Si nous sommes en guerre, vous êtes en train de la perdre

Analyser les objectifs et la stratégie de l'Etat islamique permet de comprendre à quel point la réaction d'une vaste partie de notre classe politique est dangereuse. L'opprobre généralisé sur nos concitoyennes et concitoyens de confession musulmane, le dévoiement de la laïcité et l'escalade sécuritaire sont les pires façon de lutter contre le terrorisme.

Ainsi nous sommes en guerre. Du moins est-ce là ce qui nous est répété à longueur de médias par une classe politique quasi-unanimes. De François Hollande qui parlait d'un acte de guerre après les attaques terroristes du 13 novembre 2015 à Marine Le Pen qui réclame une législation de guerre après le meurtre atroce de Samuel Paty. Le registre belliqueux semble s'être unanimement répandu pour décrire la situation de la France vis à vis de l'Islamisme djihadiste.

Ce terme peut-être critiqué. En effet, dire la guerre permet de dresser facilement une ligne entre deux camps, entre un « eux » et un « nous », à gommer la complexité du monde. Dire la guerre permet également de restreindre plus facilement les libertés publiques au nom du danger, de l’exception, de la sûreté de la nation. On pourrait rétorquer au contraire que chaque époque a produit une part endémique d'actions terroristes. Des zélotes juifs qui égorgeaient des patriciens romains sur le marché en Palestine, aux multiples attentats d'extrême droite qui ont endeuillés la France au XXe siècle en passant par les anarchistes du XIXeme et le célèbre Ravachol ou encore plus récemment les marxistes d'Action Directe. Cette continuité de l'activité terroriste sous diverses formes ne rend pas le visage qu'il prend aujourd'hui plus acceptable. Le terrorisme islamiste est en effet une atrocité et il convient de s'y opposer avec la plus grande vigueur. Il s'agit juste de dire que le terme de guerre permet de faire l'impasse sur les causes complexes qui le nourrissent et sur notre part de responsabilité en tant que société dans son avènement. Mais passons. Oui, passons et faisons un pas de côté et admettons que nous sommes bien en guerre. Nous sommes en guerre et vous êtes en train de la perdre. Voilà pourquoi.

Si l'on admet que nous sommes en guerre, alors il convient de chercher à la gagner (car avouons-le, perdre une guerre n'est jamais très agréable). Pour se faire, il faut mettre en place une stratégie adaptée à l'ennemi et à ses techniques. De fait, il semble logique de chercher à définir précisément qui est l'ennemi, quels sont ses objectifs et quelle est sa stratégie.

L’Islamisme, un concept trop vaste pour décrire exactement l’ennemi.

L'ennemi, à en croire le discours majoritaire, c'est l'islamisme. Un terme très vaste, nébuleux. Qui décrit toute une myriade de mouvements partisans d'un islam politique, mais qui peuvent être très différents entres eux. Certains intégristes, d'autres fondamentalistes. Certains sunnites, d'autres chiites. Certains partisans d'un djihad armé, d'autres non. Certains terroristes, d'autres non. Certains pro Al-Qaïda, d'autres pro-Etat Islamique etc. etc. Ces oppositions ne suffisant pas à recouvrir la totalité de la complexité du sujet.

Espère-t’on vraiment vaincre un ennemi flou et mal cerné ? Nous allons ici tenter de le définir un peu mieux. Voici la définition que nous donnons, dans le cadre de cet article, à l'ennemi, de sorte à coller au plus prêt de la menace qui nous fait face : il s'agit d'un islam radical et politique sunnite et terroriste. Notre ennemi avait hier le visage d’Al-Qaïda (attention toutefois à ne pas trop vite enterrer la vieille maison), il a aujourd’hui celui de l’Organisation Etat Islamique.

