Convergence(s) pour l'Éducation Nouvelle
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Billet de blog 4 nov. 2022

Convergence(s) pour l'Éducation Nouvelle
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Une biennale gorgée de sens et de sève

Une séance de clôture ce sont des au revoir qui reviennent avec émotion sur ce qui s’est passé durant l’événement et un regard tourné vers des demains qu’on sait incertains. Si pour le premier item ces moments ont su émouvoir l’assistance avec la belle prestation poétique de Magali Reve, les certitudes sur les lendemains de Convergence(s) pour l’Éducation nouvelle sont là et bien là.

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Un drôle de souffle militant a présidé incontestablement à la performance (marcher sur du papier kraft constellé de mots, ça fiche d’emblée des frissons) qui a ouvert la clôture, intervention à la fois surprenante (l’artiste froisse, s’emballe de papier et s’y dissimule) et pleine des mots et du sens essaimés par le demi millier de personne présentes durant les quatre jours de la biennale. L’élan était donné.

Cette chanson de gestes a précédé deux témoignages différents et complémentaires, ceux de Laurence De Cocq et de Philippe Meirieu. Deux regards, deux angles, deux sensibilités, pas avares de bons mots et d’humour, les deux tissant un fil de soie à leur image, militante et passionnée pour l’un, mordante et vindicative chez l’autre.

L’un insistant sur la globalité de l’Éducation nouvelle en étendant la nécessité de sa mise en pratique en dehors de l’école à tous et toutes (enfants et adultes), l’autre la refermant en la cantonnant aux élèves, ce qui paraît réducteur. Mais cet « effet jivaro », cher à Philippe Meirieu qui décrit une autre réduction et le deuxième paragraphe de l’internationale (de nouveau des frissons dans l’échine) qu’a lu avec ferveur Laurence De Cocq conduisent à ne pas faire la fine bouche à la suite de ces deux conclusions prospectives. Les participant·es à la biennale ne s’y sont pas trompé·es qui ont applaudi à tout rompre chacun·e des deux à l’issue de sa prise de parole.

Un néologisme vient à l’esprit quand on songe à ce qui a été dit : l’Éducation nouvelle est « popédagolitique » !

Puis a suivi une présentation des quatre points à mettre au travail pour le collectif de Convergence(s)

- construire un récit désirable

- renforcer l’interprofessionnalité

- continuer à être uni·es sans uniformisation

- quelle gouvernance pour convergence ?

Enfin et avant le bouquet final (une fervente standing ovation on ne peut plus méritée et très très longue pour remercier les Ceméa de Belgique et ses satellites, tant la qualité de leur accueil a dépassé les espérances) chaque mouvement désirant rejoindre le collectif Convergences a choisi et lu avec conviction un petit extrait du manifeste qui est bien l’emblème de Convergence(s) pour l’Éducation nouvelle.

À dans deux ans et il se chuchote que la quatrième biennale aura lieu hors de France, pour mieux encore affirmer son obédience internationale. À bientôt.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la séance de clôture en cliquant sur le lien suivant : La séance de clôture de la biennale 2022 à Bruxelles

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