Y en un espejo vi
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Y hoy la fui a visitar caminando entre lápidas*
Y me di cuenta que la vida aquí es muy rápida
Aunque ya lo he dicho antes, quiero recordarlo hoy
Como cuando tú recuerdas una historia
Que no debe ser contada, pero escuchas una voz
Que te dice: « Cántala » te exige: « Por favor
Nárrale a tus semejantes, esta la razón de lo que soy
La historia que se repite en muchas vidas
Pero que no todos pueden expresar con tu don
Y es por eso que tú debes servir de conexión
Para eso están los cantantes: para tocar el corazón »
La historia de la que hablamos dice así:
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Hay un niño en Venezuela que creció como cualquiera
Jugando en calles y aceras sin mucha preocupación
Es fácil para los niños, que de cualquier forma juegan
Sin pensar que el mundo afuera fue creado pa'l león
Riendo se pasa el tiempo, jugando olvidas el hambre
Hasta que vas comprendiendo la difícil situación
Cuando ves un niño afuera jugando con su Nintendo
Viendo cómo sus dos padres son como en televisión
No pelean, se abrazan, tiempo con el niño pasan
Comunicación enlazan, se dicen frases de amor
Hay un chamo en Venezuela que poco a poco comprende
Que la vida es diferente y que pudiera ser mejor
El niño, que ya ha crecido, por caprichos del destino
Recorrió muchos caminos, vive solo con rencor
Nada sueña, ni dormido, no confía ni en sus amigos
Porque sabe que el camino fue creado pa'l león
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Y con una coraza va, va, va
Y todo blanco y negro ve, ve, ve
En un espejo un día lo vi y me dijo con su voz
« ¡Bu! ¿Qué tal es verte a mí? »*
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Y con una coraza va, va, va
Y todo blanco y negro ve, ve, ve
En un espejo un día lo vi y me dijo con su voz
« ¡Bu! ¿Qué tal es verme a ti? »
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El niño es adolescente y vive solo con su padre
Porque su madre se ha ido, dicen que a un mundo mejor
Su padre trabaja fuerte, pero mientras está ausente
La calle que está caliente, le sirve como tutor
Debe madurar temprano, supo que murió su hermano*
Y aunque no le han preguntado, le causó un grave dolor
Hay un hombre en Venezuela que poco a poco comprende
Que la vida es diferente y que pudiera ser mejor
Y ahora es un adulto más, que vive entre las ánimas
De sus recuerdos ve los días como páginas
De un libro sin final que busca terminarlo hoy
Como cuando ves el final de una historia sin haber leído nada
Pero sientes que hoy debe estar ya terminada
Le dice el corazón que la vida es asfixiante
Se encierra en su habitación
A escribir para sentir que no está aquí
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Y con una coraza va, va, va
Y todo blanco y negro ve, ve, ve
En un espejo un día lo vi y me dijo con su voz
« ¡Bu! ¿Qué tal es verte a mí? »
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Y con una coraza va, va, va
Y todo blanco y negro ve, ve, ve
En un espejo un día lo vi y me dijo con su voz
« ¡Bu! ¿Qué tal es verme a ti? »
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Hay un tipo en Venezuela que quiere morir tranquilo
Planea meterse un tiro en un banquillo ’e callejón
Hasta que un ciego le dijo que la vida es un suspiro
Basta verla diferente pa que ella sea mejor
El ciego cambió su vida, le inspiro a escribir más vida
Hallar una salida a cada herida y situación
Un poeta en Venezuela canta con la frente arriba
Lo que la razón le diga y lo que dicte el corazón
Sin embargo, las mentiras suelen provocarle ira
Por lo cual no puede botar completamente el rencor
Hay un tipo en Venezuela que aunque digan lo que digan
Es real como cualquiera que sienta rencor y amor
Y hoy la fui a visitar caminando entre lápidas
Y me di cuenta que la vida aquí es muy rápida
Pronto he de acompañarle, mientras tanto voy
A cumplir con la misión que tengo aquí, sí
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Y con una sonrisa va, va, va
Y todo con empeño ve, ve, ve
En un espejo un día lo vi y me dijo con su voz
« ¡Bu! ¿Qué tal es verte a mí? »
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Y con una sonrisa va, va, va
Y todo con empeño ve, ve, ve
En un espejo un día lo vi y me dijo con su voz
« ¡Bu! ¿Qué tal es verme a ti? »
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¿Qué tal es verme a ti?
¿Qué tal es verme a ti?
¿Qué tal es verme a ti?
