Cristobal Flores Cienfuegos (avatar)

Cristobal Flores Cienfuegos

Rêveur

Abonné·e de Mediapart

401 Billets

0 Édition

Billet de blog 22 novembre 2022

Cristobal Flores Cienfuegos (avatar)

Cristobal Flores Cienfuegos

Rêveur

Abonné·e de Mediapart

Toujours (traduction d'un texte de Canserbero)

Siempre est une chanson de Tirone José González Orama (1988 - 2015) dit Canserbero, rappeur, poète, compositeur et activiste vénézuélien extraite de son explicit du même nom.

Cristobal Flores Cienfuegos (avatar)

Cristobal Flores Cienfuegos

Rêveur

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

            Siempre

.

.

Yo no hago rimas pa’ gustar a la gente

No busco ritmos de moda, como soy hoy voy a ser siempre

No busco hacerme el diferente, sino que simplemente

No me nace actuar como rapero común y corriente

.

Hip-hop escucho a penas

Porque en mi opinión son contados con una mano los que si valen la pena

Me aburren los gestos exagerados, los acentos imitados

Todos suenan igual y allí la raíz del problema

.

De rap sé poco, de su cultura y su historia

Solo sigo la voz de mi alma desde que tengo memoria

Y no me río con todo el mundo, pues donde crecí aprendí

Que los que más te envidian pueden estar frente a ti

.

Así que si puedes callarme; hágalo, demuéstrelo

No digo que me las sé todas, aunque seguro algo invento

Tengo una historia nueva a diario

Pues no solo el barrio vive en mí, sino que sigo viviendo en un barrio

.

La selva de concreto, como algunos dicen

Donde lamentablemente hay que pisar para que no te pisen

Mis raíces en el alma llevo

Luchando contra racistas que cortan el mundo en primero y tercero

.

No ha sido fácil, para mí no ha sido fácil

Lo digo poque es así, no para hacerme el frágil

Mi agilidad mental me lleva a un plano superior

Donde me veo y noto que no me hace falta buscar ser mejor

.

Porque los títulos de nada han servido

El verdadero respeto lo brindan los que están contigo

Tus amigos, tu público agradecido al que les digo

Que el indigo va a rimar y rimar mientras esté vivo

.

De eso se trata herma’

A mí no me hacen falta cadenas ni na’ de esa mierda

Hip-hop en castellano, con venezolana jerga

Alimentado por lo que he leído y vivido sin merma

.

Hay más envidia que huecos en la autopista hoy en día

Qué fácil es criticar y creerte « for real »

De mí se ha hablado tanto últimamente que un día

Tendré que escuchar chismes para enterarme de mi propia vida

.

Es triste pero cierto, (yeah)

Sientes la mala vibra incluso en tus propios conciertos

Es triste pero cierto, que conozco extranjeros

Que te comprenden más que muchos de tus propios compañeros

.

Le cambian el sentido a todo lo que digo

No admiten que soy el que ha hecho que se vea por los oídos

Me lanzan tantas directas en canciones

Que el hecho de no nombrarme ya los hace notar como perdedores

.

Solo yo sé cuánto amo tanto a Venezuela

Y no me cansaré de opinar cómo y cuánto pueda

Mi educación me dice que la vida es pasajera

Y si no hay otra opción me largaré con mi música fuera

.

Nacionalistas, estúpidos no ven que una cosa es querer a tu país

Y otra es hacerte el ciego

Borregos influenciables, hipócritas con ego

Tal que no los dejan caminar más allá de sus miedos

.

No se trata de religión ni política

Se trata de falta de objetividad en sus críticas

Se nota a leguas, que solo buscan popularidad

Googleando mis palabras pa’ contradecirlas

.

Por eso nunca nos han visto como músicos

Por ignorantes como ustedes que actúan como súbditos

Dicen que no son comerciales y no entienden

Que su propia vida es más comercial que cualquier merengue*

.

