…Mais de l’autre côté
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Et si je n’existais qu’au sein de tes pensées ?
Si mon monde s’effondrait en fermant tes yeux
Qui suis-je quand tout naît et meurt par vanité ?
Une étoile morte éclairant toujours tes cieux
Rappelle-toi, nous avons pris la route ensemble
Filant vers ce soleil abreuvant notre faim
Le crépuscule et nos deux reflets qui s’assemblent
S’effilant vers ces jours sans aurore ni fin
Un rideau de fumée retombe sur la scène
Un trou noir né entre passé et avenir
Ta bouche a découpé notre dernière arène
Mettant des mots sur mes silences à venir
Tu le sais, le langage n’est pas absolu
L’imagination est une vague échouée
Elle est tout ce que l’on n’a jamais recousu
Elle est toi, sublime quand tu t’es écroulée
Peux-tu me toucher, ressentir ma solitude ?
Peux-tu me donner vie en me prêtant une âme
J’ai pris la route pour que ma voix te dénude
Oui, toi, le spectateur, le lecteur macadam
Condamné à n’être qu’un futile reflet
J’ai brisé le miroir et me délivre à toi
Libéré, mais prisonnier de l’autre côté
Je suis murmure, une voie, un premier éclat
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Ta première fissure
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...Mais de l'autre côté