Mayotte à la dérive, Revue Plein Droit n° 120

La dernière livraison de Plein Droit (Gisti) est toute entière consacrée aux maux dont souffre l'île de Mayotte, maux qui frappent toute la population pauvre épargnant les quelques 15% seulement qui vivent au-dessus du seuil de pauvreté. Une misère !

http://www.gisti.org/spip.php?article6110

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Un extrait de ma participation : Privés d'école,  pp 28-31

L'acharnement contre la population pauvre, réputée non française, s’accommode de la barbarie. L’expulsion des populations survenue durant le premier semestre de l’année 2016 eut pour effet de purger les classes des communes concernées. Aussi est-il possible d’observer les déplacements dans les variations des effectifs scolaires. La commune de Chirongui, où furent systématisées les brutalités, perdit 55 écoliers. Sur un total de 763 élèves à la rentrée 2015, elle n’en compta plus que 708 à la rentrée suivante (-7,2%). Les familles se replièrent alors sur les communes urbaines du Nord de l’île dont les effectifs scolaires passèrent à Mamoudzou de 14218 à 14788 d’une rentrée à l’autre (+4%), alors que l’ensemble de la population scolaire du département n’avait que faiblement augmenté dans la période, passant de 52464 à 52567 élèves dans le premier degré (+0,19%)[1].

Les obstacles administratifs à la scolarisation 

Le droit à la scolarisation est ainsi devenu un enjeu de lutte des municipalités entre elles pour prévenir non pas seulement l’installation sur leur territoire de nouveaux étrangers venus des Comores, mais surtout celle des habitants fuyant les communes hostiles.

 

La suite à lire dans la revue Plein Droit

Au sujet de la couverture, une photographie qui a illustré mon post : Séisme de magnitude 6 à Mayotte.

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