Son comerciales cuando hablan y caminan

Comerciales cuando gesticulan, comen y respiran

Son comerciales cuando actúan como bobos

Odiarme sin causa es comercial, pues así actúan todo’

.

¡Buah!, ¡Oh-oh!, ¡Gbec!, ¡Yeah!

¡No voy a escribir más!

.

Odio, amor, cariño, ira, fuerza, sonrisas, respeto, vida:

¡Así soy yo!, ¡Woah!, ¡Así soy yo!

Sueños, metas, experiencias en mi cerebro yacen vividas

Y no quiero morir, ¡Todavía no!

.

Yo no soy de este cuento, yo no soy de este tiempo

Es mucho sentimiento para un humilde cuerpo

Mucho conocimiento para tan poco tiempo

Injusticias vividas que no entiendo

.

Odio, amor, cariño, ira, fuerza, sonrisas, respeto, vida:

¡Así soy yo!, ¡Woah!, ¡Así soy yo!

Sueños, metas, experiencias en mi cerebro

Y no quiero morir, ¡Todavía no!

.

¡El Canserbero!, ¡Hey-eah!

.

Es que no admiten que ando por el fuego descalzo

A comentario necio, escaso caso

Pa’ mi gente un abrazo, pa’ los payasos patada ’e coñazo’

Y si buscas una mano amiga empieza por tu propio brazo

.

Weshy, G-B-E-C en el instrumental

Un aplauso pa’ ustedes mismos, jaja

Cinco de diciembre de dos mil siempre

Maracay, Venezuela

El Techo, la Sabia Escuela

Sudamérica y nuestra América entera

De corazón pa’ los rela’

.

.

             Toujours

.

.

Moi j’fais pas d’rimes pour plaire aux gens

J’cherche pas d’rythmes à la mode, comme j’suis là j’s’rai toujours

J’cherche pas à m’la jouer différent, c’est juste que simplement

J’ai pas l’attitude du rappeur ordinaire et courant

.

Du Hip-hop j’en écoute à peine

Parc’ que pour moi ça s’comptent sur les doigts d’une main ceux qui en valent la peine

M’ennuient les gestes exagérés, les accents tous imités

Tout sonne pareil et là est le coeur du problème

.

Du rap j’sais pas grand chose, de sa culture et son histoire

J’poursuis juste la voix d’mon âme depuis qu’j’ai une mémoire

Et j’rigole pas avec tout l’monde, parc’ que où j’ai grandi j’ai appris

Que d’vant toi peuvent se trouver ceux qui le plus t’envient

.

Alors si tu peux m’faire taire: Vas-y, prouve-le

J’dis pas que j’sais tout, même si quelque chose j’invente

J’ai une nouvelle histoire chaque jour

Car le quartier vit pas seul’ment en moi, mais j’vis au tiéquar toujours

.

Concrèt’ment la jungle, comme disent certains

Où tristement quelqu’un veut toujours marcher sur quelqu’un

Mes racines je les porte dans l’âme

Luttant contre les racistes qui divisent le monde en premier et troisième drame

.

Ça n’a pas été facile, pour moi ça n’a pas été facile

J’le dis parc’ que c’est comme-ça, pas pour faire le fragile

Mon agilité mentale m’emmène vers un plan supérieur

Où j’me vois et j’crois que j’n’ai plus à dev’nir meilleur

.

Parc’ que les trophées n’servent à rien

Le vrai respect tu le tiendras toujours des tiens

Tes amis, ton public qui t’remercie à qui j’dis

Que l’indigo va rimer et rimer tant que j’srai en vie

.

C’est d’ça qu’on parle frérot

Moi j’ai pas besoin d’leurs chaînes ni de toute cett’ merde

Hip-hop en castillan, du Venezuela vient l’argot

Nourri aux lectures j’ai vécu sans l’clinquant et j’vous emmerde

.

