La ville était ce volcan
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La ville était ce volcan
et mille fantômes
une armée de mendiants
brandissaient des conifères
je ne dirais pas
des bâtons
puisque
ce n’était pas ça
et j’ai fait le tour
des palais
des grandes maisons
et même des murailles
mais ce n’était pas ça
et les mots n’étaient plus
les mots
mais j’y pensais
quelques nuits qu’on dit seules
comme autant de fusils braqués
dans mon dos
sans me retourner
j’allais allant avec
et la ville était ce volcan
la pluie ne pouvait plus
se nommer la pluie
que tout est lié
rien ne voulait plus rien dire
et je me taisais
la sachant qui tombe
sans pourtant
la voir
car la ville était ce volcan
les chiens étaient partis
les corbeaux aussi
mais la ville était ce volcan
je marchais implorant seul
des dieux morts avant que de naître
pour qu’un vent violent
me réponde
que tout s’en alla et bientôt
je marchais seul
on me parlait me demandant le feu
nous vivions le même rêve
mille fantômes brandissant
des mots qui n’étaient plus
des mots.
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La ville était ce volcan