L’objectif : un panarabisme uppgradé

Dans le cadre d'une guerre classique, les enjeux apparaissent clairement : assurer sa domination sur un territoire, ou la défense de celui-ci généralement. Dans le cadre d'un ennemi aussi impalpable que le nôtre, c'est plus complexe. En effet l’Organisation Etat Islamique est protéiforme. Jadis un état contrôlant de vastes territoires, aujourd'hui un réseau clandestin constitué d'un nombre plus ou moins grand de cellules principalement en Syrie et en Irak1, mais également une idéologie qui professe un islamisme et une franchise pour le terrorisme international2.

Les documents révélés par Der Spiegel à la mort de Haji Bakr en 2014 sont éclairant pour comprendre l'identité des créateurs de l'Etat Islamique, leur mode de fonctionnement et l'objectif de l'organisation3. On sait depuis cette époque que l'objectif de l’Organisation Etat Islamique n'est pas religieux, mais est avant tout une affaire de contrôle et de pouvoir. Le petit cercle des dirigeants de l'Etat Islamique vient en effet d'ex-officiers de l'administration de Sadam Hussein, tous nationalistes et membres du parti Baas. L'Islamisme ne fait absolument pas parti du bain idéologique dans lequel ils ont évolué jusqu'alors. La doctrine Baasiste met au contraire en avant une vision libérale de la société (du point de vue des moeurs, politiquement l’autoritarisme était de mise), ainsi que la laïcité4. Chassés de l'armée et sans-emplois suite à la prise de leur pays par les USA, ils ont méthodiquement œuvré pour reprendre le pouvoir. Ne pouvant le faire directement en Irak, ils décidèrent de prendre dans un premier temps le contrôle - avec un pragmatisme et une efficacité extrême - de vastes zones en Syrie en profitant du chaos qui s'y était installé. L'idée étant ensuite de marcher sur l'Irak, ce qu'ils firent.

Les textes de Haji Bakr laissent apparaître un groupe d'hommes qui utilisent la religion comme instrument de contrôle, de la même façon que le faisait jadis Sadam Hussein avec l'Histoire arabe. Ils ont simplement substitué un récit et une idéologie par d'autres, plus adaptés stratégiquement au nouveau contexte. De plus, si le contenu idéologique a changé, la structure de l'Etat et son fonctionnement sont des copiés collés de l'ex-régime Irakien. Son objectif reste également le même : un panarabisme qui aurait juste changé de couleur pour devenir un sunnistanisme5. Là où Sadam Hussein théorisait une unité des peuples arabes derrière une langue et une culture, l’Etat Islamique le fait en brandissant la bannière du croissant, avec comme objectif et fantasme ultime de recréer le Califat Abbasside disparu au XIIIeme siècle6.

Attention toutefois, il ne s’agit pas de dire que le leitmotiv religieux est absent de l’Etat Islamique, on le retrouve très largement dans les troupes du Califat et chez les terroristes comme l’explique très bien Jean Birnbaum7, il s’agit juste de dire que ce n’est pas l’objectif premier des têtes pensantes de l’organisation.

On pourrait également imaginer que la ligne de mire de l’Etat Islamique a changé avec la perte de leur territoire et la mort de leur Calife Abou Bakr al-Baghdadi le 26 octobre 2019. En réalité, il n'en est rien. La mort du Calife n'a pas mis fin au califat et à ses prétentions. Son successeur désigné, Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, s'inscrit dans une totale continuité et la perte de leur territoire est vue comme un simple « retour au désert ». Une étape de clandestinité dans la construction de leur vaste état8.

Le choc des civilisations comme stratégie

Maintenant que nous avons cerné l'objectif ultime de notre ennemi - la restauration du Califat Abbasside - quelle est sa stratégie ? Et surtout, dans quel cadre stratégique s'inscrivent les frappes terroristes en France et ailleurs dans le monde ? C'est après tout ce qui nous intéresse ici.