Il y a plus de convoitise que de fissures sur l’autoroute de nos jours

Qu’c’est facile de critiquer et s’croire « for real »

De moi on a tant parlé ces derniers temps qu’un jour

Faudra que j’m’informe des ragots pour savoir où va ma vie

.

C’est triste mais vrai, (yeah)

Tu sens les mauvaises ondes jusque dans tes propres concerts

C’est triste mais vrai, que j’connais des gens d’autres terres

Qui te comprennent mieux que la plupart de tes confrères

.

Ils tournent à leur sauce tout mon art

N’admettent pas que j’suis celui par qui leurs oreilles ont pu voir

Ils me lancent tell’ment d’piques dans leurs chansons

Que l’fait de pas m’nommer les fait voir pour ce qu’ils sont

.

J’sais juste comment j’aime tant le Venezuela

Et jamais j’me fatigu’rai d’avoir autant d’idées qu’possible pour toi

Mon éducation m’dit qu’la vie est passagère

Et si y’a pas d’autres options moi et ma zik nous irons vers d’autres terres

.

Nationalistes, des imbéciles qui ne voient pas la diff’ entre aimer son pays

Et en dev’nir complètement aveugle

Moutons manipulés, hypocrites avec un tel ego

Qu’il ne les laisse jamais sortir de la cage de leurs peurs

.

S’agit pas d’religion ni d’politique

S’agit d’un manque d’objectivité dans leurs critiques

Ça s’voit à des lieux, qu’ils cherchent juste la popularité

Googlisant mes paroles pour v’nir les infirmer

.

C’est pour ça qu’jamais on nous a vu comme des musiciens

Par ignorance comme vous tous qui agissez en pantins

Ils disent qu’ils sont pas commerciaux mais comprennent que dal

Leurs vies autant qu’une quelconque meringue d’ici sont commerciales

.

Sont commerciaux quand ils parlent et marchent

Commerciaux quand ils gesticulent, mangent et respirent

Sont commerciaux quand ils agissent comme des abrutis

M’détester sans raison c’est commercial, mais sont tous dans l’délire

.

Buah! Oh-oh! Gbec! Yeah!

J’vais plus rien écrire!

.

Haine, amour, tendresse, colère, force, sourires, respect, vie:

J’suis comm’ça moi! Woah! J’suis comm’ça moi!

Rêves, buts, expériences dans ma cervelle gisent vécues

Et j’veux pas mourir! Pas encore!

.

Moi j’suis pas d’cette époque, j’suis pas du secteur

C’est bien trop d’sentiments pour un humble coeur

Trop d’connaissances et si peu d’temps pour apprendre

Des injustices vécues impossibles à comprendre

.

Haine, amour, tendresse, colère, force, sourires, respect, vie:

J’suis comm’ça moi! Woah! J’suis comm’ça moi!

Rêves, buts, expériences dans ma cervelle

Et j’veux pas mourir! Pas encore!

.

El Canserbero! Hey-eah!

.

C’est qu’ils veulent pas voir que j’marche dans la géhenne 

Au commentaire niais, attention niée

Pour les miens une étreinte, pour les bouffons une raclée

Et si tu cherches une main amie commence par la tienne

.

Weshy, G-B-E-C à l’instru’

Des applaudiss’ments pour vous-mêmes, ahah

Cinq décembre deux mille toujours

Maracay, Venezuela

El Techo, la Sabia Escuela

Amérique du Sud et notre Amérique entière

Avec le coeur, pour les frères

.

.

.

.

.

.

.

.

*Que su propia vida es más comercial que cualquier merengue: La meringue, pour les pâtisseries, très commune au Venezuela. Manière de dire aussi un morveux, un avorton.

.

.

*

* * *

*

Le fichier pdf:

siempe-traduction-2 (pdf, 96.4 kB)

.

.


Canserbero - Siempre © El Canserbero

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.