NOS QUIEREN SILENCIAR (Testimonio)
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Fuente: Colectivo Chola Contravisual
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El 21 de Diciembre realizamos un plantón en la plaza Constitución, Huancayo. Mientras protestábamos, un grupo de policías prendían fuegos artificiales y celebraban la fiestas navideñas. Horas más tarde, 7 jóvenes entre activistas y artistas, salimos a las calles a hacer pegatinas con arte de varixs companerxs de Huancayo y Huamanga.
Realizamos esta acción por la calle Real, entonces, llegaron 3 patrulleros de la PNP, nos dijeron que lo que hacíamos era incitación al odio. Arbitrariamente nos llevaron a la comisaría, incluso jalonearon a un compañero y lo empujaron al patrullero. Preguntábamos por qué cargos nos estaban arrestando y nos mandaban a callar de manera matonezca. Al llegar a la comisaría nos querían asustar comentando entre ellos que los afiches eran apología al terrorismo y que llamarían a la Dircote. Gracias a la preocupación y el sostén de varias compas, llego un amigo abogado que nos acompañó y los policías cambiaron de actitud. Se acercaron a mencionarnos que en 1 hora nos liberaban; sin embargo, estuvimos alrededor de 2 horas y media.
Fue momentos de rabia y frustración. Sentimos la violencia policial y el miedo estuvo todo el tiempo. Preocupades que nos siembren algo, como ya paso con otras detenciones arbitrarias.
Nuestras acciones contraculturales y artísticas no podrán ser silenciadas. La acciones por la memoria de nuestros muertos no podrán ser silenciado.
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Y citando a nuestra hermana Karuraqmi Purinay, poeta huancaina…
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Sepan hermanos y hermanas,
que no han de lograr nada si nos llaman terrucos,
sí como granizo, cae sobre nuestra piel oscura su desprecio y racismo,
sepan, que nuestro silencio no es negociable,
que nuestra protesta no es negociable,
que la muerte de nuestros 27 jóvenes que apenas dejaban de ser niños,
no ha de ser olvidada,
ellos han de nacer en nuestra piel,
ellos seguirán protestando con nuestras voces y sus sangres hirvientes,
cual volcán embravecido, se alargaran en nuestra sangre.
Sepan que esta rebeldía la vamos a heredar
y sus balas:
no penetrarán la carne de este mi pueblo
no apagarán al sol, ni secaran los ríos,
ni destejerán esta resistencia galopante.
Y no podrán matarnos a todos,
porque NO SE PUEDE MATAR EL ALMA,
y menos el alma de un pueblo unido.
Llaqta!!, qatariy!!
Kullo qina qaparispa kausasun.
!Kausachun Perú Carajo!
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ILS VEULENT NOUS FAIRE TAIRE (Témoignage)
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Source: Collectif Chola Contravisual
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Le 21 décembre nous nous sommes rassemblé.x.s sur la place Constitución, à Huancayo. Pendant que nous protestions, un groupe de policiers allumaient des feux d’artifices et lançaient des pétards pour célébrer les fêtes de noël. Une heure plus tard, 7 jeunes parmi lesquel.x.s des activistes et des artistes, sortions dans les rues pour coller et afficher l’art de plusieurs camarades de Huancayo et Huamanga.
Nous réalisions cette action dans la rue Real quand sont arrivés 3 patrouilleurs de la P.N.P, ils nous ont dit que ce que nous faisions était de l’incitation à la haine. Arbitrairement ils nous ont conduit.x.s au commissariat, ils ont notamment bousculé et poussé un camarade. Nous demandions ce qui nous était reproché pour justifier l’arrestation et ils nous ont juste fait taire à la manière des matons. En arrivant au commissariat ils ont voulu nous faire peur en parlant entre eux de ce que nous faisions comme d’une apologie du terrorisme et qu’ils contacteraient la Dircote [La direction antiterroriste de la police nationale péruvienne…]. Grace à la préoccupation et au soutien de plusieurs camarades, est arrivé un ami avocat qui nous a accompagné.x.s et les policiers ont alors changé d’attitude. Ils se sont approchés pour nous avertir qu’ils nous libéreraient dans une heure; néanmoins, nous sommes résté.x.s environ deux heures et demi encore.
Ç’a été un moment de rage et de frustration. Nous avons senti la violence policière et la peur présente à chaque instant. Préoccupé.x.s qu’ils nous « sèment » [La police est réputée trafiquer les preuves et « semer » de la drogue pour accuser les militant.e.s politiques.] quelque chose, comme c’est déjà arrivé lors d’autres arrestations arbitraires.
Nos actions contreculturelles et artistiques ne pourront pas être occultées. Les actions pour la mémoire de nos morts ne pourront pas être occultées ni réduites au silence.
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Et nous citons notre soeur Karuraqmi Purinay, poète de Huancayo…
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Sachez mes frères et mes soeurs,
qu’ils ne parviendront à rien en nous appelant terroristes,
si comme la grêle, tombe sur notre peau obscure leur mépris et racisme,
sachez, que notre silence n’est pas négociable,
que la mort de ces 27 jeunes qui à peine sortaient de l’enfance,
ne devra pas être oubliée,
ils doivent naître dans notre chair,
ils continueront la lutte avec nos voix et leurs sangs bouillonnants,
tel un volcan furieux qui se déchaîne, ils s’écoulent encore dans notre sang.
Sachez que cette rébellion nous allons l’hériter
et vos balles:
ne pénètrent pas la chair de ce peuple qui est le mien
elles n’éteindront pas le soleil, ni n’assècheront les rivières,
ni ne déferont la trame de cette résistance galopante.
Et ils ne pourront pas toutes et tous nous tuer,
parce que ON NE PEUT PAS TUER L’ÂME,
et moins encor l’âme d’un peuple uni.
Llaqta!!, qatariy!!
Kullo qina qaparispa kausasun.
¡Kaysachun Pérou Merde!
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Le fichier pdf:
nos-quieren-silenciar-traduction.
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Agrandissement : Illustration 2