En Iran, "aller se faire pendre" n'est pas un jeu de mots

En République Islamique, le stylo est une arme de poing. La presse qui dérange, on veille à lui montrer le droit chemin... Celui de la potence.

Savez-vous comment on soutient les journalistes en Iran?

En les pendant, au bout d'une corde.

 

Mais je vous rassure, il y a plein de communiqués de condamnation de cet acte par nos démocraties occidentales.

 

Au fait, savez vous ce que l'on fait des communiqués de condamnation en République Islamique d'Iran?

On se torche avec.

 

Bonne soirée, et soyez prêts à défendre ce petit pays de mécréants soucieux de démocratie et de droits de l'homme où nous vivons.

 

En République Islamique, le stylo est une arme de poing.

La presse qui dérange, on veille à lui montrer le droit chemin... Celui de la potence.

 

Le journaliste pendu ce 12 décembre 2020 se nomme Rouhollah ZAM, il a vécu en exil plusieurs années en France, à Montauban (on ne devrait jamais quitter Montauban), avec sa femme et ses enfants.

Le journaliste Rouhollah ZAM lors de son procès en juin 2020 © X Le journaliste Rouhollah ZAM lors de son procès en juin 2020 © X

Ne l'oublions pas.

En attendant, il est mort.

Et eux, ils nous méprisent.

 

Qu'il repose en paix; que ses bourreaux sachent, chaque nuit que Dieu fait, qu'ils ne sont pas des justiciers mais des assassins.

Qu'ils en perdent le sommeil, que le cul leur gratte et que les bras leur raccourcissent.

 

Je sais, c'est un peu moins élégant que la formulation du Quai d'Orsay; mais je ne vois pas la nécessité d'être élégant avec ces gens.

 

Mes condoléances à la famille ZAM.

La liberté d'expression dans leur beau pays a un prix cruel. Il viennent de le payer.

 

Bises aux dames, salut aux messieurs

Didier CODANI

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.