Le vieux monde toujours à l’œuvre à Nice et sur la Côte d’Azur?

Extension des capacités de l’aéroport de Nice Côte d'Azur et projet de nouveau port de commerce à l'ouest: le modèle du surtourisme est-il adéquat à l'heure de l'état d'urgence climatique ?

Des projets totalement anachroniques !

Est-ce une question de passivité des populations, de différence de traitement médiatique ou d’habileté politique ? Il se trouve que les grands projets d’aménagement, à travers notre pays, ne reçoivent pas toujours le même écho et ne font pas l’objet des mêmes réactions de médiatisation, voire de résistance citoyenne quand nécessaire. Loin s’en faut : illustrons le propos.

Un projet de création d’un aéroport en province a défrayé la chronique durant de longues années en Loire-Atlantique : une importante mobilisation citoyenne, bâtie autour d’une ZAD (zone à défendre, pour la biodiversité et la sanctuarisation des terres agricoles), a en effet fini par imposer l’abandon, en janvier 2018, du projet d’aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes (NDDL), près de Nantes, pourtant dans les cartons depuis le milieu des années 60 et réactivé en 2000.

A huit cents kilomètres de NDDL s’étale l’aéroport de Nice Côte d’Azur sur la Baie des Anges. Après une longue période de croissance impressionnante, cet aéroport occupe à présent la 3ème place après Roissy Charles-de-Gaulle et Orly : le trafic passager y a augmenté de +40% en seulement 13 ans, approchant la barre des 14 millions de passagers en 2018 : Nice est ainsi le 1er aéroport provincial de France !

Obnubilés par la poursuite de cette croissance, les dirigeants locaux (métropole, CCI, Aéroports de la Côte d’Azur, Ville de Nice qui instruit la demande du permis de construire, etc.) ont mis sur pied un projet d’extension de l’aéroport de Nice[1], déjà tenté en vain en 2012, afin d’accroître de plus de 4 millions de passagers supplémentaires par an le trafic (soit +30%)[2], soit 18 millions à partir de 2021… 4 millions de passagers supplémentaires par an : précisément l’activité de l’aéroport de Nantes (en 2010).

Aujourd’hui, il apparaît de plus en plus clairement que l’arrêt du projet de NDDL aura été une sage décision à l’égard notamment du défi climatique, et qu’a contrario, la poursuite du projet d’extension de l’aéroport de Nice CA est totalement anachronique et antinomique avec les impératifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (EGES). Nous allons détailler cette question. Oui, qui a pris conscience, à Nice, que le projet des élus est d’ajouter l’équivalent de l’activité aéroportuaire de Nantes à celle déjà existante de Nice ?

Une prise en compte locale de l’urgence climatique ni à la bonne échelle ni à la bonne vitesse !

Depuis la fin des Trente Glorieuses et l’émergence du péril environnemental et climatique, sur lequel nous alertent régulièrement les experts du GIEC et de très nombreux scientifiques, la donne aurait dû radicalement changer et les dirigeants cesser la course incessante à la croissance tous azimuts : alors que d’importants effets sont d’ores et déjà visibles avec +1°C de température moyenne depuis le début de l’ère industrielle (canicules, sécheresses, incendies, montée des eaux, cyclones…), une étude française de septembre 2019 fait état d’un scénario devenu possible d’un réchauffement climatique catastrophique de … +7°C à la fin du siècle[3]. Ce n’est plus un message, c’est une alerte rouge, voire écarlate. Or, rien ne change fondamentalement dans les faits, et seuls les discours et incantations arborent une teinte verdissante. C’est plus que jamais le cas à Nice et à la Métropole Nice Côte d’Azur, que dirige Christian Estrosi, maire de la ville et président de la métropole, où cette volonté de croissance, de tourisme et d’urbanisation de masse autour de la ‘’Nouvelle-Nice’’ sur les terres de la basse Plaine du Var, s’expose au grand jour. L’autoroute A8, artère terrestre entre Aix-en-Provence et Menton, étant déjà saturée et ne présentant pas suffisamment de ‘’potentiel’’, il n’est pas utile d’être grand clerc, lorsque l’on est convaincu qu’il n’y a point de salut en dehors d’une croissance illimitée, pour se tourner vers les artères aériennes et maritimes, ouvertes sur le monde : ‘’La Côte d’Azur, un territoire ambitieux au carrefour du monde’’[4]. Ces communicants parlent-ils du monde réel, en alerte environnementale ?

