DANGER SANTE : L'injonction à la peur en France

La peur domine. Les français rasent les murs, mus par les décisions à l'emporte-pièce du gouvernement mené par un président chétif dictant le quotidien de chacun, jusqu'à chez soi. Cette intrusion dans l'intime familial rappelle que le père du président fut un temps directeur de la sécurité sociale, avec des frères & sœurs médecins, sauf lui. Un paternalisme sanitaire viable ?

Gérer le virus par l'illusion d'une menace de mort immédiate pour tous, est l'erreur morbide la plus dangereusement inconsciente de ce mandat. Et la France actuelle, en détournant ses propres lois avec l'état d'exception, n'est plus le meilleur exemple, pour rassurer sur un système de protection de la santé jadis garant d'une mutualisation des soins, érigé en modèle mondial.

Hélas, ce modèle se déstructure par l'injonction à la peur. 

La peur de la mort par "l'autre" est née en 2015 en France. Elle est aujourd'hui perpétuée en France comme un Saint Graal politique, ardemment soutenu par les médias de tout bords. La peur généralisée gouverne.

Aux États-Unis, la peur est née avec le drame de l'effondrement des 2 tours en 2001. Les américains ont donc eu le temps de tempérer la peur, avec plus de recul même si l'actuel président américain n'a pas encore trouvé le bon dosage, en désinhibant cette peur avec désinvolture, là où une partie du peuple devrait apprendre que la malbouffe n'aide pas à être en bonne santé. Ceci dit, ce président commence à réfléchir sur des méthodes de santé très modernes sanitairement pour contrebalancer leurs habitudes alimentaires. 

L'Allemagne gère la peur. Elle a eu le temps de réfléchir sur la mort et la peur avec son histoire d'il y a 80 ans. Après un début de peur légitime face à l'inconnu au printemps dernier, elle a su réagir, elle se concerte. 

Les pays gouvernés par des femmes ont à ce sujet proportionnellement bien mieux géré l'histoire de ce coronavirus.

En Afrique, les dirigeants ne gèrent pas sous couverts de peur et il y a très peu de cas. Prenant souvent le soleil, ils se renforcent sûrement avec la vitamine d: le dehors, prendre l'air. Le climat est aussi probablement adéquat. 

D'ailleurs quelle pourrait être la saisonnalité de ce virus, quand on sait que les pics en France ont eu lieu au début du printemps et en ce début d'automne...

En Inde, la situation est catastrophique, la terrorisation et le déni de confiance envers le peuple vont au-delà de l'infantilisation. Leurs climats et leurs manières naturelles de se nourrir en bons nutriments pourraient les prémunir davantage. Ils pourraient comme en Afrique être immunisés naturellement en douceur, en étant régulés  pour prendre l'air. Mais cette terrorisation par l'ignorance déstabilise toute une population culturellement. La peur les assaille et cette ingérence ôte la bonne manie des gestes ancrés depuis des centaines d'années. Nul doute que la gestion des microbes s'envisage autrement que par du gel hydro-alcoolique, quand on sait qu'un indien peut se baigner dans le Gange sans rien attraper, là où un français ne le pourrait pas.

En France, la terrorisation morbide pour une bonne santé par la moralisation des comportements de l'hygiène du quotidien induit gravement en erreur. Le bon sens de chacun est éludé et l'esprit judéo-chrétien juge à tout va. L'humilité de dire je-ne-sais-pas dénature l'intelligence de certains, à savoir que la médecine soigne et que la nature guérit. Au lieu de cela, la rhétorique se réduit à la conviction.

Cette appropriation excessive par la politique en France, nous rappelle au fait que le président français est entouré dans sa famille par des médecins et que son père fût un temps  président-directeur de la sécurité sociale. Quand il nous invective d'un "les enfants" est-ce de l'infantilisation ou de l'ingérence par mimétisme paternel.  Il n'y a ni à féliciter un médecin,  ni à le discréditer.  Chacun choisit son médecin, fonction de ses approches. Et dans un hôpital, on est traité.

On sait que le manque d'affection crée de la dépression, qui est une maladie. 

Quant à la peur, elle est un liquide sécrété par le corps, qui s'appelle le cortisol.

Le virus s'accroche à ce qui est malade dans notre corps. Voilà ce qui amplifie les symptômes : une maladie préexistante. La peur quant à elle facilite l'affaiblissement du corps et de la santé mentale. Elle amplifie la fatigue. La fatigue affaiblit et ouvre la voie. Elle permet au virus d'entrer,  pas de s'accrocher. Un corona moyen perdure s'il est nourri: maladie, diabète,  malbouffe, additifs et sucre blanc y contribueraient aussi. Un masque porté partout tout le temps provoque fatigue et maux de tête et permet en cas de propagation d'enfermer le virus dans le corps. Les cas légers deviendraient alors plus marqués,  sauf à s'aérer régulièrement.  Alors que le repos et le sport (s'aérer le corps) le ressourcent et fermeraient progressivement la porte au virus.

Le Virus est donc très délicat pour qui est déjà malade, se reposer est essentiel quand on l'a. S'aérer. Prendre le soleil et être soutenu. 

A titre de comparaison, la rougeole est 7 fois plus contagieuse. Il est essentiel pendant cette période de se reposer et d'être soutenu moralement, pour ne pas vivre une maladie qui peut s'avérer bénigne, si elle est gérée avec tendresse. (Le protocole imposé en France actuellement pour le coronavirus est indigne, humainement. ) Certes, s'isoler est important au plus fort de la maladie- dans le cas de la rougeole après l'incubation,  après les symptômes grippaux, au moment de l'irruption cutanée- hormis le fait d'être à distance en cas de toux et d'éternuement, le reste du temps. Pour la rougeole aussi, seuls les cas de complications sont à surveiller. Ca reste très rare, les cas graves. Une fois que quelqu'un a eu la rougeole, il est immunisé et vaut mieux l'avoir eu tôt que de ne pas l'avoir eu, c'est bien connu  pour ne pas l'avoir plus tard, bien tard, avec complication. 

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