Cyril Mouquet
Adhérent à Nouvelle Donne.
Abonné·e de Mediapart

12 Billets

0 Édition

Billet de blog 2 avr. 2020

Reflets d'Yport

À l'automne 2019, je me suis amusé à rimailler, inspiré par le village de mes origines, Yport, en Normandie. Toutes les occasions sont bonnes pour sortir du confinement : je partage donc ce qu'il ne faut voir que comme un jeu - avec de nombreux clins d’œil à ma famille.

Cyril Mouquet
Adhérent à Nouvelle Donne.
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Reflets d'Yport

Avertissement au Lecteur

Si d'aucuns tètent au sein de

Melpomène, Clio, Thalie,

Les beaux alexandrins qu'on scinde

à six pieds, lustrés et polis,

Mes vers à moi, Ami Lecteur

Grandissent sous la douce égide

D'un elfe léger qui n'a peur

Jamais des critiques lucides.

Nuit et jour, bien ivre sans doute,

Il souffle des vers de pastiches,

et des rimes bancales toutes,

Embrassées parfois, jamais riches.

Son pouvoir est universel,

Sur le gueux, sur l'émir, lit-on :

Tous lui paient, heureux, la gabelle.

Quel est son nom ? C'est Mirliton !


Yport,  sonnet sonore

Ici les goélands sur les galets clabaudent.

Les vagues vives valsent sous le vent d'amont.

Silex usés, mille galets gisent au fond.

Plus loin des renards dans la lande humide rôdent.

Au milieu des remous, la mouette fait la moue.

Malmenée, elle virevolte aux vents marins.

Un cormoran happé par les embruns salins

Laisse son corps mourant aux flots chargés de boue.

Cahin-caha crochent et claquent les caïques.

Mais si de l'océan il se veut le cacique,

Le marin reste au Cabaret du Cabestan,

Car la tempête, en mer ou sur terre, en tout temps

Œuvre de Satan, terrifie le pauvre glaude.

Ici les goélands sur les galets clabaudent.


Lili

La vieille noue son grand foulard

De fausse soie. Courbe, elle sort

Et défie le vent. Il est tard.

Elle va lentement au port.

Ses doigts accrochent les silex

Taillés des murs. Elle les suit.

Les ans lui pèsent (dura lex !)

La brique rouge est un appui.

Ses pas cheminent sur la grève,

Tremblants : elle n'est plus si sûre

Qu'auparavant. Là elle rêve

Aux caresses douces et pures.

Si la bise gifle ses rides,

Qu'elle sèche ses yeux usés,

Lili sourit : calme elle vide

Son âme des douleurs ancrées.

Car c'est bien au creux des galets,

Entre les caïques iodées,

Qu'un soir, à la fin de l'été,

Un matelot l'a embrassée,

Et que dans le bruit sourd des vagues,

Les odeurs de bitume aigri

(Scories que la vieillesse élague),

Heureuse elle lui a dit : Oui.




La mauvaise nouvelle
(D'après le tableau éponyme de Pierre-Marie Beyle, 1885)
Un ciel tourmenté vêt la cité d'un linceul.
Triste et lugubre jour, le glas sonne à Yport ;
Une brise rude et froide monte du port
Qui transit les marins réunis dans le deuil.
Le capitaine toque à une porte close.
La mauvaise nouvelle, indicible tristesse !
Dis-la-lui, Ange noir d'une camarde ogresse !
"Pierre est mort, Marie est veuve : un brancard repose."
Les Yportais, ces Grecs, offrent aux minotaures
D'Islande ou Terre-Neuve, aux vents froids de Beaufort
Vieux loups de mer, gabiers, mousses et matelots.
Orages et brisants les gardent dans les flots.
Mais ils snobent la peur, ces fiers aristocrates,
Sur l'océan, ils rient des vagues scélérates.


