Covid-19: quelques bonnes nouvelles :-)

On vous transmet rarement les bonnes nouvelles sur l'épidémie, voici donc quelques chiffres nationaux et internationaux pour lutter contre l'anxiété (certains diraient la psychose) ambiante.

Note : Toutes les informations ci-dessous proviennent des sources officielles des pays, directement (équivalent de Santé Publique France pour la France) ou via le centre européen de contrôle des maladies (ecdc.europa.eu). Rien de ce qui est dit ci-après ne doit être interprété comme un encouragement à désobéir aux consignes gouvernementales, seulement à remettre les choses en perspectives dans le cadre d'un débat démocratique sur les changements qui affectent notre société à l'occasion de cette épidémie. Les versions mises à jour des graphiques sont disponibles sur https://info.spatcontrol.net/covid19/overallECDC.html

C'est certain, le virus circule encore en France, les précautions à prendre au quotidiens ne doivent pas nous faire perdre de vue les bonnes raisons de penser que nous sommes sur la voie de sortie de cette crise, tant au niveau national qu'au niveau international.

Pour garder la tête froide et le coeur serein, quelques faits :

- La Suède n'a imposé ni confinement général ni port de masque pour la population dans son ensemble. Certes sa mortalité par habitant semble un peu supérieure à celle de la France (25%) mais elle décroit maintenant très rapidemment (maintenant inférieure à celle de la France). Comme quoi, l'épidémie ne semble pas devoir nous enlever beaucoup plus de gens si l'on fait simplement attention à maintenir une hygiène importante (gestes barrière : lavage des mains régulier, éviter d'être très proche avec tout le monde).

Mortalité journalière en Suède (données Santé publique France) © Corentin Barbu Mortalité journalière en Suède (données Santé publique France) © Corentin Barbu

- La Belgique qui elle aussi a été durement touchée par la première vague (mais touchée de manière simililaire à l'Ile-de-France ou au Grand-Est) a bien vu un début de deuxième vague mais cette deuxième vague est en train de reculer de manière impressionante. Elle aura atteint moins de 5% de la mortalité par jour atteinte en Avril et au total moins de 3% du 4 juillet au 4 septembre de ce qui a été observé du 15 mars au 15 mai.

Incidences Covid-19/Sars-CoV-2 en Belgique (données ECDC) © Corentin Barbu Incidences Covid-19/Sars-CoV-2 en Belgique (données ECDC) © Corentin Barbu

- En France, la Mayenne, après une augmentation sensible du taux et du nombre de tests positifs voit ses taux retomber, cette "deuxième vague" de 4 décès sur juillet et août représente de l'ordre de 1% de tous les décès en Mayenne pendant cette période. Elle n'est pas complétement finie mais est déjà en nette diminution si l'on en croit les taux et nombres de PCR positives ainsi que les hospitalisations ou les réanimations.

Incidences Covid-19/Sars-CoV-2 en Mayenne (données Santé Publique France) © Corentin Barbu Incidences Covid-19/Sars-CoV-2 en Mayenne (données Santé Publique France) © Corentin Barbu

 

 

- La Guyane voit sa première vague en net recul elle aussi. Il est à noter que les températures caniculaires en Guyane (ou au Mexique, en Equateur ou au Brésil) n'ont pas empêché la première vague de s'abattre pour atteindre une mortalité par habitant proche de celle de la moyenne française. Ce n'est pas une bonne nouvelle pour ces pays mais pour la France cela doit nous indiquer que la première vague ne s'est pas arrété grâce aux fortes températures et ne devrait donc pas nécessairement reprendre avec la baisse des températures.

Incidences Covid-19/Sars-CoV-2 en Guyane (données Santé Publique France) © Corentin Barbu Incidences Covid-19/Sars-CoV-2 en Guyane (données Santé Publique France) © Corentin Barbu

 

- Il est vrai que l'Amérique Latine voit sa première vague durer. N'oublions pas cependant que l'Amérique Latine est immense et peu dense et que d'autre part à l'échelle d'unités plus restreintes, telles que les Etats Mexicains, il y a des dynamiques qui ressemblent très fort aux dynamiques européennes, renforçant l'idée que lorsque l'on dépasse 5 morts pour 10000 habitants à l'échelle d'un grand territoire, l'épidémie a bien du mal à se maintenir ou à revenir, au moins lorsque l'on maintient les gestes barrières. 

Quelles leçons en tirer ? Comme toujours, respectez la loi et les consignes gouvernementales, protégez-vous et protégez vos proches de plus de 50 ans mais n'oubliez pas de vivre, d'être heureux et de passer une bonne rentrée :-)

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