500 morts prématurées par an à Nice à cause de la pollution

Faut-il rappeler que l’aéroport de Nice est ‘’dans la ville’’ et que la pollution aéroportuaire, comme celle du port, s’ajoute évidemment à celle des polluants terrestres ? Que la ville de Nice, classée 99ème sur 100 agglomérations de plus de 50.000 habitants[5], subit déjà 500 morts prématurés chaque année, du seul fait des particules fines[6] ? Pour rappel, ‘’l’agglomération de Nice est concernée par deux procédures contentieuses européennes pour non-respect des valeurs-limites relatives aux particules fines PM10 et au dioxyde d’azote.’’[7]

Et pourtant : l’aéroport de Nice abreuve la ville et la Riviera de touristes sans cesse plus nombreux. Aujourd’hui, nos élus sont obnubilés par le formidable "gisement" asiatique pour la partie aéroportuaire, et par celui du croisiérisme mondial, en forte croissance, en ce qui concerne le projet de nouveau port de commerce à l’ouest de Nice, actuellement à l’étude. Le modèle est celui d’une compétition entre les territoires : Montpellier, Marseille, Sophia-Antipolis, Barcelone. Nice est frappé du syndrome de la "Reine rouge" de Lewis Carroll[8] : elle ne doit pas prendre de retard, et éventuellement être la première ! A l’image de la Région PACA ("Une COP d’avance"), ses élus communiquent tant sur l’’’avance’’ du territoire que cela en devient suspect. Serait-ce l’influence du passé de compétiteur motocycliste de son maire ?

Depuis août 2019, trois liaisons aériennes hebdomadaires relient Pékin à la prétendue ‘’ville verte de la Méditerranée’’, comme le martèle Christian Estrosi, que séparent plus de huit mille kilomètres. Tout est mis en place pour combler cet insatiable appétit d’attractivité[9]. Un projet d’extension des capacités d’accueil est donc en cours sur le Terminal 2, qui sera soumis à enquête publique en octobre 2019. Ce projet a fait l’objet d’un avis très critique de la Mission Régionale d’Autorité environnementale[10], le 15 juillet 2019 : "Le porteur de projet décorrèle l’augmentation du nombre de passagers accueillis d’une augmentation du trafic aérien, en prévoyant une optimisation du cadencement et du taux de remplissage des avions. Cette assertion n’est pas suffisamment démontrée’’, poursuivant : "L’Autorité environnementale souligne l’absence de la thématique « émissions de gaz à effet de serre »". Comment est-ce possible ? Comment ose-t-on encore s’affranchir d’une telle analyse en 2019 alors que le projet impacte directement l’empreinte carbone du territoire ? Or chaque aller-retour Pékin-Nice sur Airbus 330-200 consomme plus de 100 tonnes de kérosène[11], à l’origine d’un volume de gaz à effet de serre équivalent à celui de 250 voitures roulant 15.000 kilomètres par an… Les seuls trois vols hebdomadaires chinois sur Nice représentent donc 40.000 véhicules supplémentaires à l’année, non comptabilisés par les gestionnaires niçois comme nous allons le voir.

Les élus locaux n’ont manifestement que le désir - le courage ?, de satisfaire leurs électeurs, notamment hôteliers et commerçants, et non celui de mettre en œuvre une authentique transition de territoire, de réduction des dépendances et vulnérabilités (climat, énergie, alimentation), des inégalités sociales[12], de la pollution de l’air et des gaz à effet de serre. Pour une ville apaisée, où il fait bon vivre et respirer, et non une prétendue "smart city" encombrée et polluée, labellisée à outrance (politique dite des "vitrines’’ et des ‘’appartements témoins").