"Comme au théâtre ..."
Comme au théâtre, Yport, face au vent qui se lève,
Se loge au premier rang d'un spectacle de rêve,
Celui de l'océan, des falaises ouvertes.
On y jouit des couleurs qui varient et du charme
Que le peintre, au Quinze-Août, célèbre en un bleu parme,
En un vert émeraude et en gestes alertes.
Mais à demi serti, camouflé dans un bois,
Ci-gît un cimetière accroché de guingois
Sur une pente raide aux terres embrunies.
Ici les morts sont au calme, loin de la foule.
Loin de Terre-Neuve, ils ne défient plus la houle,
Et les familles déchirées sont réunies.
Alors que la brume s'étend sur le village,
Ou que le soleil darde, à midi, sur la plage,
Les gisants abrités, que leur repos délivre
Des folles vanités, se moquent des villas
Cossues des bons bourgeois, fanfarons d'ici-bas,
Tous ces gens qui oublient qu'il faut tenter de vivre.
Les Yportais visitent leurs morts, recueillis,
Qu'ils croient au Ciel ou non, endeuillés ou guéris,

Ils déposent des mots, des pierres ou des fleurs
Et songent à Henri, Lili ou Nathalie.
Leur souvenir est une chaîne qui relie
Les vivants au passé, qui conjure leurs peurs.
C'est la force et le don de tous nos disparus
D'apporter d'outre-tombe à ceux qui sont perdus,
Aux hommes fatigués et aux femmes lassées,
Un sourire serein, qui leur dit :"Rien ne presse,
Face au froid éternel, la vie n'est que jeunesse.
Tressez-la en un jeu de rimes embrassées !"


La chambre de l'Empereur

Oubliez Sainte-Hélène, Elbe, les Invalides,

Tous ces lieux lointains où vivent impavides

Les souvenirs vides et froids de l'Empereur,

Car c'est à Yport qu'on célébra sa grandeur !

Une petite chambre ouverte à l'aventure

Accumulait sabres, bustes et reliures,

Images d’Épinal du petit Caporal,

Secrets enfouis au cœur d'un destin trop banal :

Celui de mon grand-père, un grognard d'outre-mer,

Échoué loin des colonies, langui, amer.

Refuge d'un passé rêvé, la chambre éveille

La mémoire embellie d'une histoire sans pareil.

Héros imaginant des gestes intrépides,

Le vieux soldat voit sa gloire aux Pyramides.


Renoir s'est arrêté à Yport

C'est comme si les algues rouges, brunes, vertes

À l'assaut du rivage étaient soudain montées.

Peint, un enfant aux rochers est transfiguré.

D'un arc-en-ciel les eaux sont maintenant couvertes.

La falaise en Renoir et blanc, de cent secrets

Camouflés en ses plis, comme le fait l'estran,

Sur un drap grège en lin tendu comme un écran,

Se délivre et explose en couleurs et reflets.

Le Maître offre à l'humble village de pêcheurs

Une nouvelle épiphanie, peintre prêcheur

D'un monde renaissant dans un feu d'artifice.

Ainsi ce port d'échouage aux caïques à voile

Est érigé là en Éden sur une toile

Par la grâce d'Auguste à la main rédemptrice.


Chanson

(D'après Un repas de noces à Yport, Albert Fournié, 1886)

Les casquettes à pont

Et les chapeaux melon

Les blaudes du dimanche

Qu'on a serrées aux hanches

Les noires redingotes

Entrent dans la gavotte !

C'est dans la cour d'un clos-masure

Un jour d'été au ciel d'azur

Que furent célébrées les noces

D'un hymen teinté de négoce.

Ces amours furent consignées

Par le maire, par le curé

En de longues cérémonies

Et par devant tous établies.

Les casquettes à pont

Et les chapeaux melon

Les blaudes du dimanche

Qu'on a serrées aux hanches

Les noires redingotes

Entrent dans la gavotte !

Depuis peu fut promise Emma

Au vieux Charles qui s'enflamma

Pour cette jeunette orpheline

Au charme, à la mine câline.

