En attendant Soleil au féminin
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N’est-elle pas la cinquième heure une
empreinte de pas à peine esquissée
noire entre ma chienne et la louve
qui se remeurt
J’arpente à la sortie des boîtes
triste boîte où naquit
Verlaine
mes souvenirs
de toi reviennent
des autres aussi
qu’on miroite
la peinture d’un ami mort
ma main sur la joue
ta canette jetée un jour contre l’aurore
et tous les anges des
scénettes
professant un mensonge adulte
je ne crois plus en rien l’ami qu’aux
gendarmes des
calamités avant l’aube
Allez pauvrir ailleurs bulgares
roumains de nos rues de l’argent
le chemin est long bientôt
la gare me fera oublier
ces gens jusqu’au chercheur
de cigarettes
qu’un présage graolitique
m’indiquant
kaléidoscopique
la venue de ta silhouette
dans la fumée
clocharde et sale
qu’on t’appelle encor Cathédrale…
Présence qui
façonne un peu
la vie passée
Par deux fois j’ai scellé
ma vie au cou-folie préférant
au réel
la possibilité
d’un grand épanchement d’un très grand
incendie
N’as-tu pas cueilli scorpione l’herbe d’amour
tout s’effondre
ils dansent au confort
à la foi des sécurités du bonheur
et du triste emploi
du merveilleux mort
des médiocrités autour à mon
enterrement je voudrais juste voir
des enfants et des chiens hurler à ces vieillards
des vitraux
des statues
Allez-vous en au feu demain nous n’aurons
et pour prier je le veux
que Marie
sœur de Lazare Marie
la mère
Marie la
pute et tes
deux mille ans paraphrasant que
du sable murmuré au vent de la mer
quand de ta mémoire ces femmes
se croisant se confondent
N’as-tu jamais fais la différence ?
Elles ou moi
tes camarades sont les fables des folles
les assassins sans religion
les poètes sans écriture
ta cause est l’innocence
un poème tagué au mur de leur
école ou prison