On pourrait penser que ces attentats entrent en contradiction directe avec leur objectif territorial. Car - in fine - en attaquant un peu partout dans le monde, l’Organisation Etat Islamique s'attire un très grand nombre d'ennemis dangereux. La perte de son territoire en est une conséquence directe. Toutefois, cette internationalisation du conflit a son intérêt stratégique : celui de la propagande est le plus évident à percevoir. L’idée est d’inspirer de nouveaux fanatiques à venir les rejoindre9. Ainsi dans les parutions francophones de l’Etat Islamique, “Dar Al-Islâm”, puis “Rumiya, les différents terroristes sont sans cesse montrés en exemple à suivre, dépeints en martyr.

Il y a toutefois un autre objectif plus complexe dans ces attaques : l’avènement d’un choc des civilisations10 inspiré de celui de Samuel Huntington. Ainsi, le discours développé par l’Etat Islamique tend systématiquement à simplifier le conflit en deux camps. Celui des Croisés contre les Musulmans11.

Cette binarité est omniprésente dans leurs publications. Ainsi on lit dans “Dar Al-Islâm” au sujet des musulmans qui voudraient se battre contre eux “Oui, tu deviens certes mécréants (tu abjures certes ta foi) par ce fait, donc prend garde à toi, car en combattant l’état islamique tu tombes dans la mécréance que tu le saches ou pas.12. Loin de condamner les seuls musulmans qui prendraient les armes contre eux, tout musulman vivant en dehors du Dar al-Islâm (Terre d’Islam en arabe) sans chercher à les rejoindre activement est également coupable. Ainsi on leur promet “l'apostasie en masse pour ceux qui se sont solidarisés avec les ennemis d'Allah13. Autre exemple avec cette citation d’un hadith prétendu, rapporté par Abou Dawoud : “Le messager d'Allah (sur lui la paix et la bénédiction) a dit : Je me désavoue de tout musulman qui vit au milieu des Mouchikrins14.

L’idée est donc simple : “tu es avec moi, ou contre moi”, “tu es musulman ou mécréant”. Rien n’existe entre les deux et dans ce monde binarisé, dans lequel chaque musulman est sommé de choisir son camp, l’Organisation Etat Islamique souhaite apparaître comme le porte étendard, la figure de proue de l’Islam.

Et la France dans tout ça?

En ce qui concerne les musulmanes et musulmans qui y vivent, l’Organisation Etat Islamique n’hésite pas à utiliser directement dans sa communication notre politique intérieure pour nourrir sa propagande. L’idée étant de montrer que les musulmans ne sont pas les bienvenus, ou sont maltraités dans notre pays et n’ont donc pas d’autre choix que de rejoindre leur Jihad. Citons par exemple ; ”Les lois sur l'interdiction du Hidjâb, les lois anti-terroristes qui permettent l'emprisonnement de tout musulman sans aucune preuve sérieuse, sont autant de gifles au visage de tout musulman qui croit encore qu'il est possible de cohabiter avec les mécréants ou pire de vivre l'Islam sous l'autorité des mécréants”15.

On voit bien l’idée dans ce type de discours : pour l’Etat Islamique, plus la situation des musulmans en France sera précaire (à cause des politiques répressives ou de l'opinion publique), plus ils seront enclins à les rejoindre dans leur combat.

L’idée est simple et permet de comprendre ce qu’attend l’Etat Islamique en menant ces attaques sur notre sol. En effet, dans une guerre, chaque opération menée, qu’elle soit directement militaire ou non, a un objectif à remplir. Une frappe terroriste ne sert pas à vaincre militairement un ennemi, c’est évident, alors quoi? Dès 1999, deux généraux chinois Qiao Liang et Wang Xiangsui, dans leur excellent ouvrage de stratégie “La guerre hors limite” disaient en parlant notamment des actions terroristes : “En un mot, les nouveaux modes de guerre et les nouveaux moyens d’agression [...] peuvent être utilisés par ces forcenés pour toutes sortes d’attaques financières, attaques sur Internet, attaques médiatiques ou attaques-surprises terroristes. La plupart de ces attaques ne sont pas des actions militaires, mais toutes peuvent être mises sur le plan des actions de guerre visant à obliger un autre Etat à satisfaire ses propres intérêts et exigences. Aussi destructrices, voir plus que la guerre au sens strict, ces forces représentent désormais une grave menace, multidirectionnelle, différente de ce qu’on a pu connaître, sur ce que nous considérons comme la sécurité nationale.”16

