IX
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Tú poderoso espíritu entre mí rojo pájaro en el plexo
A quien abrí y vi su corazón
Tú entrado en años como el mar
qué haces en mi esqueleto
Qué mueves en mis glándulas que me veo tan triste
No más trenes vacíos a mi estación cubierta por la niebla
No más barcos rotos a estos muelles doblados por las brisas
No más murallas alrededor de las formas que sangran
Muertos sobre estas calles
No más el sonido del viento entre la noche baldía de mi casa en escombros
sin una voz que apague los quejidos
No más hilos de un hueso a otro no más gargantas rojas
Basta de preguntar cada mañana si antaño te amaba
Basta de caer empezando a subir
No más leprosos labios ante las guitarras
¡No más treces lentísimos lóbregos tumefactos moribundos llorándose!
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IX
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Toi puissant esprit logé dans l'oiseau rouge de ma poitrine
À qui j'ai ouvert et vu le cœur
Toi vieillissant comme la mer
que fais-tu de mon squelette
À quoi touches-tu dans mes glandes que je me vois si triste
Ça suffit des trains sans passager dans ma gare recouverte par la brume
Ça suffit des navires brisés à ces quais dépassés par les brises
Ça suffit des murailles tout autour des formes qui saignent
Les morts dans ces rues
Ça suffit le bruit du vent dans la nuit stérile de ma maison en ruine
sans une voix pour éteindre les pleurs
Ça suffit des fils allant d'un os à l'autre ça suffit des gorges rouges
S'en est assez de demander chaque matin si jadis t'aimait
S'en est assez de chuter l'ascension à peine entamée
Ça suffit des lèvres de lépreux devant les guitares
Ça suffit des sombres trop lentes tuméfactions moribondes pleurantes au nombre de treize!
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