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Et dans un miroir j’ai vu
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Et aujourd’hui j’ai été la voir marchant parmi les pierres tombales
Et j’me suis rendu compte qu’la vie ici passait très vite
Même si j’l’ai d’jà dit avant, j’veux m’en souvenir maint’nant
Comme quand tu t’souviens d’une histoire
Qui n’doit pas être contée, mais t’entends une voix
Qui te dit: « Chante-la » elle exige: « S’il te plaît
Raconte-leur à tes semblables, voici la raison qui m’a fait ainsi
L’histoire qui se répète en de si nombreuses vies
Mais tous ne peuvent l’exprimer avec le don qui est le tien
Et c’est pour ça que tu dois leur servir de lien
C’est pour ça les chanteurs, pour nous toucher le coeur »
L’histoire d’laquelle on parle dit cela:
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Y’a un môme au Venezuela qui a grandi comme n’importe qui
Jouant dans les rues et les trottoirs sans beaucoup d’préoccupation
C’est facile pour les mômes, qui trouvent toujours en jouant une sortie
Sans s’douter que c’monde dehors a été créé pour le lion
En riant l’temps passe, en jouant t’oublies un peu la faim
Jusqu’à c’que peu à peu tu comprennes la difficile situation
Quand tu vois un môme dehors qui joue avec sa Nintendo
Voyant qu’ses deux parents ressemblent à des gens dans la télévision
Ils ne s’disputent pas, s’embrassent, avec le môme passent du temps
La communication les lie, ils se disent l’amour souvent
Y’a un gamin au Venezuela qui petit à petit comprend
Qu’la vie c’est p’t’être pas ça et qu’elle pourrait même être meilleure
Le môme, qui a grandi maint’nant, caprice de la destinée
Il a marché sur bien des routes, il vit tout seul dans sa rancoeur
Il rêve de rien, même endormi, il n’a confiance en aucune amitié
Parc’ qu’il sait qu’ce chemin a été crée pour le lion
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Et avec une cuirasse il va, va, va
Et tout en noir et blanc il voit, voit, voit
Dans un miroir un jour je l’ai vu et il m’a dit avec sa voix
« Bouh! Ça fait quoi de t’voir en moi? »
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Et avec une cuirasse il va, va, va
Et tout en noir et blanc il voit, voit, voit
Dans un miroir un jour je l’ai vu et il m’a dit avec sa voix
« Bouh! Ça fait quoi de t’voir en moi? »
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Le môme est adolescent et il vit seul avec son père
Parc’ que sa mère s’en est allée, ils disent que dans un monde meilleur
Son père s’échine à en crever, mais pendant qu’le vieux chasse la misère
Les trottoirs de la galère, sont pour le môme les seuls éducateurs
Il a dû grandir trop tôt, il a vu mourir son frère
Et bien qu’on lui ait jamais d’mandé, abominable est la douleur
Y’a un homme au Venezuela qui petit à petit comprend
Qu’la vie c’est p’t’être pas ça et qu’elle pourrait même être meilleure
Et maint’nant c’est un adulte de plus, qui vit parmi ces âmes errantes
De ses souvenirs il voit les jours comme des pages fuyantes
D’un livre sans fin qu’il voudrait bien terminer aujourd’hui
Comme quand tu vois la fin d’une histoire sans avoir lu l’début
Mais tu sens qu’aujourd’hui elle doit déjà être achevée
Le coeur lui dit que la vie ici-bas va l'étouffer
Il s’enferme dans sa chambre
Pour écrire et sentir qu’il n’est plus assis ici
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Et avec une cuirasse il va, va, va
Et tout en noir et blanc il voit, voit, voit
Dans un miroir un jour je l’ai vu et il m’a dit avec sa voix
« Bouh! Ça fait quoi de t’voir en moi? »
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Et avec une cuirasse il va, va, va
Et tout en noir et blanc il voit, voit, voit
Dans un miroir un jour je l’ai vu et il m’a dit avec sa voix
« Bouh! Ça fait quoi de t’voir en moi? »
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Y’a un type au Venezuela qui veut tranquillement mourir
Il prévoit d’se coller une bastos sur un banc dans une impasse
Jusqu’à c’qu’un aveugle lui dise que la vie n’est qu’un soupir
Qui suffit d’la voir différemment pour qu’elle soit meilleure
L’aveugle a changé sa vie, l’a inspiré pour qu’il écrive plus de vie
Trouver une échappée pour chaque plaie et situation
Un poète au Venezuela chante avec la tête haute
C’que sa raison lui dit et c’que lui dicte son coeur
Par contre, les mensonges engendrent sa colère
À cause de ça il n’arrive pas vraiment à s’défaire de la rancoeur
Y’a un type au Venezuela qui peu importe c’qu’ils racontent
Est réel comme n’importe qui ressentant la haine et puis l’amour
Et aujourd’hui j’ai été la voir marchant parmi les pierres tombales
Et j’me suis rendu compte qu’la vie ici passait très vite
Bientôt j’vais d’voir t’accompagner, en attendant j’vais
Accomplir la mission pour laquelle j’suis ici, oui
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Et avec un sourire il va, va, va
Et plein d’entrain il voit, voit, voit
Dans un miroir un jour je l’ai vu et il m’a dit avec sa voix
« Bouh! Ça fait quoi de m’voir en toi? »
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Et avec un sourire il va, va, va
Et plein d’entrain il voit, voit, voit
Dans un miroir un jour je l’ai vu et il m’a dit avec sa voix
« Bouh! Ça fait quoi de m’voir en toi? »
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Ça fait quoi de t’voir moi?
Ça fait quoi de t’voir moi?
Ça fait quoi de t’voir moi?
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*va, ve, vi, voz, bu: jeu sur les sonorités des voyelles a, e, i, o et u.
Y hoy la fui a visitar caminando entre lápidas, …, Debe madurar temprano, supo que murió su hermano: Tirone González a perdu sa mère quand il avait environ neuf ans et son frère en des circonstances tragiques alors qu’il en avait douze.
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Le fichier pdf:
y-en-un-espejo-vi-traduction-3.
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