Réseau social sans issue et sans accès

Tous les aboiements ne sont pas permis sur ce "réseau social". Il n'a de social que le nom. Il est au service du pouvoir et de l'argent. Le pouvoir de l'argent étant le plus important.

Depuis ce matin 17 avril 2020 tout accès à Facebook m'est officiellement interdit.

Sans raison, sans explication réelle : "pour protéger la communauté des comptes indésirables" (donc mon compte?) .

Le panneau de blocage affiché par Facebook ce 17 avril 2020 © Didier CODANI Le panneau de blocage affiché par Facebook ce 17 avril 2020 © Didier CODANI

Suivant quelles limites?
On ne sait pas: "...nous ne pouvons fournir aucune indication supplémentaire sur les limites en vigueur".

Les explications de Facebook, qui en fait n'expliquent rigoureusement rien © Didier CODANI Les explications de Facebook, qui en fait n'expliquent rigoureusement rien © Didier CODANI

Voilà.

Je vous laisse apprécier.
Pour moi c'est très clair.
Si vous vous posez encore des questions, posez-vous les bonnes...
Sachez où vous vivez, et avec qui.

J'ai l'honneur d'avoir, dans différentes institutions où j'ai servi dans ma vie, assez de vrais amis pour pouvoir tout de même arriver à vous informer, en moins de 24h00, de ce blocage.
Sur ma page Facebook, celles et ceux qui sont à la fois dans mon carnet d'adresses réel et dans celui de Facebook le verront.

Page Facebook Didier CODANI le 17 avril 2020 © Didier CODANI Page Facebook Didier CODANI le 17 avril 2020 © Didier CODANI

Car une part de l'astuce est là.
La censure est invisible.

Moi je ne dois plus accéder, mais vous, vous pouvez toujours me voir.
Ainsi, vous penserez juste que je ne m'intéresse plus à Facebook... et je disparaitrais dans l'indifférence.

Avoir contourné ce blocage est pour moi de peu d'intérêt.
Je ne vais pas expliquer comment faire. 

Je sais faire. 

Point.

L'important, c'est de bien comprendre que ce "média social" n'est qu'une simple entreprise commerciale, qui qui gère ses clients quant elle veut, comme elle veut:
"Quand c'est gratuit, c'est que c'est vous le produit".

L'important, c'est de bien comprendre que quand vous écrivez des grossièretés, officiellement ce n'est pas bien, mais "on" vous laisse les écrire. "On" vous laisse "transgresser".
Plus ce sera vulgaire, immoral, anticlérical ou anarcho-bidon, et mieux ce sera, car vous aurez l'illusion d'être "libres".

Si vous commencez à dire calmement des choses sérieuses à beaucoup de gens - à trop de gens - alors "on" tire sur la laisse, "on" vous étrangle, comme un chien domestique.
Tous les aboiements ne sont pas permis sur ce "réseau social".

Il n'a de social que le nom.

Il est au service du pouvoir et de l'argent. Le pouvoir de l'argent étant le plus important.

Je vais jouer le jeu. Je ne vais pas m'indigner inutilement.
Je vais remettre à jour (je dois le faire depuis trois ans) mon vieux (2005) site personnel http://www.codani.info
Mieux vaut un petit chez soi qu'un grand chez les autres.

Si vous ne me comprenez toujours pas, relisez donc "Le Loup et le Chien" dans les fables de Monsieur DE LA FONTAINE.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Loup_et_le_Chien )


Le Loup et le Chien, fable de LA FONTAINE, illustration de GRANDVILLE © Jean-Jacques GRANDVILLE Le Loup et le Chien, fable de LA FONTAINE, illustration de GRANDVILLE © Jean-Jacques GRANDVILLE

En particulier la fin de la fable:
"Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
« Qu'est-ce là ? lui dit-il.
– Rien.
– Quoi ? rien ?
– Peu de chose.
– Mais encore ?
– Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
– Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ?
- Pas toujours ; mais qu'importe ?
– Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. »
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor. "

Grattez donc votre cou. Moi, je me prépare à courir...

Ici, il n'y a pas de chiens.
Sans doute quelques loups; que je salue.

Je souhaite le bonsoir aux censeurs.
Bises aux dames, salut aux messieurs,

A Nice, ce vendredi 17 avril 2020
Didier CODANI

 

P.S.:

Un ami ce soir m'a écrit en réponse: "C'est le régime de vichy".

Le propos est excessif. Bien sûr, bien sûr...

Surtout, ce qui me gène là-dedans, c'est que si au moins nous pouvions avoir les carottes...

Les carottes vichy © X Les carottes vichy © X

Mais nous n'avons que le bâton!!!

Le Bâton (de Maréchal) © X Le Bâton (de Maréchal) © X

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