., Sgaravatti G., Tagliapietra S., Zachmann G., « L’Europe peut-elle vivre sans le gaz russe ? », Le Grand Continent, 3 mars 2022.

[13] IEA, « A 10-Point Plan to Reduce the European Union’s reliance on Russian Natural Gas », Fuel Report, mars 2022.

[14] Zacharie A. La transition écologique et sociale. Pour une prospérité soutenable et partagée, CAL/Liberté j’écris ton nom, 2020.

[15] Artus P., « Le besoin de politiques redistributives dans la zone euro va devenir très important », Flash Economie n°31, Natixis, 12 janvier 2022.

[16] IEA’s Sustainable Recovery Tracker : https://www.iea.org/reports/sustainable-recovery-tracker/tracking-sustainable-recoveries

[17] Volz U., Akhtar S., Gallagher K. P., Griffith-Jones S., Haas J., « Debt Relief for a Green and Inclusive Recovery. A Proposal », Heinrich Böll Stiftung/Global Development Policy Center/Center for Sustainable Finance, novembre 2020.

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