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Billet de blog 12 nov. 2020

Sortir de la psychose médiatico-politicienne !

Nous devons absolument nous organiser pour sortir des multiples inflations et de la psychose des crises actuelles. Le principal obstacle n’est certainement pas lié aux pandémies !

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Sortir de la psychose médiatico-politicienne !

Lorsqu’une équipe de sport collectif rencontre des problèmes, il est souvent conseillé de revenir aux fondamentaux.

Quels sont nos fondamentaux à nous, acteurs et usagers du quotidien, aujourd’hui marqué par les crises et les pandémies en cours ?

Essayons de prendre de la distance, et de formuler simplement nos besoins essentiels, bien que mêlés, dans notre diversité, à des désirs et des horizons complexes…                                                                                            

                                                          Que voulons-nous ?

Nous voulons une vie saine.
La ‘’bonne santé’’ n’est-elle pas la préoccupation première et le vœu le plus amical que nous échangeons ?

L’OMS la définit comme « une ressource et un processus dynamique et global qui doit permettre à chaque individu d'identifier et de réaliser ses ambitions, satisfaire ses besoins et évoluer avec son milieu ou s'y adapter ».
[
http://esperanza21.org/sites/default/files/Editorial%2058_Sante%CC%81%20contagieuse%20%2816%20avril%202019%29.pdf]

    Cela implique que les besoins fondamentaux soient satisfaits pour tous : boire une eau potable, manger suffisamment et de manière équilibrée des aliments sains , respirer un air pur, avoir un logement décent… Il n’est pas inutile de le rappeler alors que la pauvreté gagne partout du terrain, au fil des mesures prises au nom de ‘’la pandémie Covid-19’’…
Une vie saine, c’est aussi avoir accès aux droits humains, notamment soins médicaux, information, éducation, culture et possibilité de participer à la vie collective…
Les 17 objectifs pour un développement durable (ODD), énoncés et signés en septembre 2015, par 195 pays réunis à l’ONU, définissent en détail cette perspective commune.

Une vie saine implique aussi des écosystèmes et des biodiversités en bonne santé.

Avec le nouveau coronavirus, nous devons nous organiser de manière à stopper puis à contenir la pandémie Covid-19. Cet objectif sera plus facile à atteindre lorsque des médicaments spécifiques et des vaccins avérés, seront disponibles.
Pour l’instant, les mesures de précaution, distance interpersonnelle ou port d’un masque, ainsi que les mesures d’hygiène seraient bien suffisantes, si elles étaient pratiquées par tout le monde, partout et en toutes circonstances.
Nous devons apprendre à vivre avec le coronavirus. Beaucoup l’ont déjà appris et le font de par le monde.

N’oublions pas les luttes contre tout un cortège d’épidémies : le paludisme, le Sida, la tuberculose, les maladies liées à l’eau, le choléra, la dengue, le chikungunya, les grippes…

Nous voulons une vie sociable.
Elle nous est nécessaire tant aux niveaux familial et amical que collectivement et démocratiquement.
Les mesures de confinement, prises par la quasi-totalité des gouvernements pour ‘’urgence sanitaire’’ sans que l’on puisse sérieusement en mesurer l’efficacité, ont malheureusement détruit ou, pour le moins, paralysé nombre de constructions sociales. Ce sont elles, pourtant, qui favorisent les rencontres et tissent des liens entre les personnes et entre les organisations (associations, collectivités, syndicats…)

Nous voulons une vie sociale, or, on nous a dit que nous serions en guerre !!! Comme celles qui, provoquent tant de ravages pour motifs mercantiles, idéologiques ou religieux ?

C’est pourquoi nous devons dénoncer encore plus fortement les fléaux que constituent toutes les intolérances et leur corollaire, l’exclusion, du sexisme à la racialisation ou à l’ethnicisation…

Nous voulons une vie culturelle émancipatrice et partagée
Ne nions pas les progrès incontestables des éducations, partout sur la planète, mais nous savons également les manques et les inégalités tout aussi criant-es !
Force est de constater la main mise sur les outils d’information et de communication de masse par la minorité qui dispose de moyens financiers considérables.

Quant aux confinements, ils ont suspendu et détruit un ensemble d’expressions, de créativités et de désirs qui font la richesse de notre humanisme…

Nous devons réanimer au plus vite les espaces et les dispositifs de nos libertés culturelles.

Nous voulons une organisation économique équitable et efficiente
Disons-le directement, les deux grands modèles économiques, qui dominent l’organisation du travail et les échanges commerciaux, n’offrent pas que des bilans positifs !

Le capitalisme parce qu’il entretient ou génère de très grandes disparités qui plongent près de la moitié de l’humanité dans des situations de pauvreté ou d’insécurité aussi indignes qu’inacceptables.
Sa déclinaison, le consumérisme, qui non seulement pille sans mesure des ‘’ressources’’, mais détruit aussi les écosystèmes au point de menacer durablement les biodiversités pourtant essentielles à une vie saine, pour le présent et pour le futur.

Le communisme qui, souvent associé à des régimes politiques despotiques, ne permet pas une vie libre et responsable.

Face à ces constats, serons-nous en capacité d’organiser un nouveau modèle basé sur l’équité, la solidarité et la responsabilité envers les Autres, tous les humains et les futures générations ?

Saurons-nous organiser un système de production où, par exemple, le travail de chacun, équitablement partagé, procure une juste rémunération permettant de vivre dignement ?

Les activités humaines, entreprises en particulier, doivent respecter les enjeux écologiques et promouvoir l’équité sociale.

Saurons-nous coopérer plutôt qu’être en perpétuelle compétition ?

Nous devons répondre à deux problèmes planétaires majeurs, restaurer les biodiversités et préserver le climat.

Le bilan dramatique de l’Anthropocène, avec ses effets délétères sur la biosphère et le climat, est connu depuis plus d’un demi-siècle ! Mais, pas assez reconnu.µ
Il nous incombe de promouvoir une organisation et des activités qui entretiennent et valorisent des environnements écologiques et conviviaux permettant un ‘’vivre ensemble’’ harmonieux et heureux.

Idées et initiatives ne manquent pas. Hélas, les forces politiques, financières et policières, au service d’un petit groupe de privilégiés ne laissent pas encore espérer de lendemains satisfaisants…

Nous voulons une vie saine.
Revenons sur cette exigence car elle englobe toutes les autres.

A partir des grands enjeux de la vie, la nôtre et celle de la biosphère, l’association Esperanza21, quant à elle, propose 7 exigences politiques majeures qui doivent prévaloir pour tout projet d’activité ou d’aménagement.
[http://esperanza21.org/sites/default/files/Edito%2073%20SANTE%2C%20droits%20et%20devoirs%20%2822%20avril%202020%29.pdf]

Par ailleurs, nous avons rappelé les 17 objectifs de développements, au pluriel car ils doivent être adaptés à chaque territoire, à chaque communauté, à chaque temporalité... Si leurs principes sont universels, leurs traductions locales ne peuvent être que singulières.

Un projet commun, solidaire et éthique, mobiliserait expertise et créativité politiques.
Ce projet est collectivement possible, car, localement de nombreuses initiatives vont déjà en ce sens.

Comment les partager, les développer, les fédérer… avec des objectifs de société conviviale ?

Le principal obstacle n’est certainement pas lié aux pandémies, nous devons absolument nous organiser pour sortir des multiples inflations et de la psychose des crises actuelles.

Quel mouvement, associatif ou politique, sera en mesure de le réaliser ?

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