Voilà bien une citation qui ouvre un champ de réflexion intéressant. Si il est question à travers ces attaques de forcer un Etat à satisfaire ses propres intérêts et exigences, alors en réagissant à chaque nouvelle attaque terroriste par un déferlement de propos anti-musulmans, par une suspicion généralisée, par une volonté de dévoiement de la loi sur la laïcité et globalement en enchaînant les polémiques sur les femmes voilées dans l’espace public ou sur la nourriture hallal, n’est-on pas en train très justement d’agir exactement selon les intérêts et exigences de l’Organisation Etat Islamique ? La réponse semble évidente et c’est ainsi que notre pays voit le piège des terroristes se refermer sur lui en agissant dans le sens souhaité du choc des civilisations.

Vous êtes en train de perdre

En définitive, vous êtes nombreux dans notre classe politique, mais aussi parmi nos éditorialistes à avoir faux sur toute la ligne. Vous vous trompez d’ennemi. Les sorties de Gerald Darmanin sur les rayons Hallal dans les supermarchés, la volonté affichée du gouvernement de dissoudre le CCIF, la proposition de Marine Le Pen d’interdire purement et simplement le voile dans l’espace public sont trois exemples parmi tant d’autres qui montrent que vous êtes profondément persuadés que l’ennemi est l’Islam en général. Nous avons vu qu’il n’en était rien, notre véritable ennemi est une partie de l’Islamisme : l’Organisation Etat Islamique (et dans une moindre mesure al-Qaïda dont nous n’avons pas traité ici) et il faut le combattre avec la plus grande fermeté en s’attaquant notamment à ce qui lui permet de renaître de ses cendres : son immense trésor de guerre17.

Vous vous trompez également sur l’objectif de notre ennemi. Vous pensez qu’il souhaite ourdir en France un grand remplacement, mettre à mal nos valeurs libérales et nous pousser à nous convertir en masse. Il n’en est rien. Son véritable objectif est le contrôle politique et religieux total des terres de l’ancien Califat Abbasside. Nous, Françaises et Français, ne sommes là dedans que les victimes collatérales de leur machine de propagande.

Finalement - et c’est là le plus grave - vous vous trompez sur la stratégie à avoir en réaction à leurs attaques. En souhaitant reprendre en main l’observatoire de la laïcité que vous accusez de complaisance, en promulguant votre loi sur le séparatisme et en réduisant sans cesse les libertés publiques, vous agissez exactement comme le souhaite l’ennemi. Vous êtes persuadés que la laïcité doit être une arme. Qu’elle doit forcer tout le monde à entrer dans le moule de ce que vous imaginez être la conformité républicaine. Vous pensez qu’elle doit faire disparaître les signes religieux (du moins ceux qui vous dérangent) de l’espace public. Qu’elle doit lisser les cultures et les traditions. Qu’elle doit séculariser de gré ou de force notre pays. C’est ce que vous appelez en somme “la nouvelle laïcité”18. Vous pensez qu’à l’école il suffit de brandir des symboles - comme les paroles de la Marseillaise affichées dans les salles - ou d’énoncer professoralement des valeurs pour que tout un chacun y adhère. Mais vous oubliez que le principe de l’enseignement est précisément d’apprendre, de douter, de prendre son temps, de débattre. C’est ce que permet la laïcité, vivre libre au quotidien, dans un cadre commun, protecteur, malgré nos différences.

Vous oubliez - encore et toujours - que la loi sur la laïcité est une loi de liberté et de protection. La liberté et la protection des consciences, de croire ou de ne pas croire, de changer d’opinion, de l’exprimer ou non, en privé comme en public, et bien bien sûr de pratiquer ou de ne pas pratiquer et malgré cela de vivre toutes et tous ensembles, unis en tant que corps politique autour d’un état qui lui - et lui seul - a pour obligation d’être sécularisé et de se mettre à distance des cultes. Elle est un des décalques de l’article premier de notre constitution qui pose en principe que la république “respecte toutes les croyances”.

