Il est encore temps de planter des arbres

Entreprendre le mouvement inverse qui a fait disparaitre les arbres de notre paysage. Ils constituent la principale clé de voute de notre résilience future dans l’épisode de dérèglement climatique qui s’ouvre et s’annonce âpre.

Plantation d’arbres fruitiers à la campagne – janvier 2021 © Yves Robert Plantation d’arbres fruitiers à la campagne – janvier 2021 © Yves Robert
« Comme un arbre dans la ville » - Lyon janvier 2020 © Yves Robert « Comme un arbre dans la ville » - Lyon janvier 2020 © Yves Robert
Entreprendre le mouvement inverse qui a fait disparaitre les arbres de notre paysage

Les arbres sont nos amis ; des amis protecteurs, qui nous considèrent avec bienveillance du haut de leur sagesse millénaire.

Les arbres, profondément enracinés dans le sol, dont la toison de verdure par à la conquête du ciel sont les artisans de nos sols fertiles. Et, les maitres d’œuvre:

- de la qualité de l’air que nous respirons, en absorbant massivement le C02, et

- de la douceur du climat, en participant majoritairement au maintien du cycle de l’eau sur les territoires immergés où nous habitons.

Nous avons besoin d’eux. Ils constituent la principale clé de voute de notre résilience future dans l’épisode de dérèglement climatique où notre civilisation immature nous a embarqués… Pour de longues décennies ; et, qui sait même des siècles.

Raisonnablement nous ne ferons pas sans eux.

Personnellement, ils me manquent dans nos paysages, au coin de nos habitations, où les véhicules à moteurs les sont délogés. Nous allons devoir faire le mouvement inverse : déloger les véhicules à moteur pour faire à nouveau place aux arbres.

 

A la ville et à la campagne

La reforestation est plus qu’à l’ordre du jour !

En ville, elle est l’alternative à la prolifération des climatisations dont l’air chaud évacué et la consommation supplémentaire d’énergie vont accentuer le problème du dérèglement climatique. Une politique du pire, dont il va falloir que nous nous passions définitivement.

La reforestation urbaine est le porte-drapeau de tout un mouvement de re végétalisation des lieux d’habitation, qui comporte de nombreuses variantes : végétalisation des façades, des terrasses, déprise du macadam pour la re végétation des sols, etc…

A la campagne, où les possibilités sont immenses, le mouvement n’est pourtant guère en avance…

La remise en cause du fameux « modèle agricole » destructif est à peine amorcée.

 C’est souvent en francs-tireurs, que des paysans-maraichers-éleveurs en polyculture, des agroforestiers et des pionniers qui viennent revivre au sein même de la nature, s’installent sous le regard hostile de celles et ceux qui voient leur dépendance au confort consumériste montré du doigt.

 

Avec un peu d’imagination, nous avons le choix

Si nous plantons des arbres, parmi d’autres engagements humains et écologiques, c’est parce que nous aimons vivre ; je dirais même bien vivre !

Les arbres que nous plantons aujourd’hui nous le rendrons bien dans quelques temps. Le « retour sur investissement » est le meilleur du marché.

La meilleure marche en avant est celle du vivant, comme cela a été de tout temps – mais encore plus aujourd’hui.

Cela ne coute rien, car vous pouvez attendre que les graines germes toutes seules. Il ne faut pas beaucoup de matériel, peu d’énergie et un tout petit peu de savoir-faire, que l’on peut glaner dans notre voisinage.

La saison hivernale s’y prête : il est encore temps de planter des arbres !

 

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