Convergence(s) pour l'Éducation Nouvelle
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Billet de blog 30 oct. 2022

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L'Éducation nouvelle comme moteur des formations à l'animation et au travail social

La présence à la biennale des stagiaires de deux formations est le fruit d’une opportunité qui a paru naturelle, en effet elle s’inscrit au coeur d’un dispositif de mobilité Érasmus plus large (deux semaines à Bruxelles à la rencontre d’acteur·trices et de structures sociales et d’animation) dans un pays francophone. Les projets ont fusionné tout naturellement.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Rencontre avec un quartet biterrois des Ceméa d’Occitanie, au cœur de la biennale et d’une mobilité Érasmus,

- Aurélie Loupiac, formatrice Diplôme d’état de Moniteur éducateur

- Laurie Mostefaoui, stagiaire Monitrice Éducatrice

- Sofia Bancal, stagiaire BPjeps animation sociale

- Marjory Soler, coordinatrice de la formation BP jeps animation sociale

Pour les Moniteur·trices Éducateur·trices c’était une proposition, les personnes présentes sont volontaires, pour les BP ce parcours fait partie dès le début du ruban pédagogique.

Les stagiaires précisent tout d’abord que L’éducation nouvelle elles la vivent en direct depuis le début des formations, au quotidien. Cette nouvelle et originale  imprégnation va permettre une appropriation plus en profondeur de l’essence même de l’Éducation nouvelle, permettre d'être en situationde mieux comprendre ce qui s’y joue. Afin in fine de d’être en capacité de transposer les méthodes dans les pratiques de terrain.

Cette mobilité et partant ce temps d’immersion dans un événement international ont été préparés conjointement, avec pour les deux formations un vécu d’activité commun lors d’un travail de réaménagement des locaux et de l’accueil à Béziers.

"Il était important de découvrir et de se rendre compte que l’Éducation nouvelle est quelque chose de partagé, de beaucoup plus vaste que sur le territoire de Béziers, et que ce n’est pas que les Ceméa, que d’autres mouvements participent de cet élan."

C’est un creuset, véritable melting pot de l’Éducation nouvelle, ça existe pour de vrai. Ce n’est pas une utopie.

« L’Éducation nouvelle appartient au domaine du politique, si on avait chacun·e une idée personnelle, un point de vue, celle-ci, celui-ci se précisent, vont s’affiner ici à Anderlecht à la biennale. C’est le moment et l’occasion idéale de se positionner. »

« On a choisi de s’éparpiller dans les débats, pour vivre des choses différentes qui font sens sur le versant pédagogique. Le soir on en discute jusqu’à épuisement, c‘est tellement dense, excitant mais dense ! On a besoin d’évacuer pour se structurer. On refuse pas les querelles. » ces temps d’échanges sont irremplaçables et offrent des occasions de revenir sur les débats de la journée en ayant quelques heures de réflexion. »

« Ce qui se vit ici est également un prolongement logique du vécu de la semaine précédente où il nous a été donnée l’occasion de multiples rencontres qui ont montré qu’en Belgique il semble que cette forme d’éducation est plus ancrée dans la vie de tous les jours, dans le fonctionnement et l’organisation des lieux d’accueil. Cela donne l’impression que la liberté y est plus effective qu’en France. »

Que mettez-vous sous les vocables d’Éducation nouvelle ?

« L’Éducation nouvelle c’est cette possibilité d’échange perpétuel, c’est prendre l’individu dans son intégralité, en préservant son intégrité, le préférer au protocole. C’est aussi lui faire une place dans le collectif.. On s’adresse à lui dans un cadre groupal. »

« Tout le monde s’y retrouve, hypothèses, tâtonnements, tentatives, essais fructueux grâce au respect scrupuleux du travail effectué. »

« La marchandisation des personnes dans la société a robotisé ma pensée et j’ai ramé pour parvenir à renouer avec mes origines et m’installer dans un parcours qui est le mien aujourd’hui et l’Éducation nouvelle y est pour quelque chose, elle m’a accompagnée dans ce cheminement. La discrimination n’y a pas sa place. »

« Il est important que chacun·e puisse se positionner dans des espaces qui éveillent les curiosités dans une espèce de bouillonnement permanent. C’est un marché géant où on peut se nourrir, donner, retirer, échanger, mutualiser, regarder, prendre la parole. Où on peut se mettre à l’écart, se retrouver en petit comité et se construire son propre parcours. Le off des apartés est essentiel. »

De plus c’est truffé de premières fois qui peuvent ouvrir des pistes où impulser de nombreuses actions.

« Il y une réelle ouverture d’esprit (Comment on est reçu·e ? qu’est-ce qu’on renvoie ?, le fait de comprendre l’autre (congruence, empathie) ; la place de l’être humain est principale. »

«  il y règne une perpétuelle adaptation qui facilite aux personnes leur propre appréhension des choses à leur rythme. C’est tout le temps du concret. On ouvre sans cesse de nouvelles fenêtres. Et puis il y a le souci de toujours proposer un support pour la réflexion, un support qui n’est pas un cadre, il y a une nuance : on peut s'appuyer dessus, changer, ça sécurise, ça aiguille à divers degrés. »

On peut le constater, cette première est en passe d’être une réussite, gageons que l’Éducation nouvelle, même si elle demande de vingt fois sur le métier remettre son ouvrage, aura moins de secrets pour cette vingtaine de stagiaires et leurs formateur·trices.

Bon vent d’autan à elles et eux.

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