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12 Avril 1871
C’est une longue adresse que publie le Cri du Peuple, le journal communeux aujourd’hui. La Commune se confronte à cette question contre laquelle achoppe tout mouvement qui porte l’espoir de justice sociale et de liberté : comment un projet qui semble conçu dans l’intérêt d’une immense majorité, les pauvres, les prolétaires, les classes populaires… peut avoir tant de difficultés à convaincre et à s’imposer ?
L’auteur de la tribune, Casimir Bouis, en est sûr forcément : « le cœur du pays bat à l’unisson du nôtre ». Et ce n’est que par la violence que les entreprises communeuses à Lyon, Marseille, Toulouse, Narbonne, Avignon, au Creuzot, à Alger, Toulon, Guéret et Limoges ont été avortées. La violence et la calomnie. Et le papier de déplorer l’offensive de la presse conservatrice et réactionnaire, « les infâmes élucubrations » contre le projet communal : « Calomniez ! calomniez ! Il en reste toujours… beaucoup de choses ».
« Ah si la province connaissait la vérité vraie » ! s’exclame l’auteur. Il rappelle que Paris ne répond pas par la violence à la violence versailliste ; que les communeux ne sont pas les sauvages que l’on dit : « il n’y a eu à Paris ni un vol ni un assassinat ».
« Le jour où la province connaîtra la vérité, la province courra d’un irrésistible élan vers la grande sœur qui lutte et saigne pour elle » se persuade l’auteur. Et si l’histoire nous apprend qu’il est dangereux de se croire détenteur d’une vérité, elle offre aussi maints exemples de la profusion de moyens dont disposent ceux qui bénéficient de l’ordre établi, qu’ils veulent à tout prix maintenir, sans que rien, ni scrupule, ni honte ne viennent jamais les tracasser.
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