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9 Avril 1871
Les troupes versaillistes tentent de percer les fortifications parisiennes. Les « soldats de la Commune se tiennent prêts à repousser de vive force une attaque », apprend-on à la lecture du quotidien Le Temps. Le Rappel relate : « Les obus versaillais passent par-dessus les travaux de défense de la porte et des remparts. Ils éclatent dans l’avenue, tuant et blessant des curieux ou des femmes qui, leur enfant dans les bras, attendent le retour du mari qui se bat ». Dans le Petit Journal, on précise : « Le bombardement de Neuilly continue toujours. Les habitants sont obligés de se réfugier dans les caves ».
Le journaliste du Temps témoigne de la tranquillité du reste de Paris : « Les voitures, les omnibus, les piétons circulent sans paraître se douter que l’une des portes de la ville est attaquée avec fureur ». Alors que pour le journal réactionnaire le Gaulois, « Paris devient de plus en plus morne et triste ». L’un des « collaborateurs » du journal est « saisi d’un sentiment de pitié » en voyant les soldats communeux « aveuglés par les promesses de leurs chefs ». Même s’il croit pouvoir affirmer que « beaucoup commencent à voir clair » et, même, lit-il dans leurs pensées, « soupirent après la fin de la lutte ».
Le journal centriste le Temps reproche vivement au gouvernement de ne pas s’attacher à négocier et craint les violences auquel ce pouvoir se condamne : « Nous croyons que l’Assemblée s’abuse sur les conséquences de sa victoire […] : l’ordre qu’elle aurait rétabli dans Paris par le fer et par le feu, ne serait certain et définitif que s’il était garanti par le fer et par le feu ». Le Père Duchêne montrait la détermination de certains communeux, prêts à s’engager dans une « guerre d’extermination ». Cette résolution n’échappe pas au journaliste du Temps, qui met en garde une assemblée qui « doit réfléchir que la Commune, précisément parce qu’elle se sait condamnée par la force des choses, se défendra jusqu’au bout, et avec d’autant plus d’énergie que l’Assemblée montrera plus d’obstination ».
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