La memoria
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De pronto
surge un árbol nadando
una fotografía
con césped en los pies
una mano detrás de una ventana
trenzas que perdieron los labios
rostros como tréboles
en las páginas de un libro
un pejesapo con la ventosa
adherida a una lanza.
Dónde están unos días
años de a pares
una lluvia que fue casi gotera
una gotera que fue subiendo el plato.
La memoria - tengo
lagunas al oeste -
cuando oigo el sur
es un campo
un hacha
un frío entre paredes
donde el amor no es lástima,
son troncos, cabezas
que se aprietan al fuego.
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La mémoire
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Tout à coup
surgit un arbre en nageant
une photographie
avec de l’herbe sous les pieds
une main derrière une fenêtre
tresses qui perdirent les lèvres
visages comme des trèfles
dans les pages d’un livre
une lotte avec la ventouse
prise sur une lance.
Où se trouvent ces quelques jours
les années par paires
une pluie qui fut presque une fuite
une fuite qui alla élevant l’assiette.
La mémoire - j’ai
des lagunes à l’ouest -
quand j’entends le sud
c’est un champ
une hache
un froid entre les murs
où l’amour n’est pas blessure,
avec des bûches, têtes
qui se serrent contre le feu.
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La memoria (traduction)