Palabras de fuerza
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I
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Una formación de sueños en estado natural
sostenía tu fuerza de nadir*
Nada podía con los dedos encerrados en tus manos
Tu semblanza
Las tormentas
El escarnio de los que triunfan
Y yo te contemplaba redivivo
leyendo y tocando el emblema de tus victorias
acariciando la inspiración de las cortadas
cabezas que cayeron regando sus podridos ojos por la tierra
Así
entre línea y línea
luego de firmar la sentencia del día
presto me acerqué por entre las fieras sumisas que te guardan
diciendo Sansón Sansón
in memoriam al mítico esqueleto de tu vida
es hora de auscultar la llaga con el dedo.
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II
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Mi pueblo tomaba decisiones
bebiendo con beneplácito la fórmula oculta
Nada te importaba
No querías escuchar el impulso de la tierra
No querías aceptar el informe de los días
(Oh Viet-Nam
hubo muros en tus calles
mujeres despedazadas
niños engendrados y fermentados sin ver la vida
vientres cobijantes de ratas y botellas
jaulas de tigre esparcidas por kilómetros
manos estrangulando a otras manos)
Nada te importaba
Sólo querías el vapor de tus destellos
Así vine sosegadamente a tocar la pista que dejaste
aprendiendo tus técnicas de fiesta
leyendo los nudos graficados en tus cabellos
pensando que el significado de la tierra
es ver la vida atrapando nuevos cuerpos.
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III
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Toda necesidad bárbara
engendra una conducta bárbara
Sansón
tus cabellos nunca cortados
salidos de la sobrehumana excitación de dios
crecieron de ver la brutal imposición
de saber la historia de los estropeadores de luz
de saber el fin de los picapedreros de ciudades
de saber que la voluntad de los rayos es trizar el cielo
en medio de las batallas de nubes
Nada te importaba
Rechazaste la posibilidad de ingresar al mundo
aquel sitio donde el amor
y los anuncios de integridad
rotulan con firmeza el paso de los hombres
Ay Sansón
si te hubieras acordado
que el vino y la comida corrompida aniquilarían tu fuerza
hoy no estarías en la absoluta memoria de los muertos.
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IV
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Indecoroso hombre fuerte de otros tiempos
por no haber encerrado los oídos
a las crueles y oscuras caricias de la lengua
te hubieras enterado
que en toda época el mundo fue un concupiscente morboso
sino cómo explicarse la existencia
Sansón
ya conoces la fuerza en estado de impureza
has hecho ennoblecer la meditación del enemigo
totalizando en la arena
cada minuto de los años
Ahora sólo queda limpiarse el cuerpo
en las renacidas formas del alba y las auroras
advertir la charla de las armas
besar los ojos de los devoradores de tinieblas
coger el vuelo de las palabras seguras
entregando al airado grito de la tormenta
el ajetreo de los libros que no son para nosotros.
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Paroles de force
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I
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Une formation de rêves à l’état naturel
soutenait ta force de nadir
Rien n’a pu contre ou avec les doigts enfermés dans tes mains
Ta ressemblance
Les tempêtes
La moquerie de ceux qui triomphent
Et moi qui te contemplais survivant revivant
lisant et touchant l’emblème de tes victoires
caressant l’inspiration des coupées
ces têtes qui sont tombées irriguant de leurs yeux pourris la terre
Ainsi
entre ligne et ligne
après que de signer la sentence du jour
prompt je suis venu entre les fauves soumis qui te gardent
disant Samson Samson
in memoriam au mythique squelette de ta vie
c’est l’heure d’ausculter la plaie avec le doigt.
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II
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Mon peuple prenait des décisions
buvant avec approbation l’occulte formule
Rien ne t’importait
Tu ne voulais pas entendre la poussée de la terre
Tu ne voulais pas accepter le compte-rendu des jours
(Oh Vietnam
il y eut des murs dans tes rues
des femmes déchiquetées
des enfants mis au monde et mûrs sans voir la vie
des ventres abriteurs de rats et de bouteilles
des cages de tigre éparpillées sur des kilomètres
des mains étranglant d’autres mains)
Rien ne t’importait
Tu voulais simplement la fumée dans tes reflets
Ainsi je suis venu paisiblement toucher la trace par toi laissée
apprenant tes techniques de fête
lisant les noeuds exposés clairs en tes cheveux
pensant à la signification de la terre
qu’elle n’est que voir la vie attrapant de nouveaux corps.
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III
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Toute nécessité barbare
engendre une conduite barbare
Samson
tes cheveux jamais coupés
sortis de la surhumaine excitation de dieu
ont poussé de voir la brutale imposition
de savoir l’histoire des bousilleurs de lumière
de savoir la fin des tailleurs de pierre au sein des villes
de savoir que la volonté des foudres est de briser le ciel
au milieu de ces batailles ennuagées entre nuages
Rien ne t’importait
Tu as écarté la possibilité d’entrer au monde
ce lieu où l’amour
et les publicités à la sincérité
étiquettent fermement le passage de l’humanité
Ay Samson
Si tu t’étais souvenu
du vin et des mets corrompus qui anéantiraient ta force
tu ne serais pas de nos jours dans l’absolue mémoire des morts.
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IV
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Irrévérencieux homme fort d’autres temps
pour n’avoir pas fermé les oreilles
aux cruelles et obscures caresses de la langue
tu aurais compris
qu’en toute époque le monde fut un concupiscent morbide
sinon comment s’expliquer l’existence
Samson
tu sais déjà de la force à l’état d’impureté
tu as fait s’anoblir la méditation de l’ennemi
totalisant dans le sable
chacune des minutes des ans
Aujourd’hui il ne reste qu’à se nettoyer le corps
dans les formes renées de l’aube et des aurores
avertir la discussion des armes
embrasser les yeux des dévoreurs de ténèbres
prendre le vol des paroles certaines
remettant au cri courroucé de la tempête
le brouhaha des livres qui ne sont pas pour nous.
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*Nadir: Point du ciel à la verticale de l'observateur, vers le bas (opposé à zénith). Le mot provient de l’arabe « naẓīr », « l’opposé ». Par ailleurs, le poète fait signe vers le voeu de « naziréat » de Samson.
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Le fichier pdf:
palabras-de-fuerza-traduction.
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Agrandissement : Illustration 2