Charles, un Panisse cauchois,

Comme au commerce fit son choix

Qui tomba sur cette pauvrette

Perdue, au destin de soubrette.

Les casquettes à pont

Et les chapeaux melon

Les blaudes du dimanche

Qu'on a serrées aux hanches

Les noires redingotes

Entrent dans la gavotte !

Elle accepta le maquignon,

Se résolut à cette union.

Cette Fanny de Normandie

Connaissait déjà bien la vie.

Car elle avait cru aux promesses

D'un jeune loup cherchant princesse

À croquer, un chaperon rouge

Proie aisée d'un pilier de bouge.

Les casquettes à pont

Et les chapeaux melon

Les blaudes du dimanche

Qu'on a serrées aux hanches

Les noires redingotes

Entrent dans la gavotte !

C'est un conte bien trop banal

D'un joli tendron aimé mal,

Vite oublié par un coquin

Père d'un futur orphelin.

La sut-il jamais, le vieux Charles,

Cette rumeur dont chacun parle ?

Il brille éclatant de bonheur,

Mais déjà cocu avant l'heure.

Les casquettes à pont

Et les chapeaux melon

Les blaudes du dimanche

Qu'on a serrées aux hanches

Les noires redingotes

Entrent dans la gavotte !

Et fallait-il, dernier outrage !

- Elle cache pourtant sa rage -

Qu'au vin de noces face à elle

Siège cet amant infidèle ?

Car la belle y voit son Caïn

De ses premiers vœux l'assassin.

Rose blanche sur un frac noir,

Il rit à tant de désespoir.

Les casquettes à pont

Et les chapeaux melon

Les blaudes du dimanche

Qu'on a serrées aux hanches

Les noires redingotes

Entrent dans la gavotte !


Vaucottes

En suivant la falaise en aval, vers l'ouest,

La sente des douaniers d'un pas léger et leste,

Le promeneur franchit valleuse et douces côtes

Puis voit un bourg caché, au nom cauchois : Vaucottes.

C'est de Fécamp, d'Yport, le modèle réduit,

Anse bleue arrimée dans un petit pertuis.

Une forêt l'enveloppe jusqu'à la plage,

Où la falaise s'ouvre en un glorieux hommage.

Et c'est dans ce théâtre offert par la nature

Qu'on découvre, misère ! alignées, des voitures

De pauvres riches sur leurs carrosses penchés.

Ils paradent en leurs villas endimanchés

Et oublient qu'ici seul l'océan métronome

Est le maître du temps et du destin de l'homme.


Prélude à l'après-midi d'une faune

La mer descend et on dit : «Y'a de l'èbe1 ! »

Quelques jeunes enfants vont à la grage2

Trier les laisses, cadeaux pour la plèbe

De l'Océan juste après un naufrage.

De plus vieux repèrent la mare ronde3,

Ils courent aux meilleures caillouillées4,

Secrets du roqueu5 où la pêche abonde,

Où les caches aux poings-clos6 sont fouillées.

Ainsi glissent du perrey 7au platier

Les rocailleux 8d'Yport, et les touristes

Quittant les caloges9 bottes aux pieds

Vers le câtis10 poursuivent mille pistes.

Depuis le Cap Fagnet jusqu'au Chicard

Un monde éphémère entre terre et mer

Se découvre sous un soleil blafard

Et grouille de monstres et de chimères.

***

Une chevelure de laminaires,

Des camaïeux d'algues rouges et vertes

Forment un monde où vivent des cnidaires,

Gorgones par la marée découvertes.

Endormi, un poupart bien gros néglige

Les mille estocades d'un crabouillard11.

Une demoiselle12 affolée oblige

À lâcher prise un très vieux peluchard13.

Un cornebichet qui couche-tout-nu14

Cherche ici parmi les rangs de patelles

Et de vignots15 un abri bien tenu

- Si c'est trop grand, il mettra des bretelles -.