Vous vous trompez car vous pensez que la laïcité est une arme alors qu’elle est un bouclier. Elle est notre meilleure protection face à l’Organisation Islamique et face à tous les autres fanatiques. Elle est le ciment qui nous permettra de rester soudés malgré nos différences. Elle est la possibilité d’éviter le Choc des Civilisations. C’est pourquoi plus que jamais il faut proclamer cette laïcité pleine, entière, non altérée, telle qu’elle est, pas telle que vous la fantasmez. C’est ainsi que nous gagnerons cette guerre dont vous parlez à tout bout de champ. Car malheureusement, pour l’heure, vous vous trompez sur l’ennemi, sur son objectif et sur la stratégie à lui opposer.

Si nous sommes en guerre, vous êtes en train de la perdre.

 

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1 BARTHE Benjamin et ZERROUKY Madjid, “Syrie : avec la chute de Baghouz, l’EI perd son dernier territoire”, Le Monde, 23 mars 2019
2 CHRISTIN Olivier, propos recueillis par AUFFRET Simon, “Dire qu’une définition précise du terrorisme est difficile, ce n’est pas basculer dans un complet relativisme“, Le Monde; 14 novembre 2015
3 REUTER Christophe Reuter, “Haji Bakr, le cerveau de l’Etat islamique” Le Monde, 25 avril 2015
4 IMARA Mohammad, “Signification du nationalisme arabe”, à consulter traduit en français sur le site internet de The International Solidarity Movement, 22 février 2013
5 Bérubé Nicolas, L'EIIL, aux armes pour un «Sunnistan», lapresse.ca, 09/01/2014
6 GUIDERE Mathieu, “ Daech ou le Califat pour tous”, Outre-Terre n°44, 2015 / 3
7 BIRNBAUM Jean, “Un silence religieux. La gauche face au djihadisme”, Seuil, 2016,
8 BARTHE Benjamin et ZERROUKY Madjid, “Syrie : avec la chute de Baghouz, l’EI perd son dernier territoire”, Le Monde, 23 mars 2019
9 BRIGAUDEAU Anne, “ En multipliant les attentats, quels sont les objectifs de l'Etat islamique ?”, France Info, 19/11/2015
10 LHUIZARD Pierre-Jean, “ L’Etat islamique veut entraîner la France dans le piège du « choc des civilisations »”, Le Monde, 15 janvier 2015,
11 HAYAME Hussein, “Étude argumentative du discours religieux extrémiste” acte du congrès mondial de linguistique française, 2018
12 “La chari’ah d’Allâh ou la chari’ah de l’homme”, Dar al-Islam n°5, juin 2017
A noter que le s en trop à mécréants est une faute présente dans le texte de Dar al-Islam et pas dans notre citation.
13“Le Salut par l’allégeance et l’épée”, Dar al-Islam n°2, janvier 2015
14 “L’Histoire de l’inimité de la France envers l’Islâm” Dar al-Islam n°2,, janvier 2015 
A noter ici l’emploi abusif du mot Mouchikrin مشركون qui désigne spécifiquement dans le Coran les polythéiste et idolâtres, mais que Daech utilise indifféremment de mécréant كافر
15 “L’Histoire de l’inimité de la France envers l’Islâm” Dar al-Islam n°2,, janvier 2015
16 LIANG Qiao & XIANGSUI Wang, traduction DENE Hervé,“La guerre hors limite”, éditions Payot / Rivages, 1999
17 HERREROS Romain, ”Financement du terrorisme: Daech a encore un "énorme trésor de guerre" (et il n'est pas près d'être démantelé)”, Huffington Post, 25/04/2018,
18 FAURE Sonya, “La présence de la religion est désormais jugée insupportable”, Libération, 28/11/2014

 

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