Le STRASS "syndicat", Prostitution et Philanthrocapitalisme

Qui finance les organisations autoproclamées "des travailleurs du sexe" ? Le STRASS, « syndicat du travail sexuel », qui défend notamment une normalisation de la prostitution et de la pornographie (contrairement au Collectif Abolition PornoProstitution - CAPP), affirmant que la prostitution est un métier comme les autres, est financé par deux organisations, Mama Cash et le Red Umbrella Fund.

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DES MILLIARDAIRES AU SERVICE DU PROXENETISME MONDIAL :

Mama Cash est un fonds international créé aux Pays-Bas en 1983.

Ce fonds est lui-même financé par de nombreuses fondations privées et divers autres organismes, parmi lesquels la fondation Arcus, fondée par le milliardaire américain Jon Stryker, dirigeant de Stryker Corporation, (multinationale de production de matériel pharmaceutique et médical), la fondation Ford, la fondation Bill & Melinda Gates, la fondation de la célèbre marque de jeans Lévi’s (Levi Strauss Foundation), la NoVo Foundation, fondée par la famille de multimilliardaires Buffett (Buffett comme Warren Buffett, 3ème homme le plus riche du monde en 2019), la fondation Oak, créée par le milliardaire britannique Alan Parker, mais aussi le ministère des affaires étrangères des Pays-Bas, et d’autres.

https://www.mamacash.org/en/our-partners

Le Red Umbrella Fund (« Fonds parapluie rouge » ou Fédération des parapluies rouges en France) est directement lié au fonds Mama Cash, dont il reçoit de l’argent, et est aussi financé par la fondation Levi Strauss (jeans Lévi’s), par le ministère des affaires étrangères des Pays-Bas, par la fondation Oak, auxquels vient s’ajouter, entre autres, l’Open Society Foundations, le réseau de fondations créé en 1979 par le célèbre milliardaire et philanthrope états-unien George Soros.

On constate donc que le financement du STRASS repose essentiellement sur des fonds privés liés à de richissimes capitalistes, ou étatiques. L’argent de Bill et Melinda Gates ruisselle sympathiquement jusqu’à eux.

On remarque aussi que les richissimes fondations que l’on retrouve derrière le STRASS sont les mêmes que l’on retrouve derrière les grandes organisations environnementales, les ONGE (Organisation non gouvernementales environnementalistes) — mais pas seulement, on les retrouve derrière tellement de choses qu’il serait terriblement fastidieux de lister tout ce qu’elles financent. En effet, la fondation Oak finance le WWF, finance aussi la fondation ClimateWorks (qui finance Greenpeace, 350(.org), et d’autres), et finance encore la European Climate Foundation (ECF), qui finance in fine bon nombre d’organisations écologistes, ou liées à la « justice climatique » ; la fondation NoVo finance aussi 350(.org) et d’autres organisations du même tonneau ; la fondation Arcus finance Greenpeace ; l’Open Society Foundations finance beaucoup de choses ; la fondation Ford finance le WWF, 350(org), et bien d’autres ; etc. Tout ça s'inscrit dans un grand jeu de circulation de l'argent des ultra-riches, dans des circuits où il se voit mis à profit plus discrètement, plus insidieusement, mais toujours très efficacement, à l'abri des regards et du fisc — les dons aux fondations sont synonymes de réductions d'impôts et, par suite, les dons des fondations, jugés philanthropiques, sont moins scrupuleusement surveillés que ceux des entreprises ou des particuliers. La philanthropie des ultra-riches sert leurs visées impérialistes, leur domination — et, au bout du compte, la domination de l'argent et de son monde, du capitalisme.

Les causes non-émancipatrices, qui s’inscrivent dans la perpétuation du statu quo, peuvent être financées (par des fonds étatiques, de riches capitalistes ou d’entreprises ou de fondations). Mais les combats réellement émancipateurs, libérateurs, la révolution, ne le seront — évidemment ! — pas. L’argent du pouvoir ne va pas financer ses ennemis. Il financera en revanche ONG et partis politiques (de LFI à EELV) s’opposant prétendument ou particulièrement superficiellement au Parti du pouvoir.

Cela fait plus d’un siècle que certains le dénoncent. La prétendue « philanthropie » des ultrariches capitalistes leur sert à renforcer leur mainmise sur à peu près l’ensemble de la société.

Depuis plus d’un siècle. L’histoire des fondations privées et de leur influence colossale sur le fonctionnement des sociétés industrielles — de la société industrielle — commence au début du XXème siècle avec trois grandes fondations, la Rockefeller, la Carnegie et la Ford. En France, on manque beaucoup de documentation sur ce sujet du philanthrocapitalisme. Et pourtant, le philanthrocapitalisme américain a notablement influencé la société française (comme de nombreux autres États), à de multiples niveaux, au cours des dernières décennies. L'historien Ludovic Tournès a écrit deux livres qui en parlent, et valent la lecture, 1. L'argent de l'influence : Les fondations américaines et leurs réseaux européens & 2. Sciences de l'homme et politique : Les fondations philanthropiques américaines en France au XXe siècle.

Un article intitulé « Les philanthropes aiment-ils la planète ? Capitalisme, changement climatique et philanthropie », écrit par Edouard Morena et traduit par Arianne Dorval, publié sur le site La Vie des Idées, en discute également : https://laviedesidees.fr/Les-philanthropes-aiment-ils-la...



Un texte de Nicolas Casaux, auteur du site Le Partage.


Pour en savoir plus :

- Révolution agricole: « La Fondation Gates mène l’Afrique à l’échec »

- Amnesty International et la défense soutenue du système prostitutionnel

- Prostitution - George Soros subventionne Amnesty International pour promouvoir le système proxénète

- L’ONU, le philanthrocapitalisme et l’écologisme grand public (par Fabrice Nicolino)

- https://christinedelphy.wordpress.com/category/prostitution/?fbclid=IwAR1uveuhZSkw7mu-kuO-10-6AY2_NKuwPVLJy9bJIa2fs-NgygZAWI37sbY




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