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Billet de blog 6 août 2021

Vaccination sans Loi

Je note et je respecte nos Lois, comme la liberté de choix de mes concitoyens qui souhaitent être vaccinés; souvent sans le choix du nombre d'injections ou du type de vaccin. Je respecte tout ceci, et je note pour l'an prochain: 2022. L'année où il faudra bien nous donner le droit de nous exprimer par un vote démocratique.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Il n'y a toujours pas de texte de Loi qui rende obligatoire la vaccination en France.

La loi d'extension du "passe sanitaire" est un texte sans courage ni conviction.

J'en ai eu un premier écho par un article de France Bleu:

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/pass-sanitaire-obligation-vaccinale-isolement-ce-qui-est-valide-ou-censure-par-le-conseil-1628173050

L'article de France Bleu oublie - sauf erreur de ma part - de préciser qu'aucun contrôle d'identité ne pourra être opéré par un particulier.

Le Conseil Constitutionnel a bien stipulé dans sa décision que seules les forces de l'ordre gardent le droit d'exiger la présentation d'une pièce d'identité:

".../...

45. En cinquième lieu, le contrôle de la détention d'un des documents nécessaires pour accéder à un lieu, établissement, service ou événements ne peut être réalisé que par les forces de l'ordre ou par les exploitants de ces lieux, établissements, services ou événements. En outre, la présentation de ces documents est réalisée sous une forme ne permettant pas « d'en connaître la nature » et ne s'accompagne d'une présentation de documents d'identité que lorsque ceux-ci sont exigés par des agents des forces de l'ordre.

.../..."

Seuls les APJ et OPJ restent détenteurs de la possibilité d'exiger la présentation d'une pièce d'identité en France.

Enfin la décision que le conseil Constitutionnel a rendue est une décision de non conformité partielle avec réserves.

Ce n'est pas une décision de "validation" pleine et entière.

Si vous en doutez, c'est là:

https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2021/2021824DC.htm

J'ai beaucoup de peine à l'écrire, ou plutôt, en l'écrivant; mais ce texte soumis à l'appréciation du Conseil Constitutionnel m'apparait d'une grande lâcheté.

Nos gouvernants, s'ils étaient aussi convaincus que ce qu'ils déclarent - verbalement - sur l'efficacité de la vaccination avec les vaccins actuellement disponibles auraient pu imposer la vaccination; ils auraient pu - voire dû si le péril était si grand - la rendre obligatoire.

Or que font-ils?

Ils jouent sur le péril sanitaire pour faire pression sur le Conseil Constitutionnel afin de mettre en place une série de mesures restreignant les libertés publiques, sans traiter le fond du sujet:

La vaccination est-elle LA solution?

Verba volant... Ils parlent. Ils font parler les autres...

Mais surtout, surtout, ils n'imposent pas la vaccination.

Scripta manent... Ils n'écrivent rien qui impose l'acte médical.

Pourquoi?

Pour ne pas avoir de responsabilité en cas de décès ou de lésions graves?

Ou tout simplement par manque de courage?

Didier CODANI © Didier CODANI

Je ne dicte aucune réponse, je pose simplement la question. Les questions de fond.

Le texte que le Conseil Constitutionnel a examiné et sur lequel il a rendu une décision de non-conformité partielle avec réserves sera bien évidemment appliqué, et nous sommes en tant que citoyens respectueux des Lois tenus de le suivre.

En ce qui me concerne, je le suivrai.

D'autant qu'à aucun moment il n'impose d'être vacciné.

Sans "passe sanitaire" il interdit de voyager à longue distance (à courte distance, on a le droit de contaminer nos voisins alors?), il interdit l'accès aux spectacles, à une large part de notre monde culturel, et il condamne encore une fois nos restaurateurs faute de clients qui aillent se faire "tester" PCR tous les trois jours "juste" pour déjeuner ou diner.

Mais il y a une alternative, bien sûr, au test PCR:

C'est d'aller vous faire vacciner.

Ce qui est - et reste - un choix de santé individuel, devient "la solution" hypocrite pour garder une vie sociale. "La solution" imposée sans le dire.

Nos gouvernants nous laissent le choix de vivre coupés du monde ou de nous faire injecter un vaccin.

Nous sommes libres.

Libres de nous faire vacciner comme ils le souhaitent, ou d'aller nous faire "tester" tous les deux ou trois jours.

Ceci pour un virus COVID-19 qui a touché 10% de la population française et qui a tué 2% des contaminés.

Un virus qui donc n'a pas touché 90% de la population totale, et qui a tué 0,2% de cette même population française au total.


Je fais partie (peut-être par chance, ou plus probablement par précaution) des 90% de Français qui n'ont pas été contaminés à ce jour.

Je fais partie des 99,8% de Français qui ont survécu à ce virus à ce jour.

Je ne suis pas opposé par principe aux vaccinations.

J'ai un carnet de vaccination tellement rempli qu'il a fallu rajouter des pages.

Et je ne suis pas vacciné.

Et je ne vais mettre rigoureusement personne en danger en ne me faisant pas vacciner.

Parce que la "mise en danger de la vie d'autrui" ne peut pas résulter d'un choix personnel que la Loi ne nous impose pas!

En revanche, très calmement, sans que cela ne m'énerve en rien, je note, paisiblement, toutes les atteintes aux libertés publiques que nos gouvernants accumulent.

Je note ces gens qui ne "savaient pas mettre un masque".

Ces gens qui ont refusé de valider le moindre traitement curatif, avec lequel pourtant ils se sont fait soigner quand par malheur ils ont été contaminés.

Et ils en ont, heureusement, guéri.

Mais ce qui est bon pour eux, doit - pour nous, vous et moi - être remplacé par un vaccin.

Je note leur hypocrisie, leur constance dans la technocratie, dans la finance, contre l'humain.

Je note, puisque je respecte la Loi et que c'est tout ce que la Loi française me permet.

Je note et je respecte nos Lois,comme la liberté de choix de mes concitoyens qui souhaitent être vaccinés; souvent sans le choix du nombre d'injections ou du type de vaccin.

Je respecte tout ceci, et je note pour l'an prochain:

2022.

L'année où il faudra bien nous donner le droit de nous exprimer par un vote démocratique.

L'année où je soutiendrai avec détermination un ami pour qu'il puisse atteindre l’Élysée avec la force de convictions que je lui connais.

Ce ne sera pas le locataire en titre, ce ne sera pas l'opposante officielle désignée pour perdre d'avance dans la pantalonnade d'un second tour soigneusement planifié.

Ce sera "un berger".

Jean LASSALLE à l'écoute des Français, face à l'Assemblée Nationale. © Jean LASSALLE

J'ai plus confiance en ce berger-là qu'en tout autre.

Les "banquiers", nous avons déjà donné.

Merci bien.

Didier CODANI

N.B.: Article original publié sur mon site internet:

https://www.cdr.tf/post/vaccination-sans-loi

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