Je fonde ma cause en rien ou en ceci qui brûle
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Nous sommes faits des songes
dont nous tissons un feu
sur l’étoffe de leur papier
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Et ce feu s’en revient
avance sur mon corps
marche sur ma narration
triste de la misère
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Je n’aime pas la paix des
laisses et des colliers
des oui Monsieur
ce langage cireux des sacerdoces
nous impressionne…
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Quand ce feu marche sur moi
piétine ma face héritée
à la soumission des temps nouveaux
qu’une fièvre qui
ne s’en ira qu’à la nuit de
trois jours.
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Et nous venons ainsi
pauvres clochards célestes
des profondeurs acratiques et
sans histoire
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Et nous écrivons pour ne plus écrire
comme pour saisir une arme et la jeter
un peu plus loin
où nous entendrons murmurer la douce aspirine
des choses et des pierres qui n’en sont plus.
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Ce qui précéda toutes chiromancies
tous les débuts régissants?
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S’il faut croire?
Ils disent que je ne crois en rien…
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S’il faut croire
je crois la femme plus aisément que l’homme
le chien plus facilement que la femme
l’étoile davantage que la chienne
l’obscurité plutôt que la lumière
le néant avant l’absolu.
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Agrandissement : Illustration 2