Les émissions de Gaz à effet de serre ne baissent pas à Nice !

Cet exemple d’Air China, qui a ouvert début août 2019 les premières liaisons entre Pékin et Nice, est tout à fait symptomatique de l’ambivalence culturelle, pour ne pas dire de l’hypocrisie ambiante : "Nice est aux portes de l’empire du milieu", "Un rêve permis entre autres grâce à la volonté du Conseil départemental"[13], peut-on lire dans les communications médiatiques. Pourtant, ces seules trois liaisons hebdomadaires représentent bon an mal an un accroissement d’émission d’équivalent CO2 de près de 70.000 tonnes par an, à ajouter aux centaines de milliers de tonnes émises jusqu’à présent.

Pourquoi cela n’est-il jamais dit ? Parce que nos législateurs et nos élus s’autorisent à jouer d’artifices coupables et d’omissions habiles, pour éluder la question environnementale authentique, dont bien peu de personnes ont connaissance : le sujet, un peu technique, des "scopes". Autrement dit : les périmètres de prise en compte des émissions de gaz à effet de serre. L’aéroport de Nice Côte d’Azur ne comptabilise en effet, que la partie sol de ces EGES (scopes 1 et 2). Les émissions des avions ne sont plus comptabilisées dès lors que leurs roues quittent le sol[14]… Seules comptent celles des aérogares, des véhicules techniques, et des roulages desdits avions sur le tarmac. Or dans le Bilan national du programme d’action des aérodromes établi par l’ADEME[15] en mai 2018, il est indiqué que les émissions sol des aéroports, seules comptabilisées par les gestionnaires, ne comptent que pour …1% des émissions GES totales liées à l’activité aéronautique. Ce 1% n’a donc aucune difficulté à être "compensé" par des programmes prétendument écologiques. C’est la fameuse accréditation "ACA"[16] : Nice est ainsi gratifiée du niveau 3+ "neutralité carbone", termes extrêmement trompeurs dans l’esprit du grand public, laissant à penser que l’aéroport de Nice n’a aucun impact sur l’environnement. Non, l’aéroport de Nice (le vrai, et pas l’"aéroport scopes 1 et 2" de la vision technocratique) n’est absolument pas neutre en carbone ! Raison pour laquelle l’ADEME préconise que les aéroports comptabilisent les émissions indirectes de GES liées à l’intégralité des vols et des phases de vol, incluant celles du trafic routier induit par les passagers, l’acheminement du kérosène[17] et le personnel des aéroports : le "scope 3".

La planète n’a que faire de l’artifice réglementaire des scopes : son atmosphère engrange la totalité de nos empreintes carbone (scopes 1, 2 et 3). Le nier, de façon technocratique, est simplement contraire à l’esprit des lois naturelles et scientifiques. Si donc l’on considère l’empreinte carbone afférente à l’activité globale de l’aéroport de Nice Côte d’Azur (100% et non plus …1%), le volume de gaz à effet de serre atteignait en 2010 la quantité faramineuse de deux millions de tonnes à l’année (chiffres de la métropole NCA) !

Ceci est d’autant plus alarmant, pour ne pas dire coupable, que la métropole niçoise ne parvient toujours pas à baisser ses gaz à effet de serre : ceux-ci stagnent depuis 2014 (en dépit des annonces régulières de réduction des élus), et personne, aujourd’hui, ne peut voir comment le territoire pourrait parvenir à les réduire de 22% d’ici 2025, conformément aux engagements de son projet de Plan Climat (PCAET)…

Pour l’heure, les élus niçois capitalisent donc les bénéfices électoraux et le prestige, en offrant plus de chiffre d’affaires à leur territoire – du moins à certains électeurs, tout en refusant les pertes mises au compte de la planète. Le mécanisme est identique en ce qui concerne le BTP : des tombereaux de bureaux sont construits[18], essentiellement sur les espaces naturels de l’ouest du territoire, parmi les terres les plus fertiles d’Europe !, pour justifier la course à l’attractivité du territoire. Or, les promesses d’emplois, grandiloquentes au démarrage du projet, se réduisent au fil des années.

