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Billet de blog 11 septembre 2022

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VI - Les quatre horizons du ciel (traduction d'un poème de Gustavo Pereira)

Ce poème de Gustavo Pereira, auteur vénézuélien, est extrait de son recueil Los cuatros horizontes del cielo (1973).

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          VI

.

Mis caminos son las palabras que escribí

                       los ritmos que me produjeron

Vendrán aves a rondar las casas que habité

Darán vueltas se irán

Otras vendrán más altas

                      Bajas perfectas y rosadas

.

Cuerpo que manoseé tantas veces boca que besé seno que abrí

cuello que recorrí árbol que tajé y cuidé y dio fruto

     lengua que palpé

vientre que amasé con fortuna gota de placer que hice brotar

llanto que arranqué borracho por las furias mi lugar solo mi sitio

Como un jarrón vacío de sorpresas te apareces

y recorres mis glándulas rebosadas sin hallar la risa buscada

.

Yo me rebelo en mí mismo me hago un ocho sangriento

y busco en ti el remedio que detenga mis derrames la risa pura

   que apague mis imprecaciones

No serán éstas las ultimas palabras que habré de escribir para ti

                      Diana trompeta de amor recórreme.

.

      VI

.

Mes chemins sont les mots que j’ai écrits

                       les rythmes qui m’ont produit

Viendront oiseaux rôder autour les maisons que j’ai habitées

Feront des tours s’en iront

D’autres viendront plus hauts

                       plus bas roses et parfaits

.

Corps que j’ai peloté tant de fois bouche que j’ai embrassée poitrine que j’ai ouverte

cou que j’ai parcouru arbre que j’ai taillé et choyé et a donné son fruit

                                                    la langue que j’ai tâtée

ventre que j’ai pétri avec chance goutte de plaisir que j’ai faite germer

chagrin que j’ai arraché ivre par les furies mon lieu seul mon endroit

Comme un vase vide en surprise tu apparais

et tu parcours mes glandes débordantes sans trouver l’éclat de rire recherché

.

Moi je me rebelle en moi-même je me fais un huit sanglant

et je cherche en toi le remède qui arrêtera mes éclaboussures le rire pur

    qui éteigne mes imprécations

Ce ne seront pas les dernières paroles que je devrai écrire pour toi

                       Diane trompette d’amour parcours-moi.

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* * *

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Le fichier pdf:

vi-les-cuatros-horizontes-del-cielo-trad (pdf, 45.4 kB)

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