Triste, déroutante, inquiétante et redoutable situation…

Alors que des plages, parcs, espaces de ‘’nature’’… sont interdits aux activités de santé… certaines personnes sont conduites à faire l’apologie de la nature pour protester contre les restrictions de liberté ! Nous voilà de nouveau confronté-es à la question politique fondamentale, celle de l’éducation, de l’information et de la démocratie.

Triste, déroutante, inquiétante et redoutable situation…

Alors que des plages, parcs, promenades, espaces de ‘’nature’’… sont interdits aux activités de santé, marches, bains, glisses, jeux ou rêveries… certaines personnes sont conduites à faire l’apologie de la nature pour protester contre les restrictions de liberté, sensées freiner la pandémie Covid-19 ! Tristesse !Cf. l’article Médiapart du 3 mars 2021, par Mathilde Goanec
« Confinement: batailler pour le droit à la nature, «qui console et lave de tout»

Or, l’objectif sanitaire contre la pandémie, faut-il le rappeler, consiste à éviter tout contact entre personnes, seulement, mais partout et toujours.
Certes, ce n’est pas rien ! Ce n’est pas facile, mais fixons le bon objectif.
Ensuite, nous pouvons et devons débattre des meilleures méthodes pour y parvenir.


C’est donc l’isolement qui est l’objectif sanitaire.Sa forme la moins contraignante, c'est de porter un masque, approprié et bien appliqué, lorsque la distance ne peut être maintenue. A deux, la protection est doublée…

Ce n’est pas si difficile dans les transports, les magasins, les cinémas, les bibliothèques, les théâtres… Donc, il n’est point nécessaire de stopper les relations sociales et culturelles ! Ni même le travail en présentiel, la plupart du temps…
A cette condition -les masques étant disponibles maintenant-, les rassemblements ne présentent pas de danger. Que signifie les interdictions de réunions ou le comptage de convives, par exemple ?

En revanche, il est coupable de laisser penser que ‘’chez soi’’ serait un lieu sans risque. Un lieu fermé, partagé à plusieurs, sans protection la plupart du temps… Comment s’organiser, en particulier lorsqu’il y a des enfants ? De même, il est risqué de voyager à plusieurs en voiture, sans masque… Déroutant !

Aussi, les consignes dites de ‘’confinement’’ ou de ‘’couvre-feu’’ jusqu’à présent portées par le gouvernement, et destinées à être encore plus coercitives… ne sont, à l’évidence, pas adaptées.
Il n’y a d’ailleurs jamais eu de vrai confinement, stricto sensu, en France. Il aurait fallu que les échanges entre le lieu de confinement et l’extérieur soient strictement contrôlés. Ce qui n'est envisageable que pour des espaces très délimités et restreints. Les Ehpad, par exemple. Cela a été fait à plus grande échelle en Chine, en début de pandémie, hélas trop tard.

En France, la maille du département, unité administrative, n’a aucun sens du point de vue sanitaire.
Un tel territoire est caractérisé pas trop de diversité de situations. Même l’aire d’un hôpital est rarement départemental. 

Pourtant, penserez-vous, les courbes de contaminations s’infléchissent lors des confinements ‘’à la française’’. Évidemment puisque les relations interpersonnelles sont ainsi limitées. Mais, ce ne peut être ni un objectif, ni une méthode démocratiques. Inquiétant !

La question sanitaire et le projet démocratique visent à vivre du mieux possible, malgré la présence du virus. Maintenant inévitable, pour de longs mois encore… Nous devons nous organiser en conséquence. Redoutable !

La disponibilité de masques, nous l’avons dit, lève la difficulté dans nombre de situations.
Une vaccination la plus large possible ouvrira un nouvel horizon. Mais, nous savons les difficultés pour obtenir des doses, si convoitées et disputées… Laissons les historiens, sociologues et politologues dire si le maximum a été fait et bien fait… 

Et voilà que le gouvernement parle de ‘’pass sanitaire numérique’’ ! Que de volonté persistante à nous ficher, nous ‘’fliquer’’… Comme toute vaccination, il suffit de la mentionner sur un carnet. Puis, de pouvoir en présenter une simple photo. Mais, de quoi attestera-t-elle ? De la vaccination… mais pas du fait que vaccinée, cette personne ne peut être porteuse de virus ! Déroutant… 

Les tests salivaires pourraient alors apporter une contribution essentielle. Où en sommes-nous ? Le test mis au point à La Réunion n’a pas grande presse dans les sites internet…

Il est possible de supposer qu’ils ne seraient pas trop coûteux. Ainsi, avant de rejoindre un groupe, quel qu’il soit, chacun-e pourrait, facilement et largement, vérifier si elle ou il est porteur de coronavirus. Si oui, une vérification PCR s’imposerait et un isolement strict serait nécessaire. Ainsi, la vie sociale pourrait se poursuivre plus sereinement et convivialement…
Car, le recours aux tests nécessite une stratégie collective et ciblée, afin de les rendre efficaces pour rompre les chaines de contamination… 
Comme il a été dit dès le début de la pandémie, une telle discipline sanitaire et sociétale, implique qu’il y ait participation active, comprise et acceptée de la part de Toutes et Tous. 

Et, nous voilà de nouveau confronté-es à la question politique fondamentale, celle de l’éducation, de l’information et de la démocratie.

La démocratie, contre ‘’la guerre’’ ! Redoutable… mais porteur d’espoirs…
Covivons pour être heureux, et, si nous sommes heureux, nous covivrons bien mieux !

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