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Billet de blog 19 août 2022

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En attendant Soleil au féminin (Poésie)

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              En attendant Soleil au féminin

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N’est-elle pas la cinquième heure une

  empreinte de pas à peine esquissée

      noire entre ma chienne et la louve

          qui se remeurt

J’arpente à la sortie des boîtes

          triste boîte où naquit

                Verlaine

mes souvenirs

      de toi reviennent

      des autres aussi

      qu’on miroite

  la peinture d’un ami mort

  ma main sur la joue

  ta canette jetée un jour contre l’aurore

      et tous les anges des

                scénettes

  professant      un mensonge adulte

je ne crois plus en rien l’ami qu’aux

  gendarmes des

      calamités avant l’aube

Allez pauvrir ailleurs bulgares

  roumains de nos rues de l’argent

  le chemin est long bientôt

  la gare me fera oublier

      ces gens jusqu’au chercheur

              de cigarettes

  qu’un présage graolitique

                m’indiquant

              kaléidoscopique

  la venue de ta silhouette

              dans la fumée

              clocharde et sale

  qu’on t’appelle encor Cathédrale…

Présence qui

  façonne un peu

              la vie passée

  Par deux fois j’ai scellé

  ma vie au cou-folie préférant

                au réel

                    la possibilité

  d’un grand épanchement d’un très grand

                    incendie

N’as-tu pas cueilli scorpione l’herbe d’amour

  tout s’effondre

  ils dansent au confort

      à la foi des sécurités      du bonheur

      et du triste emploi

          du merveilleux mort

  des médiocrités autour à mon

    enterrement je voudrais      juste voir

  des enfants et des chiens hurler à ces vieillards

              des vitraux

              des statues

  Allez-vous en au feu demain nous n’aurons

  et pour prier je le veux

        que Marie

  sœur de Lazare Marie

        la mère

                Marie la

                pute et tes

  deux mille ans paraphrasant que

      du sable murmuré au vent de la mer

  quand de ta mémoire ces femmes

        se croisant se confondent

N’as-tu jamais fais la différence ?

              Elles ou moi

  tes camarades sont les fables des folles

      les assassins sans religion

      les poètes sans écriture

  ta cause est l’innocence

  un poème tagué au mur de leur

      école        ou prison

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