Plus loin, sautelicots et salicoques16

Dans l'eau au milieu des laitues de mer

Font des recoins d'un carniau17 leurs bicoques,

Ignorantes d'un avenir amer.

***

Toutes ces tarasques, toutes ces hydres

Ont en effet tout tracé un destin :

Avec du beurre, des herbes, du cidre,

Elles seront au cœur d'un grand festin...

Notes :

1Y’ a de l’èbe = la mer descend.

2Aller à la grage = aller sur la plage chercher ce que la mer a laissé de précieux.

3La mare ronde = espace maritime, à marée basse, où l'eau reste.

4Caillouillées = pierres sous lesquelles se cachent les crabes.

5Roqueu = les “rochers”, l'estran

6Poings-clos, endormi, poupart = tourteau

7Perrey = plage de cailloux, galets

8Rocailleux = pêcheurs à pieds, sur les “rochers”

9Caloges = cabines de plage

10Câtis = moulières

11Crabouillard = crabe vert

12Demoiselle = étrille

13Peluchard = araignée de mer

14Cornebichet, couche-tout-nu = bernard-l'ermite

15Vignots = bigorneaux

16Sautelicots et salicoques = crevettes

17Carniau = échancrure dans le platier créée par le courant des eaux descendantes


Reflets

C'était l'été et j'avais cinq ans,

La plage était un monde où gisaient

Mille trésors offerts à l'encan.

Galets en quartz qui cristallisaient,

Perles de verre, laisses de mer

Précieuses, transformaient les enfants

En glorieux pirates millionnaires.

Mais riche, je n'étais qu'un mendiant :

Sur un bateau aux voiles immenses

Vers Guernesey, tout au bout du monde,

Mes parents avaient quitté la France.

Quémandant leur retour à la ronde,

J'apprenais le vrai prix d'une absence.

Mais un jour, à midi, quel moment !

À l'horizon une voile danse !

De toute ma voix je crie : « Maman ! »

***

C'était l'automne et j'avais dix ans.

En Normandie, c'est toujours la pluie

Sans cesse qui allonge le temps

Et teinte les dimanches d'ennui.

C'est dans une maison de pêcheurs

Qui me plaisait par son charme rustre

Que je paressais, douce langueur,

Sur un canapé, tête aux balustres.

Pif-gadget ou jeux de société

Emportaient les heures sans à-coups.

Les odeurs de cuisine à côté

Annonçaient les frites, le ragoût.

Mais je savais trouver des trésors,

Car en errant à tous les étages,

Je découvrais là des mines d'or,

Des livres d'histoire et mille ouvrages.

***

C'était l'hiver et j'avais quinze ans.

La magie de Noël avait chu

Mais je faisais malgré tout semblant

Pour réanimer un temps perdu.

Une smala de cousins, sœurs, frères

Dans la caverne d'Ali-Baba,

Sous le regard doux d'une grand-mère,

Entamait une fête, un sabbat.

Chaque enfant découvrait son trésor,

Revenait pour avaler, glouton,

Juste à côté des santons, Melchior

Ou Gaspard, sa part de réveillon.

Les feux retombés je m'échappais

Et parfois je partais vers la plage

Où les embruns glacés contrastaient

Avec les chauds sursauts de mon âge.

***

C'était le printemps, j'avais vingt ans.

Les premières chaleurs de l'année

Se confondaient avec des élans

Que la nature offre à nous, innés.

Sur la plage à l'abri des regards

Une brune à la mine gentille

Une experte en tendresse, avec art

Jouait à me faire perdre mes billes.

C'est là que de vrais trésors, enfin,

S'illuminaient si beaux à mes yeux

Et s'offraient à mes sens, à mes mains,

En un maelström de cris joyeux.

Le bruit sourd de la mer et des vagues,

L'air doux d'une brise printanière,

Formaient un écrin pour qui divague

À l'orée d'une vie garçonnière.

