Cage à oiseau
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Long couloir tiède et tamisé,
Au fond la porte rouge, oubli
D’un temps absent mais familier,
Aspire mes pensées. L’ennui
Coule sur les murs défraîchis,
Alourdie d’ailes et mon âme.
Des regards à terre, punis
D’avoir croqué ton fruit, en larmes.
C’est difficile d’être un dieu
Lorsque toi seule crois en moi,
Et quand je crie en toi, nombreux
Mais personne à la fois, tu broies
Le silence pour me souffler
Qu’au-delà du palier, attend
Le paradis froid et souillé
Que je t’ai édifié, rampant.
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Je t’offre ces fleurs maladives
Celle d’un enfer inconnu
Ma dernière heure est trop tardive,
La tienne est un temps suspendu
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Cage à oiseau