Je commence (traduction d'un poème de Víctor Valera Mora)

Comienzo est un poème de Victor Valera Mora, dit "el Chino", auteur vénézuélien, extrait de son recueil Canción del soldado justo (1961).

Comienzo

 

La lucha de clases. Los grandes monopolios imperialistas.

Los malditos muñones de la generación del 28

que tanto daño nos han hecho.

El policía del parque, los enamorados están

en la posibilidad de iniciar el terrorismo.

El recuerdo desde la llanura, caballo

llorando sangre recomenzada. Triste cuestión.

Este asunto de llevar una guitarra bajo el brazo.

La libertad de morirse de hambre doblemente.

Aquiles el escudero de la ternura

últimamente se ha dado muy duro en el alma.

Esto nos obliga a hablar

el más terrible de los lenguajes.

Hacer de la poesía un fusil airado, implacable

hasta la hermosura.

No hay otra alternativa,

la caída de un combatiente popular

es más dolorosa que el derrumbamiento

de todas las imágenes.

Cuando el pueblo tome el poder, veremos qué hacer,

mientras tanto sigamos en lo nuestro.

 

Je commence

 

La lutte des classes. Les grands monopoles impérialistes.

Les maudites souches de la génération de 28

qui nous ont fait tant de mal.

Le policier du parque, les amoureux sont

en capacité d’entamer le terrorisme.

Le souvenir depuis la plaine, un cheval

qui pleure du sang recommencé. Triste question.

Cette affaire de porter sous le bras une guitare.

La liberté de mourir de faim deux fois.

Achille le bouclier de la tendresse

dernièrement on a frappé très dur dans l’âme.

Cela nous oblige à parler

Le plus terrible des langages.

Faire de la poésie un fusil furibond, implacable

jusqu’à la beauté.

Il n’y a pas d’autre alternative,

la chute d’un combattant populaire

est plus douloureuse que l’effondrement

de toutes les images.

Quand le peuple prendra le pouvoir nous verrons ce que nous ferons,

en attendant nous continuons avec ce qui nous importe.

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