La force de la cité

« La force de la cité ne réside ni dans ses remparts, ni dans ses vaisseaux, mais dans le caractère de ses citoyens. » disait THUCYDIDE plus de 400 ans avant Jésus-Christ. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut lire un récit aussi poignant pour dire le courage ordinaire... de membres de l'Union Nationale des Parachutistes.

« La force de la cité ne réside ni dans ses remparts, ni dans ses vaisseaux, mais dans le caractère de ses citoyens. » disait THUCYDIDE plus de 400 ans avant Jésus-Christ.

Ce n'est pas tous les jours que l'on peut lire un récit aussi poignant pour dire le courage ordinaire... de membres de l'Union Nationale des Parachutistes.

La Société que nous aimons, que nous défendons, que nous protégeons, n'est pas composée que de braves gens. La pourriture est dans nos murs et dans nos rues.

Mais il reste des braves gens, de vrais braves, volontaires au pire moment pour rester debout, pour porter secours aux blessés et veiller sur les morts.

Remparts humains face à l'horreur, article de Laure BRUYAS paru en page 2 de Nice - Matin le 2 août 2016 © Laure Bruyas Remparts humains face à l'horreur, article de Laure BRUYAS paru en page 2 de Nice - Matin le 2 août 2016 © Laure Bruyas

Vous liriez bien mieux ces pages sur Nice-Matin.

La une, puis la deux et la trois en entier, c'est exceptionnel.

L'histoire qui est racontée l'est aussi.

 

Notez le nom de celle qui l'écrit.

Elle a trempé sa plume dans les larmes, pas dans le sang.

Parce qu'elle aussi elle a eu à subir cet attentat.

Elle a eu les larmes, elle a vu le sang, elle sait encore l'écrire.

 

Deux retraités de plus de 70 ans, un handicapé à 80%, les uns d'un coté de la Promenade des Anglais, l'autre de l'autre.

Les uns seuls, face aux pillards les plus immondes, ceux qui volent les cadavres.

L'autre qui du haut de son mètre 57 et du poids de ses 57 kilos va prendre des ordres du premier officier qu'il trouve, pour mettre à l'abri au final un millier de personnes.

Les trois personnes les plus improbables pour de telles actions toute une nuit durant.

Les trois avec un point commun, la conscience de ce qu'il faut faire et le refus de la désertion face à l'attaque ennemie.

 

Citation du "petit" Ludovic :

"J'ai passé la nuit à apaiser, rassurer, calmer, discuter, négocier.

Je n'ai jamais eu peur.

J'étais conscient que je pouvais mourir.

Mais je ne crains pas de mourir pour la France".

 

C'est la dernière phrase de l'article, et franchement tout est dit.

Rien à ajouter, rien à retrancher.

 

Patrouille "Sentinelle" du 1er Régiment de Hussards Parachutistes dimanche 31 juillet à 7h30 Promenade des Anglais © Didier CODANI Patrouille "Sentinelle" du 1er Régiment de Hussards Parachutistes dimanche 31 juillet à 7h30 Promenade des Anglais © Didier CODANI

Ricanez si vous voulez.

Moi je les ai rencontrés.

Ils ont une certaine idée de la France.

Ils ont mis leurs actes en conformité avec leurs idéaux.

Avec leur béret, rouge sang.

Bravo.

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