Raíz salvaje
.
.
Me ha quedado clavada en los ojos
La visión de ese carro de trigo,
Que cruzó rechinante y pesado,
Sembrando de espigas el recto camino.
.
¡No pretendas, ahora, que ría!
¡Tú no sabes en qué hondos recuerdos
Estoy abstraída!
.
Desde el fondo del alma me sube
Un sabor de pitanga a los labios.
Tiene aún mi epidermis morena
No sé qué fragancias de trigo emparvado.
¡Ay, quisiera llevarte conmigo
A dormir una noche en el campo
Y en tus brazos pasar hasta el día
Bajo el techo alocado de un árbol!
.
Soy la misma muchacha salvaje
Que hace años trajiste a tu lado.
.
.
Racine sauvage
.
.
M’est restée clouée dans les yeux
La vue de cette charrette de blé,
Qui traversa grinçante et pesante,
Semant d’épis le droit chemin.
.
Ne prétends pas, maintenant, qu’elle rit!
Toi tu ne sais pas en quels profonds souvenirs
Je suis absorbée!
.
Depuis le fond de l’âme me remonte
Une saveur de cerise aux lèvres.
Elle a toujours mon épiderme sombre
Je ne sais quelles fragrances de blé meulé.
Ah, je voudrais t’emmener avec moi
À dormir une nuit dans le champ
Et dans tes bras être jusqu’au jour
Sous le toit déchaîné d’un arbre!
.
Je suis la même jeune fille sauvage
Qu’il y a des années tu amenas à tes côtés.
.
.
*
* * *
*
Le fichier pdf:
raiz-salvaje-traduction-google-docs