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Billet de blog 13 mars 2021

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Bords (traduction d'un poème d'Orlando Pichardo)

Bordes est un poème d'Orlando Pichardo, auteur vénézuélien, extrait de son recueil Visiones de Sol (2002).

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      Bordes

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He tocado los bordes de la nada

y un cansancio sin horizonte ha tomado posesión de mi cuerpo

Quiero olvido,

total silencio

Mis manos muertas están para lo útil,

catorce veces he apoyado mi vida en la locura

y todas las veces he salido desvencijado de mí mismo.

Mi canción,

utopía que se inicia en los poros de la noche,

perdió la pista del amanecer

y se aferra a luces que no dan reposo.

Las calles donde podía caminar en calma

se llenaron de tormentas

y hoy no existe esquina para aplacar las necesidades del alma.

Necesidades de distancias,

de viajes sin retorno,

de horizontes que pueda cortar con las alas en canto.

Tocaré otras puertas,

caminaré pasillos que me lleven

o al amor

o a la quietud plena de mi cuerpo.

.

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       Bords

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.

J’ai touché les bords du rien

et une fatigue sans horizon a pris possession de mon corps

Je veux l’oubli,

le silence total

Mes mains mortes servent à l’utile,

quatorze fois j’ai appuyé ma vie sur la folie

et toutes les fois j’en suis sorti délabré de moi-même.

Ma chanson

utopie qui commence dans les porosités de la nuit

a perdu la trace du jour

et s’accroche à des lumières qui ne donnent aucun repos.

Les rues où je pouvais marcher calmement

se sont emplies de tempêtes

et aujourd’hui il n’existe pas de recoin pour étancher les besoins de l’âme.

Besoins de distances,

de voyages sans retour,

d’horizons qui puissent couper avec les ailes en chant.

Je frapperai à d’autres portes,

je marcherai les couloirs qui me conduiront

ou à l’amour

ou à la pleine quiétude de mon corps.

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Le fichier pdf:

bords-traduction (pdf, 48.0 kB)

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