Soyons clairs : ces sujets sont ceux d’une authentique responsabilité de nos élus qui engagent la métropole de Nice Côte d’Azur vers un modèle de plus en plus pollué, dépendant et vulnérable. De plus en plus de grandes métropoles européennes s’éloignent de ce modèle éculé (Amsterdam, Londres, Barcelone, Venise, etc.) et la résistance s’organise en Europe : les banderoles "Tourist Go Home" fleurissent peu à peu.

Le sociologue Rodolphe Christin, dans un article de Nice-Matin du 17 septembre 2019, évoque des "villes formatées pour le tourisme", le "surtourisme, activité prédatrice et une mauvaise nouvelle pour l’écologie", le mécontentement croissant des habitants, le problème de ressources, la vulnérabilité des territoires mono-touristiques et des aménagements standardisés, l’envolée des prix du logement au détriment des Niçois obligés de s’éloigner de leur ville… Voyons cela.

Toujours plus de "développement" pour toujours moins de résilience à Nice ?

La montée des vulnérabilités est de plusieurs ordres : naturelles tout d’abord, puis économiques, énergétiques et alimentaires.

Le territoire niçois présente de nombreux atouts mais se trouve également soumis à des risques naturels très importants : des projections scientifiques évoquent la possibilité de submersions plus fréquentes de la côte, voire même définitive compte tenu de la montée du niveau de la mer. L’aéroport de Nice pourrait être directement impacté dès le milieu de ce siècle. Or ce risque est littéralement éludé dans le dossier du projet d’extension de l’aéroport (en pleine zone inondable) : "Le rehaussement du niveau de la mer n’est pas abordé alors même que le projet se situe dans l’estuaire du Var et que la plate-forme a été gagnée sur la mer. D’autre part, le porteur de projet affirme qu’« en l’état actuel des connaissances, la vulnérabilité du projet liée à la hausse des températures et à ses conséquences prévisibles peut être considérée comme très faible »."[19]

Plus généralement, la croissance de l’activité touristique de Nice et sa région, au travers de ces projets d’extension de l’aéroport et de la création possible d’un nouveau port de commerce, accroissent la dépendance du territoire aux énergies fossiles et au contexte économique (ex : crise 2008). La seule tension actuelle entre l’Arabie Saoudite et l’Iran (attaque de drones sur les installations saoudiennes en sept 2019), et la baisse conséquente de production mondiale de 6%, montrent combien l’activité touristique reste fragile et volatile.

Cette dépendance accrue du territoire de la métropole niçoise s’additionne donc à d’autres dépendances. En effet, la métropole Nice Côte d’Azur dépend à 91% de l’énergie produite en dehors de son territoire, et à 98% en ce qui concerne son alimentation (le foncier agricole y fond comme les glaciers arctiques). Ces chiffres parlent d’une réalité critique, alors que ce territoire héberge près de 540.000 habitants auxquels s’ajoutent plus de 210.000 équivalents-habitants à l’année avec les touristes (77 millions de nuitées par an).

L’interrogation des citoyens est plus que légitime : pourquoi toujours plus de "développement" et d’"attractivité" ? Pour toujours plus de pollutions, de saturation routière et de gaz à effet de serre ? Pour toujours plus de vulnérabilités et toujours moins de résilience face à la montée des risques économiques et environnementaux ?

Est-ce comme cela que les élus niçois contribuent à la lutte contre le réchauffement climatique ? Contre la pollution atmosphérique pour protéger la santé des Niçois ? Comme cela qu’ils envisagent "la ville verte de la Méditerranée". Est-ce cela le projet écologique du maire sortant de Nice : développer sans limite l’activité touristique, aérienne et maritime de la métropole azuréenne et accroitre sa dépendance ?

