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Billet de blog 16 sept. 2022

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Des droits et pas la mort : ensemble, mobilisons-nous pour les droits des migrant·es

Une caravane de solidarité partira le 26 septembre du Pays basque espagnol vers Bruxelles et traversera la France. Le CRID rejoint cette initiative et avec des collectifs et organisations de nombreuses régions du monde, nous nous rassemblerons à Bruxelles du 29 septembre au 1er octobre pour rendre hommage aux personnes victimes des politiques migratoires inhumaines.

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Plus de 28 000 personnes ont perdu la vie depuis 2014 en tentant de rejoindre ou de traverser l’Europe, 49 000 depuis 1993. Ces disparitions en mer ou en montagne, dans le désert et sur les routes, sont insoutenables. Pour les personnes qui parviennent à franchir ces frontières, d’autres barrières sont dressées tous les jours : faute d’avoir les bons papiers, discriminées, elles sont empêchées d’accéder à une vie digne.

Ce délitement des droits les plus fondamentaux n’est pourtant pas inéluctable. Malgré le durcissement des politiques de fermeture et de contrôle, des collectifs et organisations de nombreuses régions du monde, collectifs de personnes sans-papiers, collectifs auto-organisés au sein des diasporas, collectifs de familles de disparu.es aux frontières, organisations internationales de défense des droits humains, ou encore associations locales de solidarité ne cessent de se mobiliser en faveur de la vie, la dignité et les droits des personnes migrantes.

C’est pourquoi, du 29 septembre au 1er octobre, nous nous rassemblerons à Bruxelles pour rendre hommage aux personnes victimes de ces politiques migratoires inhumaines.

Notre slogan est Rights. No Deaths : nous exigeons que cessent non seulement les morts, mais aussi la souffrance des personnes exilées privées de droits.

Pour rejoindre Bruxelles, une caravane de solidarité partira le 26 septembre du Pays basque espagnol et traversera la France. À Paris, nous nous rencontrerons le 27 septembre autour de l’histoire et de l’actualité des luttes des « sans papiers », à l’invitation de la Marche des Solidarités. La caravane rejoindra Calais le lendemain, pour une journée de mobilisation, tant autour des conséquences dramatiques des politiques migratoires à la frontière franco-britannique, que des résistances à ces politiques. Un an après son décès, nous rendrons hommage à Yasser Abdallah, fauché par un camion le 28 septembre 2021, ainsi qu'à toutes les personnes victimes de cette frontière.

À Bruxelles le 29 septembre, une délégation se rendra au Parlement européen afin de porter nos revendications. Des rencontres informelles, ateliers et visites les jours suivants nous permettront de connaître et soutenir les différentes luttes que nous portons et qui sont d’abord celles des personnes en exil elles-mêmes ; de renforcer nos liens, nos réseaux d’action et de plaidoyer. Le 1er octobre, nous nous rassemblerons sur la Place Luxembourg, au cœur des institutions européennes, pour dénoncer les fondements injustes et les conséquences meurtrières des politiques migratoires d’une Europe forteresse.

Nos réseaux de solidarité sont multiples et ne connaissent pas de frontières, de l'échelon local au niveau transnational, du désert à la mer et des montagnes à la ville. Nous luttons et continuerons de lutter pour d'autres politiques migratoires et pour une justice globale. Il est grand temps de mettre un terme à l'impunité des responsables étatiques, privés, institutionnels, de ce régime de mort aux frontières et de déni des droits, et aux inégalités systémiques qui entretiennent ces violences.

Ensemble, revendiquons une Europe engagée dans la promotion des droits fondamentaux de toutes et tous, insufflée par l’espoir d’autres politiques migratoires, réellement solidaires.

Les objectifs de la marche : 

  • Dénoncer l’Union européenne comme responsable des politiques migratoires à l’origine de ces décès.
  • Exiger que les institutions européennes – Commission, Conseil et Parlement – prennent des mesures concrètes pour garantir les droits humains des migrant.e.s, y compris le droit de circuler librement et en toute sécurité. Et que les mesures intègrent une perspective intersectionnelle de genre et de droits.
  • Dénoncer les causes qui obligent les gens à migrer.
  • Sensibiliser l’opinion publique européenne à la situation.
  • Exiger la régularisation des personnes migrantes et réfugiées qui vivent dans l´union européenne.
  • Consolider le réseau international de dénonciation et de solidarité avec les migrant.e.s et les réfugié.e.s.

Pour plus d’information sur notre démarche, visitez le site.

Et pour suivre la Marche sur les Réseaux Sociaux.

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