Envoi

C'est qu'Yport est pour moi

Le lieu où chaque émoi

D'un jour triste ou de fête,

S'éveille et se reflète

En mille souvenirs

Où j'aime à revenir.


Quittons-nous bons amis

Ami Lecteur, voici la fin

Du recueil - et de ton supplice -

Que la plume d'un aigrefin

En vers a écrit sans malice.

Trop de rimes embarrassées

Pauvres, faciles ou bancales,

Ont été ici amassées

Pour se graver dans les annales.

Mais, Ami, si tu les as lus

Avec un œil aussi léger

Que ma main lorsqu'il a fallu

Les déposer sur ce papier,

Alors peut-être ta clémence

Permettra-t-elle d'assouvir

Lors de quelque réminiscence

Un espoir : t'avoir fait sourire.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Politique
À Drocourt, le bassin minier oscille entre abandon et vote Le Pen
Dans cette petite ville communiste du Pas-de-Calais, les échanges avec les habitants laissent apparaître l’ampleur de la déconnexion avec les thèmes et paroles qui rythment la campagne électorale médiatique.
par Jean-Louis Le Touzet
Journal
Fabien Roussel : le Rouge qui fâche
Le candidat du PCF à la présidentielle a réussi à gagner en notoriété en enfourchant les thématiques de droite. Mais au sein de ses troupes, certains jugent que l’idéal communiste a déserté la campagne.
par Pauline Graulle
Journal
Aux jeunes travailleurs, la patrie peu reconnaissante
Dans la droite ligne de 40 ans de politiques d’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi, le gouvernement Macron s’est attelé à réduire « le coût du travail » des jeunes à néant. Selon nos invités, Florence Ihaddadene, maîtresse de conférences en sociologie, et Julien Vermignon, membre du Forum français de la jeunesse, cette politique aide davantage les employeurs que les jeunes travailleurs et travailleuses.
par Khedidja Zerouali
Journal
Le socialiste portugais Antonio Costa rêve de majorité absolue
Les législatives anticipées se dérouleront le 30 janvier sur fond d’explosion des cas d’Omicron. L’abstention pourrait grimper. Le premier ministre espère parvenir à gouverner sans l’appui de ses anciens alliés de gauche, mais le pari semble difficile.
par Ludovic Lamant

La sélection du Club

Billet de blog
L'étrange éthique de la « primaire populaire »
La primaire populaire se pose en solution (unique) pour que la gauche gagne aux présidentielle de 2022. Si plusieurs éléments qui interpellent ont été soulignés, quelques détails posent problème et n'ont pas de place dans les média. Il faut une carte bancaire, un téléphone portable et une adresse e-mail pour participer. La CNIL est invoquée pour justifier l’exigence d'une carte bleue.
par Isola Delle Rose
Billet de blog
Pour en finir avec la Primaire populaire
[Archive] Allons ! Dans deux semaines aura lieu le vote de la Primaire populaire. On en aura fini d'un mauvais feuilleton qui parasite la campagne « à gauche » depuis plus d'un an. Bilan d'un projet mal mené qui pourrait bien tourner.
par Olivier Tonneau
Billet de blog
Pour la « primaire populaire »
[Archive] Partout, dans mes relations comme sans doute dans les vôtres, les gens se désespèrent de la multiplicité des candidatures de gauche. C’est le découragement, la démobilisation des électeurs potentiels, et la probabilité d’un désintérêt conduisant à l’abstention. Même si les chances de réussite sont faibles, tout, absolument tout, doit être tenté pour éviter une cinglante déroute.
par Jean Baubérot
Billet de blog
La Chimère Populaire (bis)
Un prolongement du billet du chercheur Albin Wagener, sur les erreurs de la Primaire Populaire pour organiser la participation aux élections présidentielles, avec quelques rapides détours sur les formes de participation... Alors que la démocratie repose bien sur des techniques, elle est tout autant une affaire sociale et écologique !
par Côme Marchadier