Covid-19, le soleil c'est la santé!

En ces temps confinés, préserver sa santé et rester solidaire sont essentiels pour la survie d'une société à taille humaine. Face à un écosystème politique mondial dont la seule valeur reconnue par les gouvernants est l'argent, il faut se battre. C'est la guerre des moutons, car nous sommes considérés comme tel pour le tout économique, dans le monde entier, parfois au détriment de notre santé.

L'occidental puise ses ressources de bonne santé de avril à octobre dans le fait de prendre l'air. L'Organisation Mondiale de la Santé considère bénéfique et indispensable l'exposition solaire pour une bonne synthèse de la vitamine D. A défaut, une carence en vitamine D est associée à un risque accru de décès prématuré dû à diverses maladies. Pour prévenir les carences en vitamine D, il faut sortir chaque jour 20 minutes minimum, soit une durée minimale de 2h20 par semaine, sous le ciel exactement. Il est essentiel d'anticiper l'hiver qui vient dans nos sociétés au climat continental. A partir d'avril, nous nous ressourçons naturellement en allant dehors. Les femmes, les personnes au teint hâlé, en surpoids, excessivement couvertes, ou âgés de plus de 64 ans, sont les plus vulnérables face au manque de soleil. Cela n'enlève rien aux autres personnes dont il faut éviter les carences à tout prix, dans ces circonstances inédites. Il est incontournable de prendre soin de soi et de ne pas sombrer dans des soucis de santé dont le manque de soleil peut provoquer des problèmes de santé publique de longue durée. La dépression est la forme la plus classique. Pour la santé mentale qui comprend le bien-être, il est tout aussi essentiel de préserver les rapports sociaux sans passer par l'écran, qui génère une pollution numérique invisible. Il y va de la santé de base. Sans oublier de parler de la santé physique et physiologique. Préserver sa santé, c'est aussi en prendre soin; c'est indispensable pour un système immunitaire potentiellement mis à rude épreuve.

 

Quand on voit le nombre d'amendes sur des personnes immobiles dehors à des moments de ressourcement vital – prendre le ciel, seul devant sa porte, regarder  le ciel quand il y a une vue, être verbalisé pour des raisons d'échange cordiaux entre personnes pourtant à distance par exemple, ou pour les plus vulnérables, être verbalisé en attendant nonchalemment devant un restaurant solidaire, ou sur un banc public; personne ne se demande plus quelle est la motivation du policier à mettre une amende, avec arrogance.

Sans aucune précaution sanitaire, sans gant, sans masque, sans distanciation sociale, dans le seul but de réprimer pour une amende équivalente à un tiers de leur revenu mensuel pour les plus précaires, il y a de quoi avoir honte des répresentants de la sécurité nationale. Quand on voit des personnes se faire gazer gratuitement dans un état comme la France, dans ces circonstances liées à la sécurité de la santé, on ne comprend pas comment ces personnes gardiennes,de la paix, mettent impunément en danger la santé morale, physique ou physiologique du citoyen lambda. Une enseignante a récemment crié à la honte quand elle a vu une femme se faire gazer parce qu'elle parlait fort. La police a alors cherché à se justifier, en vain. Pointer les injustices commises par les représentants de la loi, c'est aussi une manière d'être solidaire. Huer les constats d'injustice sociale peut faire prendre conscience des abus autoritaires injustifiés, en restant lucides ensemble.

Il est primordial de garder une bonne santé physique, mentale et physiologique. #RESTONSSOLIDAIRES. Car même si le confinement est une obligation, c'est bien pour des raisons de santé vitale.

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