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Billet de blog 23 novembre 2022

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Et dans un miroir j'ai vu (traduction d'un texte de Canserbero)

Y en un espejo vi est une chanson de Tirone José González Orama (1988 - 2015) dit Canserbero, rappeur, poète, compositeur et activiste vénézuélien extraite de son album Muerte paru en 2012.

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            Y en un espejo vi

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Y hoy la fui a visitar caminando entre lápidas*

Y me di cuenta que la vida aquí es muy rápida

Aunque ya lo he dicho antes, quiero recordarlo hoy

Como cuando tú recuerdas una historia 

Que no debe ser contada, pero escuchas una voz

Que te dice: « Cántala » te exige: « Por favor

Nárrale a tus semejantes, esta la razón de lo que soy

La historia que se repite en muchas vidas

Pero que no todos pueden expresar con tu don

Y es por eso que tú debes servir de conexión

Para eso están los cantantes: para tocar el corazón »

La historia de la que hablamos dice así:

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Hay un niño en Venezuela que creció como cualquiera

Jugando en calles y aceras sin mucha preocupación

Es fácil para los niños, que de cualquier forma juegan

Sin pensar que el mundo afuera fue creado pa'l león

Riendo se pasa el tiempo, jugando olvidas el hambre

Hasta que vas comprendiendo la difícil situación

Cuando ves un niño afuera jugando con su Nintendo

Viendo cómo sus dos padres son como en televisión

No pelean, se abrazan, tiempo con el niño pasan

Comunicación enlazan, se dicen frases de amor

Hay un chamo en Venezuela que poco a poco comprende

Que la vida es diferente y que pudiera ser mejor

El niño, que ya ha crecido, por caprichos del destino

Recorrió muchos caminos, vive solo con rencor

Nada sueña, ni dormido, no confía ni en sus amigos

Porque sabe que el camino fue creado pa'l león

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Y con una coraza va, va, va

Y todo blanco y negro ve, ve, ve

En un espejo un día lo vi y me dijo con su voz

« ¡Bu! ¿Qué tal es verte a mí? »*

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Y con una coraza va, va, va

Y todo blanco y negro ve, ve, ve

En un espejo un día lo vi y me dijo con su voz

« ¡Bu! ¿Qué tal es verme a ti? »

.

El niño es adolescente y vive solo con su padre

Porque su madre se ha ido, dicen que a un mundo mejor

Su padre trabaja fuerte, pero mientras está ausente

La calle que está caliente, le sirve como tutor

Debe madurar temprano, supo que murió su hermano*

Y aunque no le han preguntado, le causó un grave dolor

Hay un hombre en Venezuela que poco a poco comprende

Que la vida es diferente y que pudiera ser mejor

Y ahora es un adulto más, que vive entre las ánimas

De sus recuerdos ve los días como páginas

De un libro sin final que busca terminarlo hoy

Como cuando ves el final de una historia sin haber leído nada

Pero sientes que hoy debe estar ya terminada

Le dice el corazón que la vida es asfixiante

Se encierra en su habitación

A escribir para sentir que no está aquí

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Y con una coraza va, va, va

Y todo blanco y negro ve, ve, ve

En un espejo un día lo vi y me dijo con su voz

« ¡Bu! ¿Qué tal es verte a mí? »

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Y con una coraza va, va, va

Y todo blanco y negro ve, ve, ve

En un espejo un día lo vi y me dijo con su voz

« ¡Bu! ¿Qué tal es verme a ti? »

.

Hay un tipo en Venezuela que quiere morir tranquilo

Planea meterse un tiro en un banquillo ’e callejón

Hasta que un ciego le dijo que la vida es un suspiro

Basta verla diferente pa que ella sea mejor

El ciego cambió su vida, le inspiro a escribir más vida

Hallar una salida a cada herida y situación

Un poeta en Venezuela canta con la frente arriba

Lo que la razón le diga y lo que dicte el corazón

Sin embargo, las mentiras suelen provocarle ira

Por lo cual no puede botar completamente el rencor

Hay un tipo en Venezuela que aunque digan lo que digan

Es real como cualquiera que sienta rencor y amor

Y hoy la fui a visitar caminando entre lápidas

Y me di cuenta que la vida aquí es muy rápida

Pronto he de acompañarle, mientras tanto voy

A cumplir con la misión que tengo aquí, sí

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Y con una sonrisa va, va, va

Y todo con empeño ve, ve, ve

En un espejo un día lo vi y me dijo con su voz

« ¡Bu! ¿Qué tal es verte a mí? »

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Y con una sonrisa va, va, va

Y todo con empeño ve, ve, ve

En un espejo un día lo vi y me dijo con su voz

« ¡Bu! ¿Qué tal es verme a ti? »

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¿Qué tal es verme a ti?

¿Qué tal es verme a ti?

¿Qué tal es verme a ti?

