J’ai vendu ce que j’avais
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Ce fruit n’existait pas ou si peu
mais je le tenais dans un mouchoir
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Trésor inexistant pourtant là
voici mon rêve verrouillé ici
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Comme porte dans la vie
impossible de Stig Dagerman
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À double tour ma vie n’a de sens
qu’au cellier où règne ton silence
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Ne présumons ni de l’usine ni de l’atelier
mon établi est celui d’un carrossier
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La fontaine et sa brume m’ont perdu
où la piste de mes mots se borne
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J’ai vendu ce que j’avais jadis
pour une bouffée d’air prolétaire
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J'ai vendu ce que j'avais