Convergence(s) pour l'Éducation Nouvelle
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Billet de blog 31 oct. 2022

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Le MOREPE (Mouvement de rénovation pédagogique) participe à la biennale

Ramon Torres et Guadalupe Palau, qui sont venu·es depuis Valence nous présentent un mouvement espagnol qui est présent dans tout le pays au local, dans toutes les fédérations régionales et au niveau confédéral.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

« Le mouvement concerne surtout des enseignant·es de l’école primaire jusqu’à l’université (la réflexion y est commune) mais à Madrid et à un degré moindre en Catalogne il y a aussi des éducateur·trices.

Il se structure en cercles concentriques. En effet tout démarre au local avec des pairs qui constituent des petits groupes, puis ceux-ci se réunissent à leur tour au niveau fédéral, puis les groupes fédéraux constituent le groupe confédéral. Dans le premier cercle les groupes traitent de choses concrètes puis au fur et à mesure que la superficie du territoire concerné par les groupes grandit la réflexion porte plus sur la théorie et l’analyse. »

Un projet fortement politique

« Au tout début du mouvement dans les années soixante il y a eu un contact avec le mouvement Freinet, qui a donné naissance d’un côté au MECEP « basiquement freinettiste », et le MRP dont la vision politique est plus affirmée, plus marquée de l’autre. En 1975 le mouvement a pour principal objectif : l’élimination du franquisme, et de son héritage. D’emblée il se positionne sur le plan politique avec un projet d’Éducation nouvelle, en vue de changer la structure de la société

Notre premier congrès a très tôt établi des modèles d’école et très mobilisateur et prisé en Espagne ne s'est pas tourné vers l’international, sauf au Brésil en raison d’affinités avec Paulo Freire.

Si on cherche aujourd’hui à trouver des moyens pour un renouvellement des personnes, les idées elles n’en ont pas besoin. Si le mouvement est vieillissant et trop de gens ont des difficultés à s’impliquer, il y a pourtant de leur part un réel intérêt mais ça ne va pas plus loin. L’engagement militant n’est pas au rendez-vous. »

Une pédagogie alternative...

« Nous défendons ardemment que l’enfant et en lui l’élève est le pilier de l’école où les adultes accompagnent son grandir et sont engagé·es sur d’autres apprentissages que les matières dites scolaires (instruments seulement), sensibles et sociaux par exemple. Notre projet au coeur de sa portée politique travaille à installer une entraide mutuelle. On s’occupe de la personne avant toute chose.

Pour nous placer en rupture avec l’éducation existante et dominante, nous allons vers une éducation moins exclusive (la famille y participe) plus humaniste, une coéducation pour une humanité partagée. Le fardeau qu’on fait porter aux profs est insupportable. L’école n’est pas un sac à tout, elle a un rôle concret. Elle ne s’appuie pas assez sur les partenaires sociaux, les réseaux d’éducation n’existent pas en Espagne ou juste comme pompiers lorsque c’est urgent. Il y a une vrai nécessité d’une coéducation. Mais les mondes sont séparés. »

…mal comprise et non soutenue

« Notre mouvement est connu dans toute l’Espagne, on a l’oreille du ministère.

Mais des institutions ont voulu récupérer à leur compte notre pédagogie (sur l’intelligence émotionnelle et la pédagogie de projet par exemple) mais le sens s’est perdu derrière les méthodes.

La pédagogie s’en trouve dénaturée, elles en oublient l’essentiel en se l’appropriant. En outre, depuis que le pouvoir a changé, un coup de balai a été donné. Et les financements supprimés. »

Nos moyens d’action

ce qui précède ne nous empêche pas d’être actif·ves, nous agissons par

- la formation (elle s’adresse aux enseignant·es, il y a souvent appropriation pour la classe mais pas de continuité, pas de partage)

- une veille législative

- des prises de position

- l’organisation de congrès

- une attention portée aux relations extérieures

en plus bien entendu des réunions des groupes aux différents niveaux

Notre participation à la biennale

« Ici c’est notre monde, aucun dépaysement, on s’y retrouve pleinement, c’est la même famille, il n’y a pas eu de surprises. La parole est libre, le sens de l’humour est partagé et on y tient. Cela nous fait du bien, on est comme des poissons dans l’eau. Personnellement nous deux serions partant·e pour rejoindre convergence(s), c’est une nécessité, il y a besoin que cet élan gagne le monde entier, renouvelle l’éducation. Les forces conjuguées des différents mouvements doivent faire bouger la société. Le manifeste en est le socle commun. »

« Cette première participation est une vraie réussite, il va nous falloir désormais convaincre nos collègues resté·es dans la péninsule ibérique de rejoindre le collectif Convergence(s). »

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