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             Et dans un miroir j’ai vu

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Et aujourd’hui j’ai été la voir marchant parmi les pierres tombales

Et j’me suis rendu compte qu’la vie ici passait très vite

Même si j’l’ai d’jà dit avant, j’veux m’en souvenir maint’nant

Comme quand tu t’souviens d’une histoire

Qui n’doit pas être contée, mais t’entends une voix

Qui te dit: « Chante-la » elle exige: « S’il te plaît

Raconte-leur à tes semblables, voici la raison qui m’a fait ainsi

L’histoire qui se répète en de si nombreuses vies

Mais tous ne peuvent l’exprimer avec le don qui est le tien

Et c’est pour ça que tu dois leur servir de lien

C’est pour ça les chanteurs, pour nous toucher le coeur »

L’histoire d’laquelle on parle dit cela:

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Y’a un môme au Venezuela qui a grandi comme n’importe qui

Jouant dans les rues et les trottoirs sans beaucoup d’préoccupation

C’est facile pour les mômes, qui trouvent toujours en jouant une sortie

Sans s’douter que c’monde dehors a été créé pour le lion

En riant l’temps passe, en jouant t’oublies un peu la faim

Jusqu’à c’que peu à peu tu comprennes la difficile situation

Quand tu vois un môme dehors qui joue avec sa Nintendo

Voyant qu’ses deux parents ressemblent à des gens dans la télévision

Ils ne s’disputent pas, s’embrassent, avec le môme passent du temps

La communication les lie, ils se disent l’amour souvent

Y’a un gamin au Venezuela qui petit à petit comprend

Qu’la vie c’est p’t’être pas ça et qu’elle pourrait même être meilleure

Le môme, qui a grandi maint’nant, caprice de la destinée

Il a marché sur bien des routes, il vit tout seul dans sa rancoeur

Il rêve de rien, même endormi, il n’a confiance en aucune amitié

Parc’ qu’il sait qu’ce chemin a été crée pour le lion

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Et avec une cuirasse il va, va, va

Et tout en noir et blanc il voit, voit, voit

Dans un miroir un jour je l’ai vu et il m’a dit avec sa voix

« Bouh! Ça fait quoi de t’voir en moi? »

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Et avec une cuirasse il va, va, va

Et tout en noir et blanc il voit, voit, voit

Dans un miroir un jour je l’ai vu et il m’a dit avec sa voix

« Bouh! Ça fait quoi de t’voir en moi? »

.

Le môme est adolescent et il vit seul avec son père

Parc’ que sa mère s’en est allée, ils disent que dans un monde meilleur

Son père s’échine à en crever, mais pendant qu’le vieux chasse la misère

Les trottoirs de la galère, sont pour le môme les seuls éducateurs

Il a dû grandir trop tôt, il a vu mourir son frère

Et bien qu’on lui ait jamais d’mandé, abominable est la douleur

Y’a un homme au Venezuela qui petit à petit comprend

Qu’la vie c’est p’t’être pas ça et qu’elle pourrait même être meilleure

Et maint’nant c’est un adulte de plus, qui vit parmi ces âmes errantes

De ses souvenirs il voit les jours comme des pages fuyantes

D’un livre sans fin qu’il voudrait bien terminer aujourd’hui

Comme quand tu vois la fin d’une histoire sans avoir lu l’début

Mais tu sens qu’aujourd’hui elle doit déjà être achevée

Le coeur lui dit que la vie ici-bas va l'étouffer

Il s’enferme dans sa chambre

Pour écrire et sentir qu’il n’est plus assis ici

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Et avec une cuirasse il va, va, va

Et tout en noir et blanc il voit, voit, voit

Dans un miroir un jour je l’ai vu et il m’a dit avec sa voix

« Bouh! Ça fait quoi de t’voir en moi? »

.

Et avec une cuirasse il va, va, va

Et tout en noir et blanc il voit, voit, voit

Dans un miroir un jour je l’ai vu et il m’a dit avec sa voix

« Bouh! Ça fait quoi de t’voir en moi? »

.

Y’a un type au Venezuela qui veut tranquillement mourir

Il prévoit d’se coller une bastos sur un banc dans une impasse

Jusqu’à c’qu’un aveugle lui dise que la vie n’est qu’un soupir

Qui suffit d’la voir différemment pour qu’elle soit meilleure

L’aveugle a changé sa vie, l’a inspiré pour qu’il écrive plus de vie

Trouver une échappée pour chaque plaie et situation

Un poète au Venezuela chante avec la tête haute

C’que sa raison lui dit et c’que lui dicte son coeur

Par contre, les mensonges engendrent sa colère

À cause de ça il n’arrive pas vraiment à s’défaire de la rancoeur

Y’a un type au Venezuela qui peu importe c’qu’ils racontent

Est réel comme n’importe qui ressentant la haine et puis l’amour

Et aujourd’hui j’ai été la voir marchant parmi les pierres tombales

Et j’me suis rendu compte qu’la vie ici passait très vite

Bientôt j’vais d’voir t’accompagner, en attendant j’vais

Accomplir la mission pour laquelle j’suis ici, oui

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Et avec un sourire il va, va, va

Et plein d’entrain il voit, voit, voit

Dans un miroir un jour je l’ai vu et il m’a dit avec sa voix

« Bouh! Ça fait quoi de m’voir en toi? »

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Et avec un sourire il va, va, va

Et plein d’entrain il voit, voit, voit

Dans un miroir un jour je l’ai vu et il m’a dit avec sa voix

« Bouh! Ça fait quoi de m’voir en toi? »

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Ça fait quoi de t’voir moi?

Ça fait quoi de t’voir moi?

Ça fait quoi de t’voir moi?

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*va, ve, vi, voz, bu: jeu sur les sonorités des voyelles a, e, i, o et u.

Y hoy la fui a visitar caminando entre lápidas, …, Debe madurar temprano, supo que murió su hermano: Tirone González a perdu sa mère quand il avait environ neuf ans et son frère en des circonstances tragiques alors qu’il en avait douze.

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Le fichier pdf:

y-en-un-espejo-vi-traduction-3 (pdf, 96.3 kB)

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Canserbero - Y en un espejo vi © El Canserbero

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