Inmovilidad
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En la playa que el viento de otoño hace más sola
Noche a noche me siento frente a la tentación
De este mar que en sus ondas lleva y trae los navíos
Que me envían, de lejos, su muda invitación.
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Los veo hundirse en la niebla salpicados de luces.
Mundos breves y vivos que se echan a andar,
En busca de horizontes distintos e imprevistos,
Entre la hechicería de la luna y del mar.
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Más allá… ¡Oh Dios mío, y yo aquí tan inmóvil
Cual si fuera una piedra que nada ha de mover!
¡Ya me agobia el cansancio de soñar imposibles!
¡Se ha hecho espina mi ansia de tocar y ver!
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Immobilité
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Sur la plage que le vent d’automne fait plus seule
Nuit à nuit je m’assoie face à la tentation
De cette mer qui dans ses ondes amène et ramène les navires
Qui m’envoient, de loin, leur muette invitation.
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Je les vois s’abîmer dans la brume parsemés de lumières.
Mondes brefs et en vie qui débutent leur voyage,
En quête d’horizons différents et imprévus,
Entre la sorcellerie de la lune et de la mer.
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Au delà… Ô mon Dieu, et moi ici si immobile
Comme si j’étais une pierre que rien ne peut mouvoir!
Déjà m’oppresse la fatigue de rêver d’impossibles!
S’est fait épine mon désir de toucher et voir!
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Inmovilidad (traduction)