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Billet de blog 31 mars 2022

VOTER LE 10 AVRIL : LA VICTOIRE DE LA Ve REPUBLIQUE

J'ai participé au scrutin qui a déterminé sa position officielle pour la présidentielle. J'ai opté pour la proposition qui est sortie majoritaire : "Nouvelle Donne invite les électeurs indécis et les abstentionnistes à voter pour le candidat de la gauche écologiste et sociale le mieux placé pour accéder au second tour." L’enthousiasme n'y est pas.

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Adhérent à Nouvelle Donne, j'ai participé au scrutin qui a déterminé sa position officielle pour l'élection présidentielle, au premier tour. J'ai opté pour la proposition qui est sortie majoritaire : "Nouvelle Donne invite les électeurs indécis et les abstentionnistes à voter pour le candidat de la gauche écologiste et sociale le mieux placé pour accéder au second tour."
Il s'agit d'un choix par contrainte : la certitude de désigner par cette périphrase Mélenchon a fait sourire plusieurs adeptes des réseaux sociaux. Elle n'est pourtant pas innocente. Il s'agit de souligner que ND reste fidèle à son engagement initial d'union des forces de gauche. Force est de constater que les candidats de gauche et écologistes, malgré parfois leur proclamation d'un désir de VIe République, ont été les premiers à appliquer la logique de concurrence et de personnalisation pour cette élection. C'est regrettable.
Regrettable car incohérent avec les déclarations de principe portant sur une autre république et une démocratie renouvelée. Regrettable car c'est le meilleur moyen de tout perdre et de laisser la voie aux droite et extrême-droite, avec leurs cortèges de désastres économiques, écologiques, démocratiques.
Si je devais voter Mélenchon, je souligne ici qu'il ne s'agira en aucun cas d’une forme d'allégeance ni au personnage, ni à son parti (pardon : à son "mouvement" !). Qu'en cas d'élection de Mélenchon - aussi improbable soit-elle - je me positionnerai en soutien d'un programme de gauche mais pas en soutien inconditionnel à une personne qui n'a pas ma confiance tant dans son rapport au pouvoir que dans sa conception des relations internationales.
L'élection présidentielle, par le refus initial des candidats de gauche et écologistes de s'unir - ce que commandait le bon sens - pousse de très nombreux concitoyens de gauche à voter au premier tour comme le système nous y avait contraint les fois précédents pour le second tour. C'est peut-être un indice de sa déliquescence. C'est surtout le signal d'une bêtise collective et une forme supplémentaire de déni de la réalité des catastrophes écologiques, socio-économiques et démocratiques qui non seulement nous menacent mais aussi ont commencé à nous saper nos sociétés.
Nous n'avons pas fini de creuser. À force, le risque est de ne plus pouvoir sortir par nous-mêmes du gouffre dans lequel la gauche s'est enferrée. La droite et l'extrême-droite n'auront plus qu'à venir reboucher le trou. C'est pour éviter cela que je voterai de manière à avoir un discours de gauche présent au second tour, malgré toutes les différences qui me séparent du candidat en question.

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