Poésie à lire et à ouïr: le chant du vrai feu

En cette canicul’ère, vous croyez avoir chaud ? C’est que vous n’avez pas entendu le chant du vrai Feu ! Celui qui brûle sans cendre. A lire. A ouïr. Si vous le voulez bien.

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A LIRE

A travers la source du feu

Nous brûlons toutes nos fièvres

Nos soifs et nos faims se consument

Incrustée au sein de nos peaux

La ferraille se liquéfie

Acier fondu fleuve gris

Aux bulles épaisses qui gonflent

Enflent se dilatent et crèvent

Comme rêves percés à jour

 

A nos pieds une momie

S’effiloche comme une mue

Cadavre de vieux serpent

C’est le nôtre qui se détache

Frémit encore au vent du feu

Pour gagner son néant de braise

 

Feu retrouvé corps recouvré

Renaissance dans la prime essence

Esprit dans la chair planté

Hommes Femmes réintégrés

En faisant entrailles communes

Et communion dans l’étreinte

Notre plaisir crée les étoiles

 

Fête des oiseaux dans nos têtes

Oints par le chant nos organes

Gorgées de couleurs nos artères

Tissé de joie notre squelette

Nous sommes le point et la ligne

Dans la paume de l’univers

Point mort et ligne de vie

Quatre yeux pour un seul regard

Jean-Noël Cuénod

A OUÏR

Jean-Noël Cuénod

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