A GRIGNON, ne laissons pas le PSG faire ses fantaisies !

Gérard de NERVAL connaissait-il le domaine de GRIGNON à THIVERVAL-GRIGNON ? On peut le penser en lisant son poème "Fantaisies". Il nous rappelle que chaque lieu a une âme que l’homme se doit de respecter. Celle de GRIGNON se nomme poésie. Alors, ne laissons pas les « fantaisies » du PSG détruire celles de NERVAL.

A GRIGNON, ne laissons pas le PSG faire ses fantaisies !

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En 1831, Gérard de Nerval publiait dans le recueil Odelettes, son poème Fantaisie. 

Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très-vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.

Or, chaque fois que je viens à l'entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C'est sous Louis treize; et je crois voir s'étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,

Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs ;

Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que dans une autre existence peut-être,
J'ai déjà vue... et dont je me souviens !

Gérard de NERVAL connaissait-il GRIGNON ? 

Voyait-il apparaître dans ses songes le coteau vert de CHANTEPIE, le majestueux château de briques rouges du marquis de GRIGNON, l’immense parc aux recoins enchanteurs et, serpentant dans cet écrin sublime, le ru de GALLY, entre des fleurs … ? 

Qui sait ?

Une chose est sûre : dans ce rêve éveillé d’un paradis bucolique, le grand poète ne voyait pas 18 terrains de football ni aucune infrastructures du Centre d’entrainement du PSG !

Chaque lieu a une âme que l’homme se doit de respecter.

Celle de GRIGNON se nomme poésie.

Ne laissons pas les « fantaisies » du PSG détruire celles de NERVAL.

Gérard de Nerval Gérard de Nerval

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