Anastasia Rudenko, photographe de la Russie et de ses internats

« J’explore les complexités de ce système qui m’inquiète et m’effraie ». Anastasia Rudenko.

 © Anastasia Rudenko © Anastasia Rudenko

Anastasia Rudenko est une photographe russe plusieurs fois exposée en France, lauréate du prix Canon de la femme photojournaliste 2015 et remarquée au festival Visa pour l'image de Perpignan en 2016. Son travail a été aussi présenté dans un reportage d’Arte cette même année, Le quotidien des handicapés mentaux en Russie.

Elle fait partie de ceux qui sont entrés dans les internats psycho-neurologiques en Russie, et ont ouvert, cette fois avec un appareil photographique, cet univers fermé sur le monde « en liberté », selon l’expression utilisée par les résidents. Elle nous dit que la joie partagée lors des rencontres avec eux a été si gratifiante qu’elle a compensé tous les difficultés de son projet.

Son témoignage est fort. Ses photographies sont surtout belles, avec cette force d’un art qui sait montrer la vie. Une fois un regard, une autre fois un échange ou une accolade. Des courses et des jeux. L’attente. La pudeur mélangée de fleurs. L'attention à ceux qui sont fragiles, leur solidarité. La vie, embrasure aux autres, joie ténue et inoubliable que nous partageons entre êtres humains, ceux de l’intérieur et ceux de l’extérieur.

Regardez sa série Paradise sur son site web.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.