A l’approche de nouvelles échéances municipales, et dans un contexte d’alerte générale sur l’état de la planète et de son climat, ces questions sont clairement posées aux élus de la ville-métropole de Nice Côte d’Azur, du département des Alpes-Maritimes et de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Finalement, vers quels horizons turbulents se dirige le gros-porteur "Nice Côte d’Azur" ?

 

[1] Par le biais de l’extension du Terminal 2 (T2.3) et de travaux connexes.

[2] Très étonnamment, le mémoire de réponse de la métropole Nice Côte d’Azur à l’avis critique de la MRAe sur son projet de Plan Climat (PCAET 2019-2025) indique que ‘’le tourisme connaitra peu d’évolution d’ici 2025’’.

[3]https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/17/jusqu-a-7-c-en-2100-les-experts-francais-du-climat-aggravent-leurs-projections-sur-le-rechauffement_5511336_3244.html

[4] Nice-Matin du 19 septembre 2019.

[5] Enquête de 2018 de L’Express basée sur les données issues du site gouvernemental Prevair (www.prevair.fr).

[6] Extrapolation du Plan Régional Santé Environnement PRSE 3 de la Région PACA (2.500 décès annuels prématurés sur les 6 villes principales de la région).

[7] Préfet de région PACA (DDTM et DREAL), 4 juin 2019.

[8] "De l’autre côté du miroir", dernier volet du roman Alice au pays des merveilles : "Ici il faut courir pour rester à la même place".

[9] Au titre de l’attractivité du territoire, la métropole Nice Côte d’Azur a par exemple offert une subvention de 2,2 millions d’euros au Grand Prix de France au Castellet (juin 2019), le circuit étant pourtant à l’extérieur du département des Alpes-Maritimes, et à 170 km de Nice... (cf. budget primitif MNCA 2019).

[10] MRAe, dossier 2019-2234.

[11] Un Airbus 330-200 d’Air China consomme environ 115 tonnes de kérosène par aller-retour Pékin-Nice (8.350 km), et le facteur d’émission du kérosène Jet-A1 est de 3,83 tonnes de CO2 par tonne consommée (réf. base carbone ADEME). Un aller-retour Pékin-Nice représente donc une émission GES de 440 tonnes de CO2.

[12] 20,2% de la population niçoise vit sous le seuil de pauvreté (14% en moyenne nationale des agglomérations importantes).

[13] Pages Immonews de Nice-Matin du 19 septembre 2019.

[14] A minima, les cycles LTO (Landing & Take-Off : atterrissage et décollage) devraient en principe être pleinement comptabilisés.

[15] "Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie", sous la tutelle des ministères chargés de la Recherche et de l'Innovation, de la Transition écologique et solidaire, de l'Enseignement supérieur.

[16] "Airport Carbon Accreditation", lancée en 2009, et suivie, en avril 2018, par 234 aéroports dans le monde, dont 22 aéroports en France.

[17] En 2008, l’acheminement du carburéacteur à partir du dépôt de Puget-sur-Argens (à 60 km de Nice) représentait déjà un flux de 7.000 à 8.000 camions citernes par an (réf. : rapport sur l'approvisionnement en carburéacteur de l'aéroport de Nice du Conseil général des Ponts et Chaussées et de l’Inspection générale de l'Environnement, avril 2008).

[18] L’analyse du besoin réel de tels aménagements et l’indicateur d’occupation des bureaux existants, restent opaques, alors que les besoins de logements sociaux sont très importants sur la région (taux de pauvreté de 20,2% à Nice vs 14% pour la moyenne des grandes métropoles françaises).

[19] Extrait du rapport n°2019-2234 de l’Autorité environnementale (MRAe PACA) du 15 juillet 2019 (page 15).

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